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La Société du Spectacle, édition chinoise

de Guy Debord (居伊·德博)

D 12 septembre 2008     A par A.G. - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


La Société du Spectacle de Guy Debord.
Traduit en chinois par Wang Zhaofeng et édité aux éditions de l’Université de Nankin.

Jamais éditée en Chine continentale, la première édition traduite en chinois de La Société du Spectacle, est sortie en librairie en mars 2006, avec les Commentaires sur la société du spectacle et d’autres textes de Guy Debord. L’ouvrage ayant connu un réel et enthousiasmant succès de librairie a été très rapidement épuisé. Une deuxième édition est prévue, sans les Commentaires (une autre maison d’édition chinoise qui en avait les droits devrait s’en charger).

En septembre 2006, dans le cadre du deuxième Salon du Livre Sino-Taiwanais, qui s’est tenu à Taibei du 20 au 24 septembre, quatre représentants de grandes librairies et maisons d’éditions taiwanaises ont été conviés par les organisateurs de ce salon (qui réunit plus de 300 maisons d’éditions) à sélectionner, pour la Chine et pour Taiwan, les 10 meilleurs auteurs chinois et les 10 meilleurs auteurs taiwanais, ainsi que les 10 meilleurs ouvrages chinois et les 10 meilleurs ouvrages taiwanais, livres et auteurs que chacun des libraires recommande aux lecteurs des deux pays. La sélection portait sur des ouvrages écrits ou traduits en Chine ou à Taiwan et publiés dans les deux dernières années. La traduction chinoise de la Société du Spectacle est arrivée en deuxième position des 10 meilleurs de Chine Populaire.

Les six premières thèses

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1

Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de spectacles. Tout ce qui était directement vécu s’est éloigné dans une représentation.

2

Les images qui se sont détachées de chaque aspect de la vie fusionnent dans un cours commun, où l’unité de cette vie ne peut plus être rétablie. La réalité considérée partiellement se déploie dans sa propre unité générale en tant que pseudo-monde à part, objet de la seule contemplation. La spécialisation des images du monde se retrouve, accomplie, dans le monde de l’image autonomisé, où le mensonger s’est menti à lui même. Le spectacle en général, comme inversion concrète de la vie, est le mouvement autonome du non-vivant.

3

Le spectacle se représente à la fois comme la société même, comme une partie de la société, et comme instrument d’unification. En tant que partie de la société, il est expressément le secteur qui concentre tout regard et toute conscience. Du fait même que ce secteur est séparé, il est le lieu du regard abusé et de la fausse conscience ; et l’unification qu’il accomplit n’est rien d’autre qu’un langage officiel de la séparation généralisée.

4

Le spectacle n’est pas un ensemble d’images, mais un rapport social entre des personnes, médiatisé par des images.

5

Le spectacle ne peut être compris comme l’abus d’un mode de la vision, le produit des techniques de diffusion massive des images. Il est bien plutôt une Weltanschauung devenue effective, matériellement traduite. C’est une vision du monde qui s’est objectivée.

6

Le spectacle, compris dans sa totalité, est à la fois le résultat et le projet du mode de production existant. Il n’est pas un supplément au monde réel, sa décoration surajoutée. Il est le coeur de l’irréalisme de la société réelle. Sous toute ses formes particulières, information ou propagande, publicité ou consommation directe de divertissements, le spectacle constitue le modèle présent de la vie socialement dominante. Il est l’affirmation omniprésente du choix déjà fait dans la production, et sa consommation corollaire. Forme et contenu du spectacle sont identiquement la justification totale des conditions et des fins du système existant. Le spectacle est aussi la présence permanente de cette justification, en tant qu’occupation de la part principale du temps vécu hors de la production moderne.

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Préface à l’édition chinoise par Zhang Yibing

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La suite sur le site de {{ L’achèvement }}

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