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En guise de manifeste

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D 18 juin 2005     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Vie publique et vie privée riches, enchevêtrées. L’écrivain et l’homme ont suscité des passions et amitiés fidèles, des jugements d’admiration et de respect, autant que des jugements franchement négatifs, voire des haines tenaces. Sollers ne laisse pas neutre. Pourquoi ? Comment tout cela tient-il ? Que disent ses textes ? Que vaut l’écrivain ? Qui est l’homme derrière l’écrivain ?
Ce sont quelques unes des questions qui m’ont poussé à explorer Sollers dans ses oeuvres et dans les écrits de tiers. Jugez sur pièces. Faîtes-vous votre propre opinion. Ce site rassemble quelques éléments à cet effet.

Bientôt cinquante ans de scène littéraire, lui, pourfendeur de la Société du spectacle, quelle activité, quelle vitalité ! Le néant ou l’infini ?
L’homme et l’écrivain ont plongé avec délices dans les utopies de leur temps, le marxisme, le maoïsme, façonné une nouvelle "avant-garde" littéraire, à la mesure d’une ambition littéraire, révolutionnaire et frondeuse. Avant d’ "abandonner" lorsque l’impasse est patente (marxisme, maoïsme), ou lorsque l’on est allé au bout de son idée avec Paradis.

De 1960 à 1983 (l’année du tournant de Femmes)... plus de vingt ans consacrés à la période "expérimentale" ! Rien qui ne confère l’opulence des gros tirages, une vie facile et les honneurs... Et l’on dit cet homme inconstant ?

Sollers a épousé les contradictions de son temps. Son oeuvre, multiple, en témoigne. Diamant multi-facettes ou brillant de pacotille ? Oubli ou ré-évaluation demain ?

Viktor Kirtov


Nota : Découverte de Sollers, seulement au début des années 2000 dans ses productions "lisibles" post Femmes, sa période bleue - si l’on veut - avant de découvrir sa période rouge avec son dogmatisme politico-littéraire, ses expérimentations et ses débordements "abscons", elle-même précédée de sa période rose classique et proustienne, pour ses deux premiers textes.

Comme Picasso nous montre qu’il sait dessiner et peindre avant de déstructurer ses tableaux, Sollers a commencé par montrer qu’il savait écrire avant de déstructurer ses textes, s’affranchir des "aides au sens" que sont la ponctuation, les paragraphes, la clarté des blancs... L’homme est musicien, le texte se voudra musical, poétique, au delà des limites conventionnelles pour atteindre globalement les sens, autant sinon plus que d’être chargé de sens. Perceptions et raison en alternance, voire mixage. Influences multiples du surréalisme, de la psychanalyse de Freud puis de Lacan, du marxisme puis du maoisme. Influences d’Artaud, Bataille, Sade, Rimbaud, Joyce, des écrits bibliques, du pape, de Dante...

Sollers aimerait chausser les bottes de Joyce et se lance dans l’aventure de Paradis, son Finnegans Wake, son Ulysse. Il s’intéresse aussi à l’art, à la peinture, en particulier, et Picasso est sa référence. On le retrouve dans ses textes, sur la couverture de des livres (éditions Folio), au dos de sa revue l’Infini. Sollers s’est également lancé dans une aventure encyclopédique culturelle avec sa Guerre du goût et son Eloge de l’Infini : son arche de Noé, ses manuscrits de Qumram en leg aux générations futures... Un écrivain qui oeuvre dans le roman, les essais, les biographies, crée deux revues litéraires Tel Quel et l’Infini, exerce des fonctions éditoriales chez Gallimard, a collaboré au Monde, et rejoint maintenant Le Nouvel Observateur, tient un journal du mois dans Le Journal du Dimanche, et est un "bon client" pour les émissions radio et télévision...

Et pourtant solitaire : "Une curieuse solitude", son premier roman, "L’isolé absolu", le nom du film que lui a consacré André S. Labarthe. Dans la lumière et masqué.

Nota 2. Depuis le commentaire précédent, Sollers a ajouté un volume à son "Enyclopédie du Goût" avec Discours parfait, s’est fait virer du JDD pour insolence voltairienne envers la compagne du chef de l’Etat, et par ricochet envers le Président. Depuis, Le Point l’a accueilli pour une chronique hebdomadaire sur le site Internet du journal, signée Philippe Twitters.

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