

La Grande Librairie du 2 septembre 2026
2 septembre 2026. Pour cette émission consacrée à la rentrée littéraire, Augustin Trapenard accueille Amélie Nothomb, pour "L’adolescence du perroquet", paru chez Albin Michel ; Yannick Haenel, pour "La solitude des professeurs est infinie", publié chez Gallimard ; Luz, pour "Un diamant dans les gravats", édité chez Stock ; Anne Godard, pour "Nous aussi", paru chez Actes Sud ; Thélyson Orélien, pour son premier roman, "C’était ça ou mourir", publié chez Grasset.
Yannick Haenel, le prix Médicis 2017 signe un roman manifeste évoquant les premiers pas d’un jeune prof de français (son double), enseignant en banlieue parisienne dans les années 1990. Tout à la fois ode à la vocation, dénonciation de l’incurie de L’Education nationale, hymne à l’amour et la poésie, « La Solitude des professeurs est infinie » est un grand geste littéraire qui mérite infiniment de décrocher un prix.
Philippe Chevilley
Les Echos

"La solitude des professeurs est infinie" de Y. Haenel sur pileface



La rentrée littéraire d’automne 2026
461 romans français et étrangers rejoignent les librairies cette rentrée, soit vingt-trois titres de moins qu’en 2025. Avec 344 titres, la production française reste stable et inclut 68 premiers romans. Cette période concentre environ 30 % du chiffre d’affaires annuel de l’édition de littérature générale, et les titres sélectionnés pour les prix voient leurs ventes multipliées par 5 à 10 dès l’annonce des premières listes

Romans incontournables et coups de cœur
Incontournables à la singularité parfois clivante qui ne sont pas tous, en conséquence, les meilleurs candidats pour les prix littéraires
Parmi les titres les plus attendus et déjà publiés :
• L’Adolescence du perroquet d’Amélie Nothomb
• C’était ça ou mourir de Thélyson Orélien (premier roman)
• Ligne de feu d’Arturo Pérez-Reverte (roman étranger)
• Baignade surveillée de Laura Kasischke (roman étranger)
• De l’autre côté du lac de Sylvain Prudhomme
• Halte au feu de Stéphane Giusti
• La Désabondance d’Antoine Chainas
• Neuromaniac de Jaakko Yli-Juonikas
Ces romans couvrent des genres variés : thriller, roman familial, science-fiction, roman historique et récits d’anticipation.

L’adolescence du perroquet
Amélie Nothomb
Albin Michel, 160 pages

Avec son dernier livre, la romancière belge met en scène le huis clos cruellement mordant d’un homme de radio martyrisé par un gris du Gabon dans son appartement parisien.
À la première ligne de La Divine Comédie, Dante fixe à a trente-cinquième année le milieu du chemin de sa vie. L’inépuisable Amélie Nothomb considère peut-être son trente-cinquième roman comme le mitan de son œuvre. Car L’Adolescence du perroquet met en scène une crise existentielle. Et, à sa manière, c’est un livre pivot, une fantaisie profonde sur les singularités du langage et du bavardage. Chroniqueur à la radio, homme du dire, son narrateur est confronté à la concurrence humiliante d’un gris du Gabon, qui ne se contente pas de répéter quelques mots.
Dans un huis clos plein de plumes et de cris, Jo le perroquet devient le mentor d’un orphelin engourdi dans les plaisirs cérébraux. En digne successeur de l’ara chloroptère offert au Capitaine Haddock par la Castafiore dans un album du Belge Hergé, ce Jacquot jaspineur harcèle son maître. La romancière aux dons d’entomologiste n’a pas choisi un gris du Gabon par hasard. Pour un misanthrope, un François d’Assise à l’amour aboli, c’est un compagnon redoutable, à l’intelligence exceptionnelle, capable de mémoriser des centaines de reparties, qui exige sans cesse l’affection.
« - Comment vas-tu ? demandais-je. Son œil encore recouvert de la large paupière s’entrouvrit et me fixa. J’eus l’intuition qu’il attendait autre chose.
Comment vas-tu, Jo ? »
Accaparé par ce volatile, Alban va rapidement regretter la curieuse solitude dont il avait enveloppé ses jours et ses nuits de célibataire endurci. « Jo était infernal. D’une susceptibilité hallucinante. Il ne ratait aucune occasion de se moquer de moi, ne supportait pas d’avoir l’impression que j’en faisais autant. »

