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asthme

D 19 mai 2005     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


« ASTHME : Argent-Sexe-Terreur-Hystérie-Mort-Enfant ». nous dit Sollers dans Le Secret, 1992, comme pour exorciser ses crises, celles qui ont formaté l’enfant et l’adolescent Philippe Joyaux.

(Source de l’illustration, Catherine CLEMENT, Sollers La Fronde, Juliard)


Christine ROUSSEAU, dans un article Philippe Sollers ou l’enfance à l’oeuvre ( Le Monde du 06/04/2001), le dit avec ces mots :
Acteur et spectateur de son milieu, le jeune Philippe le devient aussi très tôt de son corps. Autre champ d’exploration essentiel, fondateur, qui s’éprouve par les maladies et aiguise les sens. C’est l’asthme et les otites, le souffle et l’oreille, la voix, le rythme (le jazz), le chant (l’opéra). La voie de l’écriture.
C’est aussi la connaissance de la douleur
« sans laquelle, explique Sollers, la question du plaisir n’aurait aucun sens
. »”

Sollers qui écrit aussi :
« Et tandis qu’on imaginait que j’étais très fier de mon asthme pour des raisons littéraires (alors qu’on n’imaginait rien du tout), je m’éveillais maintenant vers trois heures, et une nuit traversée d’un bond était devenue un exploit, un rêve ancien, qui, sans doute, n’arriverait plus de longtemps. Déjà, les premiers râles s’étaient organisés et je ne pouvais respirer qu’en soulevant de ma poitrine un poids grinçant qui tendait à m’enfoncer, tandis que, tels ces jouets de caoutchouc, je m’entendais produire des sons aigus et pitoyables : quelque chose de plaintif, d’assoiffé. Il fallait alors rallumer la lumière, avaler à la hâte une inopérante pastille, m’adosser à l’oreiller, me réveiller tout à fait afin de subir dans le front une fatigue et une obsession épuisantes. Puis, chaque minute se prévalait sur celle qui l’avait précédée d’une éclaircie de la respiration, d’un gain en profondeur, en ampleur, en apaisement. »

Une curieuse solitude, Points/Seuil, p. 90.



- Mais l’asthme, c’est tout simplement : « Vous me pompez l’air ! »
commente-t-il

Catherine CLEMENT,Sollers La Fronde, Juliard, 1995, p. 35.

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