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Quel Tel

Une satire de Jean-Loup Dabadie

D 11 avril 2008     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Automne 1958, Jean-Loup Dabadie qui va avoir 20 ans publie son premier roman au Seuil : Les Yeux secs. La même année, son aîné de deux ans, Philippe Sollers a publié aussi au Seuil, son premier roman : Une curieuse solitude. Dans l’orbite de son éditeur il côtoie le petit groupe avant-gardiste de la revue Tel Quel, logé aussi au Seuil : Philippe Sollers, Jean-Edern Hallier et Jean-René Huguenin.
« Dans le premier numéro, qui vaut manifeste, il est encensé au même titre que Blanchot, Sarraute ou Robbe-Grillet ! On ne s’étonne donc pas de voir son nom apparaître en couverture du n° 3, où il signe un texte en forme de pirouette très sollersienne : « Quel Tel »... Parmi ses admirations littéraires, à côté de Stendhal et de Salinger, Dabadie citera d’ailleurs toujours Philippe Sollers, son voisin de villégiature sur l’île de Ré. » nous dit Jérome Dupuis dans l’Express Livres.

Dans cette satire, Jean-Loup Dabadie fait écrire la rubrique "revue critique" sur son livre Les Yeux secs,par Philippe Sollers. Enfin par son clone.

Quel Tel, Jean-Loup Dabadie


Nota : fichier pdf

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Dans un article, "Le Dandy et la vieille Dame" (ou archive pdf) signé Jérôme Dupuis, le magazine Lire dressait un portrait de Jean-Loup Dabadie et évoquait son voisinage littéraire avec Philippe Sollers dans les années 1960 et son autre voisinage, celui de l’Île de Ré.

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Le pastiche, la parodie et autres variantes

Une Histoire du pastiche

vient d’être publiée en mars 2008 aux Editions PUF. Son auteur Paul Aron.

« J’ai été déçu par le livre de M. Paul Aron sur le pastiche. C’est ma faute. J’aurais voulu le pasticher mais il est rédigé en style universitaire contemporain facile à parodier et impossible à pasticher comme on le faisait autrefois des classiques Vaubourdolle ou Larousse. Il est certainement très étudié, très convenable. Peut-être réhabiliterais-je ici Georges Fourest dont la Phèdre est une merveille, et citerais-je une Rentrée littéraire qui ne fit pas de bruit mais qui était très réussie, chez Lattès en 1999. Slip Follers {JPEG}Il y avait un très bon Slip Follers (Philippe Sollers), un Popaul et Virginie Démente, un remarquable Jacques Attali, etc. Le recueil était signé Fabrice del Dingo. Je n’ai jamais su qui c’était et c’est tant mieux car le pastiche est encore meilleur quand il reste anonyme, inconnu, ou même qu’il ne se déclare pas.[...] »

Stéphane Denis
In « Mauvaise pioche », Le Figaro 09/04/2009

Pasticher n’est pas copier

Il y a un siècle, Marcel Proust inaugurait dans Le Figaro une série de pastiches qui allait donner ses lettres de noblesse à cet exercice souvent méprisé.
Lire L’article « pasticher n’est pas copier » de Sébastien Lapaque dans le Figaro du 20/03/2008 (ou son archive pdf )

Apologie du plagiat

C’est un livre de la collection l’Infini, signé Jean-Luc Hennig et promu par Philippe Sollers.

« Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique. Il serre de près la phrase d’un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l’idée juste. »
_Isidore Ducasse, Poésies II.


« Vous savez, j’avais fait le pari de citer intégralement les Poésies de Lautréamont dans mes propres livres. C’est maintenant chose faite, et cela passe très bien. »

Philippe Sollers
Entretien avec la revue Pylône, Bruxelles, 2 décembre 2003 dans le cadre de la série « Ecrire, éditer en Europe ». Article repris dans L’Infini N°92, automne 2005.

Sur le pari de Sollers

Le pamphlet

Sollers passé sur le gril de Jourde & Naulleau en est un exemple :

Pierre Jourde, {La littérature sans estomac}

La réponse du berger à la bergère

Du plagiat au pamphlet où l’échelle sismique littéraire

Plagiat, pastiche, parodie, satire, pamphlet voilà les cinq principales graduations de l’échelle sismique littéraire, mots grossièrement classés en ordre croissant selon un double indice :
- l’indice de transparence de la source
- et l’indice de vitriol de la composition.
En bas de l’échelle, le Plagiat : source opaque, indice de transparence nul et composition neutre caractérisée par l’absence d’ajout de vitriol voire même de quoi que ce soit dans la potion.
En haut de l’échelle, le Pamphlet : indice de transparence de la source : 100% et indice de vitriol maximum : 100% . Plus vitriolé, tu meurs.

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