Une initiation à l’envers
Orfèvre de l’ellipse et du raccourci, Amélie Nothomb affectionne les saillies verbales qui tiennent lieu de paysage romanesque et les dialogues d’action dramatique. Mais derrière le pétillement joyeux de ses histoires, c’est souvent une descente aux enfers qui s’organise pour ses créatures - hommes, femmes, enfants ou animaux dont elle a le don de faire des miroirs inquiétants et des révélateurs de l’absurdité humaine. Dans son dernier roman, Jo le perroquet, loin de s’en tenir au rôle d’« animal-machine » assigné aux bêtes par le funeste Descartes, s’impose comme le guide paradoxal d’une initiation à l’envers.
Répétant avec une cruauté naïve ce que son maître cherche à taire, imitant le monde pour mieux en démasquer la vanité, l’oiseau dont le chant « prend le relais du langage quand il ne fonctionne plus » oblige Alban à quitter ses certitudes pour ouvrir les yeux sur des réalités qu’il ne soupçonnait pas. Notamment celles du mensonge, de la fraude et du mal, dont l’innocente Émerence fera l’épreuve, « la peau des avant-bras tailladée (…) de coups de bec », telle une vierge sacrifiée sur un rocher dans un mythe païen.
À l’instar des contes de Charles Perrault, les romans d’Amélie Nothomb font tous entendre une morale. Cet enseignement, glissé sous le divertissement du récit, a ici l’accent rauque et le ramage moqueur d’un oiseau de malheur.
Sébastien Lapaque, Le Figaro

C’était ça ou mourir
Thélyson Orélien
Roman étranger
Grasset, 292 pages

. Le premier roman de Thélyson Orélien est déjà le phénomène littéraire de l’année 2026. En cours de traduction dans plus d’une vingtaine de langues, C’était ça ou mourir a conquis le Québec et bientôt le monde entier, en racontant l’Odyssée de Jonas Dorléon.

L’Apocalypse, ici, maintenant
Une nouvelle salve de violence dans le quartier de Carrefour-Feuilles, à Port-au-Prince, où habite Jonas Dorléon. C’en est trop pour le jeune-homme, trop de familiarité avec la violence et la mort, trop d’absurde. Il décide de partir, avec dans son sac en plastique une photo de sa mère, un carnet de poèmes et à peine de l’argent. Il prend un bus en sens contraire de la plupart des gens qui fuient. Un vieux bus interceptés par des voyous qui assassinent quiconque ne les fait pas rire. Jonas parvient en République dominicaine, de l’autre côté de l’île. Il y passe quelque nuits chez une tante avant de trouver son sac en plastique devant la porte. Le voyage se poursuit, de travail précaire en ballottement, de vol de passeurs, en moments d’aide humaine tout de même et de camp de réfugié en vexation frontalière …

La langue dans sa poche en plastique
Ce voyage, qui le mène au Canada, où on l’accepte finalement, dans un cadre un peu sécurisé et pour une vie un peu digne, Jonas le fait en 3 langues (Français, Espagnol, Portugais) en devant cacher son créole natif et en devant souvent s’excuser de sa couleur de peau. C’est cette langue qui vibre, vrombit, jaillit, enfin libérée dans le récit qui vient à la fois clore et faire revivre les faits. C’est dans un français sublimement « créolisé » et métissé de toutes ces autres langues que le roman nous saisit pour ne pas nous lâcher. De péripétie en coup du sort, d’humiliation en blessure, la vitalité s’assortit à une étrange patience, une patience inoxydable, qui nous fait suivre sans trop de désespoir mais dans une attente totalement horrifié, le sort qui est réservé à un personnage tout à fait théâtral, même au plus profond de la misère.
« C’était ça ou mourir » est un livre puissant, un roman nécessaire, où le quotidien insupportable et inimaginable d’un homme en fuite et en recherche d’un peu de terre ferme se transforme en épopée. A a fois sans héros et obsédé par son talent de conteur, ce texte mets des mots brûlants et grouillants sur une expérience très difficile à transmettre et à écouter. Un des grands livres de cette rentrée littéraire 2026, dont vous entendrez parler.

