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Deux expositions sur la Chine au musée Guimet

D 30 janvier 2015     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Splendeurs des Han, essor de l’empire Céleste

Du 22 octobre 2014 au 1er mars 2015

Exposition présentée dans le cadre de la commémoration du 50e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la République française et la République populaire de Chine.

Après le règne de « l’auguste Empereur » Qin Shi Huangdi (221-207 av. J.-C.), les souverains de la dynastie Han (-206 av. J.-C. / 220 ap. J.-C.) trouvent les bases d’un empire unifié.

Pendant près de quatre siècles, ils l’affermiront et élargiront un territoire allant des confins de la steppe au nord de la péninsule indochinoise en s’appuyant sur une administration hiérarchisée, une économie agricole et une diplomatie favorisant les alliances lointaines et les échanges, notamment par la route de la soie.

Depuis près de quarante ans, les découvertes de premier ordre, révélant la richesse de l’art et de la culture de l’époque des Han n’ont cessé de se multiplier, renouvelant sans cesse l’archéologie chinoise. Ces oeuvres, appartenant principalement à la sphère funéraire évoquent l’art de vivre aristocratique aussi bien que les activités quotidiennes ; elles sont d’un humanisme saisissant et témoignent aussi des conceptions de l’au-delà prévalant durant ces quatre siècles. Il s’ouvre sur un espace mythologique foisonnant, séjour des immortels.

Grâce au prêt exceptionnel d’oeuvres majeures provenant des musées de nombreuses provinces chinoises et à la présentation de découvertes archéologiques inédites, le musée national des arts asiatiques ― Guimet présentera au public un brillant panorama de la création sous les Han, depuis la peinture jusqu’aux bronzes, aux céramiques et aux objets de laque, parcourant l’ensemble de la création artistique, de la délicatesse de l’objet jusqu’aux sculptures monumentales.

Ce temps d’innovation artistique et technique constitue un moment essentiel de l’histoire de la Chine dont le rôle fondateur peut être comparé à celui de l’empire romain dans la culture occidentale.

Cette exposition n’est possible que grâce à la générosité insigne de nombreux musées chinois qui se défont, le temps de cette exposition, de nombre de leurs chefs-d’oeuvre, assurant à la manifestation un niveau de qualité remarquable, à la hauteur de l’événement commémoré.

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Linceul de jade du roi de Chu , Han occidentaux

France Culture, Les Regardeurs, 7 février 2015.

Regard sur une œuvre de Chine ancienne exposée au musée Guimet dans le cadre de son exposition « Splendeurs des Han, essor de l’empire Céleste » jusqu’au 1er mars 2015. Il s’agit du linceul de jade de la tombe princière de Chu, de l’époque des Han occidentaux (206 av. – 9. apr. J.-C.). Il mesure 176x68 cm et est conservé au Musée de Xuzhou en Chine.

Avec Eric Lefebvre, Historien de l’art chinois et conservateur au musée national des arts asiatiques – Guimet. Responsable des collections de peinture chinoise du musée Guimet, ses recherches portent sur l’histoire des collections d’art chinois à l’époque pré-moderne et moderne, en Chine et en Europe.
et Ange Leccia, Plasticien. Né en 1952 à Minerviu en Corse, il vit et travaille à Paris et en Corse.
Il est représenté par la galerie Almine Rech. Il est aussi depuis 2001 responsable du Pavillon Neuflize OBC, laboratoire de création du Palais de Tokyo.

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Pour démarrer l’écoute, cliquez sur la flèche verte (59’)

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Un train pour le Yunnan - Les tribulations de deux Français en Chine

Du 21 janvier au 6 avril 2015

Le musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) présente, en 65 photographies issues de ses collections, les récits croisés de l’aventure de deux Français expatriés dans le sud de la Chine au 19e siècle, réunis à l’occasion de la construction d’un chemin de fer au Yunnan.
L’exposition est réalisée en partenariat avec le Musée départemental des arts asiatiques de Nice et s’inscrit dans le cadre des commémorations France-Chine 50.

La Chine traverse à la fin du 19e siècle de profonds troubles. La Guerre de l’Opium (1839-1842) et les interventions occidentales, qui se soldent par le sac du Palais d’Été (octobre 1860), créent une pression étrangère source de multiples incidents. L’exaspération culmine avec la Guerre des Boxers (1899-1901), le siège des légations étrangères durant les « 55 jours de Pékin » et le partage de la Chine en zones d’influences concurrentes.

Dans ce contexte, la France voulut affirmer sa présence et relier par voie ferrée le nord de la péninsule indochinoise, sous sa domination, au Yunnan, dans le sud de la Chine, s’ouvrant ainsi une voie de pénétration dans le vieil empire fragilisé. Elle chargea Auguste François, consul en poste, de l’organisation des négociations avec les autorités chinoises en vue de créer la ligne Laokay-Yunnanfu. Entre 1903 et 1908, Georges-Auguste Marbotte rejoint le projet. La construction de la ligne de chemin de fer la plus complexe du monde, riche de plus de 3000 ouvrages d’art – viaducs, tunnels, etc. – sur les moins de 500 kilomètres de son parcours, scelle la rencontre entre le consul aventurier et le comptable voyageur, tous deux photographes. Cette aventure les conduit à effectuer de nombreux voyages aux confins de l’empire.
Avec leurs objectifs ils immortalisent les populations qu’ils côtoient, leurs coutumes et modes de vie et le travail de titans accompli par les ouvriers locaux sur un chantier singulièrement périlleux. Leurs magnifiques photographies cadrent le plus souvent les actions et les êtres dans des paysages grandioses aux reliefs impressionnants ; ces deux oeuvres photographiques, réunies dans l’exposition, révèlent la face cachée d’une Chine à la beauté étonnante où peu de voyageurs s’aventuraient loin des sentiers battus.

Après de multiples défis, à l’aube d’un siècle nouveau, le chemin de fer venait relier deux mondes, l’Indochine colonisée et le Yunnan sauvage. La voie ferrée devenait un moyen de communication entre Orient et Occident et reste aujourd’hui un symbole fort d’un siècle de relations humaines entre la France et la Chine. Cette voie ferrée que les Chinois empruntent toujours a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013.

Cette exposition –- déambulation au coeur de la Chine éternelle préfaçant le don effectif au musée de 1500 clichés de la collection de Georges-Auguste Marbotte –- sera à découvrir au MNAAG du 21 janvier au 6 avril 2015.

Musée Guimet

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