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Au commencement des douleurs

D 10 juillet 2013     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Un très beau recueil de poèmes de Pascal Boulanger, publié en avril 2013 (Éditions de Corlevour) et lu ce jour.

Où en sommes-nous dans l’amnésie et dans l’oubli ? Dans l’oubli de Dieu, dans l’oubli du temps, dans l’oubli de l’être ? Où en sommes-nous dans la fraternité et la terreur toujours complices ?
Que pouvons-nous dire de la culture de mort, des commémorations sous surveillance, de la guerre de tous contre tous ?
Il s’agit, dans ces poèmes, d’effacer les contours de la chronologie pour montrer l’envers du temps et son effrayante sauvagerie.
Au commencement des douleurs prolonge la vision apocalyptique qui était celle de mes précédents recueils et notamment de Tacite (Flammarion, 2001). J’ai voulu que ces poèmes, en s’appuyant sur le champ de bataille que les prophètes bibliques inaugurent, s’inscrivent dans un élan tragico — jubilatoire — burlesque parfois — afin de mieux diagnostiquer la maladie logée au coeur même des choses.
La poésie peut-elle mettre en lumière la volonté sociale de dissimuler les mécanismes du ressentiment ?
J’en suis, depuis toujours, convaincu.
Mais là où abonde le mal, la grâce surabonde. P.B.

*

Deux extraits

Écoute mon enfant c’est un temps hors du temps
et cependant dans le temps,
un hors temps un enjambement un retranchement,
une totalité anticipée aérée déliée
totalement là mais fragmentée éclatée.
Un temps qui attend un surgissement
dans le maintenant,
un accomplissement dans le dénouement
un mouvement loin des tourments.

p. 47

*

Elles creusent leur tombe elles tombent
les fautes de frappe les vieilles mères aigries
mais quand chemesch allume sa mèche
la voici en italique la sollertia hyperbolique prophétique
écliptique
elle franchit le paradis la parousie
n’étant plus soumise à l’ennui aux lois de l’ici.
C’est dit c’est agrandi tel quel et à l’infini
la rêverie du fini la boucherie d’artémis
c’est écrit dans la parodie l’ironie
l’atroce aphasie paralysie de ce qui nie dénie renie.

p. 70

La critique de Brigitte Donat dans art press

Jean-Luc Favre, Note de lecture pdf (sur Au commencement des douleurs, et Jacques Henric, Faire la vie, entretien avec Pascal Boulanger)

A.G., le 10-07-13.


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