Extrait
« Il n’y en avait pas, de pause.
Quatorze heures sans arrêt. Sans pipi. Sans souffle. Sans issue.
Et moi, assis sur mon tabouret maudit, j’ai commencé à négocier avec mon propre corps. « Tiens bon. » « Juste deux heures de plus. » « Ne lâche pas ici, ce serait la honte de la nation, la honte des Dorléon ! » Et ma vessie disait : « M’pa kapab ankò, frè. Mwen plen. Mwen bouke. » (Je n’en peux plus, frère. Je suis pleine. Je suis fatiguée.) Mais je tenais. Je serrais les dents. Je serrais les jambes. Je serrais mon sac.
Ici, dans ce bus de damnés, l’humiliation pouvait survenir à tout moment. Il suffisait d’un geste, d’une fuite, d’une larme, et tout le monde verrait que je n’étais plus un homme, juste un récipient fissuré. Alors je me suis retenu. Jusqu’au bout.
La nuit est tombée quelque part entre deux virages, et on a vu la lumière du Guatemala au loin. Le chauffeur a ralenti. Le bus s’est arrêté et on est descendus, un par un, comme les survivants d’un naufrage.
Quand mes pieds ont touché la terre ferme – enfin, ferme est un mot généreux, disons : la boue compacte d’une station-service oubliée par Dieu et les cartels. » p. 70
Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir, Grasset, 292 pages, sortie le 19/08/2026, 21,50 euros

Par Yael Hirsh Cult.News


Ligne de feu
Arturo Pérez-Reverte
Roman étranger
Gallimard, 20/08/2026, 654 pages

Arturo Pérez-Reverte commence dans le noir. Pas de discours, pas de drapeau au vent : des hommes, dix-huit femmes des transmissions, de la boue, des fusils et un fleuve à franchir. Castellets del Segre n’existe pas, mais tout ce qui s’y passe pourrait avoir eu lieu. Pendant dix jours, autour de la bataille de l’Èbre, Ligne de feu fait de la guerre civile espagnole une mécanique où chacun avance en sachant qu’il peut être le prochain.
Le romancier n’installe pas deux armées : il aligne des êtres humains. Républicains, légionnaires, carlistes, soldats marocains, journalistes étrangers passent tour à tour dans la ligne de mire. Les convictions demeurent, parfois féroces, mais le feu les ramène à la même matière. « Les uns meurent pour le paradis du Christ et les autres pour celui du prolétariat. » Chez Pérez-Reverte, personne n’est innocent de tout, personne non plus n’est réductible à son uniforme. D’où cette phrase, presque une devise : « le pire, dans une guerre, ce sont les hommes, et le meilleur, ce sont aussi les hommes ».
C’est là que le livre frappe juste. Il ne cherche pas l’épopée : il montre ce qu’elle coûte. La peur, d’abord, avec Gorguel, soldat davantage occupé à survivre qu’à entrer dans l’Histoire : « La prudence, comme disent les sages, est mère de sûreté. Ou quelque chose comme ça. » Puis la fatigue, la crasse, le tabac, les plaisanteries qui empêchent de penser. À celui qui constate que sans cigarettes la guerre est à chier, la réponse tombe : « Elle l’est même en fumant. » Deux lignes, et davantage de vérité qu’un discours patriotique.
Pérez-Reverte sait aussi rappeler ce qui sépare les camps. Pato, technicienne des transmissions et militante communiste, sait ce qu’une victoire franquiste signifierait pour les femmes : « Vous perdrez tout… Vous reculerez d’un siècle. » Le roman ne gomme donc pas l’Histoire sous prétexte d’humanité commune. Il lui rend au contraire sa brutalité, jusque dans cette disparition sèche : « La sergente Expósito a été engloutie par le fleuve et par la guerre. »
Cette puissance a son prix. À force de bataillons, de calibres, de positions, de grades et de trajectoires, le récit s’alourdit parfois. Certains échanges idéologiques expliquent ce que les scènes ont déjà rendu limpide, et l’abondance des personnages oblige régulièrement à refaire l’appel. Mais cette saturation appartient aussi au projet : reproduire le désordre méthodique du front, son vacarme, son épuisement. « Les idéalistes voient vaciller leurs convictions et les aventuriers découvrent que ce n’est pas l’aventure qu’ils avaient imaginée. » Ligne de feu ne transforme pas le conflit en légende. Il lui laisse la boue sous les ongles.
Victor de Sepausy, ActuaLitte

