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Les carnets de Léonard de Vinci

D 17 novembre 2013     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Dans la tête d’un génie

Réalisation : Julian Jones

(Royaume Uni, 2012, 89mn) ARTE F

Les carnets de notes –- dits Codex –- de Léonard de Vinci représentent six mille pages et sont dispersés dans diverses collections aux quatre coins de l’Europe. Ce documentaire déroule celles du Codex atlanticus, le plus important d’entre eux, conservé dans les sous-sols de la bibliothèque Ambrosienne à Milan. Accompagné des commentaires des meilleurs experts, le film nous immerge dans l’esprit du génie de la Renaissance, incarné par un comédien. Une manière de partager avec lui ses réflexions sur le monde, son mode de pensée, ses dons d’observation et ses processus d’expérimentation dans des domaines aussi variés que la géologie, l’anatomie, l’ingénierie…

La passion de l’invention

Qu’il s’agisse du vol d’un oiseau, du fonctionnement de notre corps ou des schémas mathématiques prévalant dans la nature, l’étude des dessins et des notes contenus dans le splendide Codex Atlanticus — dont nous découvrons le manuscrit original — révèlent le désir obsessionnel de Vinci de tout connaître. Ils nous font saisir son époustouflante capacité à comprendre le monde environnant et sa passion de traduire en inventions diverses ce qu’il observe dans la nature.

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Léonard de Vinci, arts et sciences de l’univers (2012)

"Représenter l’invisible", tel était le rêve de Léonard, le grand maître de la Renaissance, dont le génie infatigable et singulier mêlait allègrement arts, sciences et réflexion philosophique. Au-delà de la figure de l’artiste, c’est toute la splendeur de l’Italie du Quattrocento qui surgit des manuscrits du maître.

La personnalité puissante et séduisante de Léonard de Vinci continue d’échapper à ceux qui tentent de la cerner. Le documentaire donne la parole au maître à travers ses carnets, à ses contemporains aussi, dans les lieux mêmes où celui-ci a travaillé, à Vinci notamment, dont le musée conserve de nombreux documents. La sensualité des paysages toscans, la beauté des places et des palais de Florence, le charme paisible des églises, les images, l’atmosphère, tout cela a façonné la sensibilité du jeune Léonard. La redécouverte de ses tableaux est prétexte à la lecture de ses carnets et de son Traité sur la peinture qui théorisent "l’exploration du vrai". Ces écrits illustrés dépassent les seuls problèmes de l’art pour toucher à toutes les branches du savoir.

L’hydre de Vinci

En filmant d’une manière non réaliste les techniques artistiques sur lesquelles Léonard s’est penché, la caméra parvient à suggérer la rigueur obstinée et la fascination du maître pour les ateliers de mécanique, les gestes, les matières, les outils maniés par les artisans, de l’horloger à l’armurier en passant par le luthier et le souffleur de verre. Même regard impressionniste sur les lieux où il a évolué. Dans ses premiers paysages, Léonard exprime une sensibilité nouvelle pour l’époque : les jeux de lumière font vibrer toute la nature et lui donnent profondeur et transparence. Sa peinture, qu’il veut l’égale de la musique, est pleine de secrets et d’allusions : elle se prête à une infinité d’interprétations symboliques et théologiques. Peu à peu se dessine le portrait d’un homme qui, comme l’écrit Freud, "s’éveille dans l’obscurité, alors que les autres sont encore endormis". Le mythe de Léonard est comme une hydre au nombre de têtes infini. Rien de ce qui concerne la vie et l’oeuvre du maître italien n’est définitif et l’on ne saurait l’enfermer dans un schéma biographique. Sa vie échappe à toute lecture globalisante, à l’image de son écriture en miroir.

arte

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