Baignade surveillée
Laura Kasischke
Roman étranger
Gallimard, 320 pages

"Baignade surveillée" de Laura Kasischke est salué pour sa narration choral et sa plongée intense dans un drame familial, bien que certains lecteurs trouvent la répétition et la lenteur du récit un peu pesantes.
Le roman se déroule le 16 juillet 1969, jour du décollage d’Apollo 11, et raconte la noyade tragique de Richie Manning, 5-6 ans, dans une piscine municipale du Michigan. La narration alterne entre plusieurs points de vue : le petit garçon, ses parents, la maître-nagb>euse, des voisins et d’autres témoins, créant un roman choral qui explore culpabilité, regrets et hypocrisie sociale tout en maintenant une tension constante (Babelio, Benzine Magazine, Actualitté) Babelio+4.
Les critiques soulignent la construction originale du récit, avec des chapitres impairs avançant dans le temps et des chapitres pairs revenant en arrière, reflétant la perception du temps propre à l’enfance et accentuant le vertige émotionnel. La plume de Kasischke est décrite comme fine, immersive et capable de rendre chaque détail significatif, des reflets dans l’eau aux gestes des personnages, donnant au lecteur une expérience à la fois intime et universelle (Actualitté, Bibliosurf) ActuaLitté+1.
Certains lecteurs apprécient particulièrement la progression du suspense, malgré la connaissance dès le départ de la noyade, et la manière dont l’autrice explore les conséquences psychologiques et sociales de l’accident. D’autres notent cependant que la répétition de certains détails et la lenteur de certaines séquences peuvent rendre la lecture parfois lourde (Babelio, Actualitté) Babelio+1.
Synthèse Copilot

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De l’autre côté du Lac
Sylvain Prudhomme
Les Editions de Minuit, 211 pages

« Neuvième roman de Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac impressionne par son ambition et sa beauté »
Olivier Mony LivresHebdo

« L’écrivain revient à la fiction après "Coyote" paru en 2024, avec une histoire à la beauté magnétique sur la trajectoire d’une photographe disparue dans le dédale d’une forêt de haute montagne. Fascinant. »
La suite ICI
Edwige Audibert, France Télévisions - Rédaction Culture


Halte au feu
Stéphane Giusti
Seghers, 277 pages

Après Le Juif rouge, premier roman particulièrement remarqué lors de la rentrée littéraire 2024, Stéphane Giusti revient avec un deuxième texte puissant sur un angle mort de la fin de l’Algérie française : le 26 mars 1962 et la fusillade de la rue d’Isly.
26 mars 1962, Alger. Une semaine après les accords d’Évian, l’armée et l’OAS s’affrontent à Bab El Oued. Le temps d’une journée, six personnages sont précipités dans le crépuscule de l’Algérie française.


La Désabondance
Antoine Chainas
Plon, 320 pages

Un roman vertigineux qui soulève une question majeure : que reste-t-il alors que tout semble programmé à disparaître ?
La Désabondance : Antoine Chainas invente l’utopie qui dévore
À bord d’une nef qui s’épuise aux confins du système solaire, cinq sœurs veillent sur la Génitrice, une intelligence artificielle devenue fragile. Sur Terre, leur père Simon Kowalsky a laissé une autre trace : une vie menée hors de la civilisation et un texte appelé à nourrir un mouvement politique. Antoine Chainas compose un roman spéculatif, dense et inquiet, sur la nature, le progrès et les histoires dont les sociétés ont besoin pour basculer.
Victor de Sepausy ActuaLitté

Neuromaniac
Jaakko Yli-juonikas
, Editions-Monts-Metalliferes, 696 pages

« Neuromaniac » de Jaakko Yli-Juonikas : Une expérience de lecture inédite
Imaginez un Livre dont vous êtes le héros de 700 pages et qui vous invite à prendre les décisions à la place d’un être imaginaire qui vit dans la tête d’un fou… Bienvenue dans Neuromaniac, le roman le plus fou de cette rentrée littéraire 2026.
Gregory Seyer, Benzine
Rentrée littéraire 2026 : d’autres sélections
La sélection du Figaro
Si vous avez un auteur ou une autrice fétiche, dont vous attendez la dernière parution avec impatience, vous savez où trouver votre bonheur. On pense à Amélie Nothomb, qui revient toujours à cette époque avec un nouveau titre. Elle présente cette année L’Adolescence du perroquet, qui est déjà en top vente sur Amazon. Nous vous proposons 7 livres français ou francophones dans cette sélection. Il y a juste un intrus, Baignade surveillée de l’écrivaine américaine Laura Kasischke, qui est une sortie très attendue.

Les pépites à découvrir lors de la rentrée littéraire

L’Adolescence du perroquet, Amélie Nothomb
Le perroquet mis en scène par Amélie Nothomb dans son 35e roman est un Gris du Gabon prénommé Jo. Alban, son nouveau maître, est un quadra célibataire en manque de compagnie. Problème, la relation avec ledit perroquet ne fait que se dégrader. Et pour cause, le volatile est en pleine crise d’adolescence. Il devient si violent que l’histoire bascule du côté sombre et pourrait (très) mal finir.

L’inconnue du quai de Javel, Philippe Jaenada
Un roman enquête qui cherche à élucider un fait divers vieux de 75 ans. Philippe Jaenada a plongé dans les archives, est allé sur le terrain, s’est inspiré de l’inspecteur Maigret, pour tenter de trouver le coupable du meurtre de Louise Cansot, en 1949. L’écrivain explore l’itinéraire de ce modèle que se disputaient les peintres de Montparnasse, depuis sa Bretagne natale, jusqu’à son destin tragique.

Le Palais , François-Henri Désérable
Un livre qui se lit comme une grande aventure, celle d’un personnage remarquable. Arrivé à 8 ans en France, Arun Kumar grandit en Bourgogne auprès de ses parents adoptifs. Il développe bientôt un talent hors du commun pour identifier les arômes des vins. Son « palais absolu » va le conduire à voyager dans le monde entier. Mais aussi à se retrouver sur le banc des accusés au cours d’un procès mémorable.

Une histoire d’amours, Serge Joncour
Deux histoires d’amours qui se font écho, à deux siècles d’intervalle. Franck et Léa s’échappent de Paris avec leurs enfants pour s’installer dans le Morvan. Leur rencontre avec Joss et Kelly, leurs nouveaux voisins, bouleverse Franck. Il craque pour Kelly et c’est réciproque. Le rapprochement s’opère lorsque les deux s’intéressent à la « Chapelle des amants », édifiée en souvenir d’un couple qui a marqué ce territoire au XIXe siècle.

La solitude des professeurs est infinie, Yannick Haenel
Comme un cri du cœur, Yannick Haenel raconte les joies et surtout les peines du métier d’enseignant, qu’il a lui-même exercé pendant 15 ans. Le parcours de son personnage, Jean Deichel, jeune prof de français qui débute sa carrière en 1990 dans un établissement difficile de la banlieue parisienne, a une forte dimension autobiographique. Malgré son agrégation de lettres, il n’est pas prêt à plonger dans le grand bain.

Baignade surveillée, Laura Kasischke
L’un des romans les plus attendus de la rentrée ! L’autrice américaine est de retour après une longue absence, avec cette fiction, qui commence un certain 16 juillet 1969. Le jour où décolle la mission Apollo 11 vers la lune, un drame se joue dans une petite ville des États-Unis. Un enfant mort noyé dans la piscine municipale et tout semble accuser la jeune maître-nageuse chargée de surveiller la baignade…

C’était ça ou mourir , Thélyson Orélien
Poète canadien d’origine haïtienne, Thélyson Orélien propose ici son premier roman. Un coup de maître car les critiques sont élogieuses. C’était ça ou mourir raconte l’épopée de Jonas Dorléon, un jeune professeur poussé à l’exil par la guerre des gangs qui ravage Haïti. Il espère retrouver les membres de sa famille établis au Canada, en passant par le Mexique et les États-Unis, où les agents de l’ICE veillent à la frontière.

La sélection des libraires Cultura

Prix littéraires et calendrier
Les grands prix rythment la rentrée :
• Médicis : 2 novembre
• Goncourt et Renaudot : 3 novembre
• Femina : 4 novembre
• Interallié : 18 novembre
Les sélections commencent dès septembre, avec des premières listes qui orientent les commandes des libraires et les choix des lecteurs.

Amélie Nothomb, Yannick Haenel, Luz, Anne Godard, Thélyson Orélien…
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2 Messages
Vous souviendrez-vous que Sollers avait prédit LA FIN DE LA LECTURE ?
Le Monde avec AFP
Publié le 02 septembre 2026
Ils sont seize chanceux à voir leur nom figurer dans la première sélection de la plus prestigieuse récompense littéraire française, le prix Goncourt.
Sont également présents des primo-romanciers tels que Thélyson Orélien (C’était ça ou mourir), Haïtien de 38 ans vivant actuellement au Canada, et Olivier Grondeau (Joseph dans la nuit), ancien otage français détenu en Iran pendant trois ans, rentré en France en 2025.
Gallimard a placé quatre romans parmi les 16 finalistes tandis que deux romans retenus sont édités par Grasset pour la dernière rentrée littéraire préparée par son ex-PDG Olivier Nora.
Les dix membres de l’académie Goncourt – dont Christine Angot, Eric-Emmanuel Schmitt, Tahar Ben Jelloun et Françoise Chandernagor –, présidée par Philippe Claudel, ramèneront le nombre de finalistes de seize à huit le 6 octobre, puis à quatre le 27 octobre, avant de décerner le prix, le 3 novembre, au restaurant Drouant, en plein centre de Paris, selon une tradition bien établie. L’académie Goncourt a récemment perdu un membre illustre avec.
En 2025, le prix avait été accordé à Laurent Mauvignier pour son roman <La Maison vide, qui a depuis lors connu un immense succès en librairie avec plus de 630 000 exemplaires vendus selon les données publiées par Livres Hebdo. L’ouvrage retraçait la longue histoire d’une lignée rurale française, vue à travers les yeux d’un descendant de la famille, en 1976.
Voici les 16 auteurs et livres sélectionnés :
• Boris Bergmann, Minotaure (Albin Michel)
• Louise Chennevière, Faire la peau (P.O.L)
• Sonia DevillerS, Le Fabuleux Piano (Robert Laffont)
• Anne Godard, Nous aussi (Actes Sud)
• Olivier Grondeau, Joseph dans la nuit (L’Iconoclaste)
• Yannick Haenel, La solitude des professeurs est infinie (Gallimard)
• Lilia Hassaine, Je (Gallimard)
• Emma Marsantes, N’efface pas mes cercles (Verdier)
• Clémentine Mélois, Choses que je croyais perdues (L’Arbalète/Gallimard)
• Thélyson Orélien, C’était ça ou mourir (Grasset)
• Sylvain Prudhomme, De l’autre côté du lac (Minuit)
• Olivier Rolin, La Guerre éternelle ( Gallimard)
• Patrice Trigano, Bataille au procès ( Maurice Nadeau)
Le Monde avec AFP