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Images d’images

Ludwig Trovato et Jacques Henric

D 11 mars 2021     A par Albert Gauvin - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Après avoir mis en ligne certains de ses films rares — Pierre Guyotat 52 minutes dans la langue (à revoir urgemment, un an après la mort de l’écrivain), Pasolini, la langue du désir et 3004 P — Dans l’atelier du peintre Vincent Corpet — Ludwig Trovato nous propose cette fois de découvrir Images d’images, un film tourné en 1985 à Florence et dans les environs avec un commentaire de Jacques Henric, Les plus malheureux des hommes, où ceux qui ont lu ses romans et ses textes sur la peinture reconnaîtront son incessante méditation qu’une phrase me semble ici condenser :« Il y a quelque temps déjà que j’en suis sûr : le monde est en train de foutre le camp avec son image ». Regardez, c’est très beau.

Images d’images

Réalisation : Ludwig Trovato
Texte écrit et lu par Jacques Henric

Autour de la peinture du Quattrocento, à Florence et en Toscane en compagnie de l’écrivain Jacques Henric. Rencontre entre deux écritures, celle de J. Henric qui tient un journal de tournage et celle de la caméra qui déambule dans les fresques prestigieuses de Piero della Francesca, Giotto, Masaccio...

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Le "commentaire" de J. Henric a été publié dans la revue L’Infini n°11 (été 1985).

Les plus malheureux des hommes

Notes prises au magnétophone et qui serviront de commentaire à un film vidéo tourné à Florence entre le 28 mars et le 5 avril derniers. Le réalisateur de ce film est Ludwig Trovato. Il s ’agit d’une co­production de la maison de la culture de Reims et de la « Ludwig Film unlimited Corporation ».

28 mars. 7 heures du matin. On approche de Florence. Il pleut. Conduit la dernière moitié de la nuit dans un brouillard bleu éblouissant. Puis, le soleil se levant, dans une zone de clarté d’un jaune terreux. Maintenant ce sont d’énormes nuées mauve noir qui crèvent.
Je pense à cette phrase de Nicholas Ray lue la veille de mon départ : J’ai une action à accomplir qui est de regagner ma propre image. Nicholas Ray s’adresse à Wim Wenders, lequel s’apprête à filmer son agonie. Étrange idée : si près de la mort, alors que la quinteuse carcasse de son corps le lâche, Nicholas Ray décide de rejoindre le seul lieu possible, le seul lieu réel de sa présence au monde : une image. Son image.
Est-ce que c’est ça que les hommes de lettres français, pendant des générations, allaient chercher en Italie : une image enfin proposable d’eux-mêmes. Ce que j’aimerais, gonflés à bloc comme eux, pouvoir m’écrier en franchissant les faubourgs de Florence : Ave Fiorenza, ave. Tout est amour, tout est lumière, tout est jeunesse ! Je me vois mal, même, écrire comme Stendhal le fait dans son journal le 22 janvier 1817, alors qu’il entre dans Florence : Je me sentais hors d’état de raisonner et me livrais à ma folie comme auprès d’une femme qu’on aime. Mon émotion est si profonde qu’elle va jusqu’à la pitié. Sade, lui, ce qui motivait sa curiosité et son enthousiasme, c’était la dépravation à laquelle les femmes de Florence étaient censées se livrer.
Moi, je me contente d’aller voir des images ; ou plutôt, voir quelles images on va pouvoir faire à partir d’autres images. Et de parler sur ces images d’images.

La pluie ne dégringole pas du haut ; elle arrive de face avec une violence inouïe.
Voilà quatre ans que je n’avais pas remis les pieds à Florence. C’est vrai qu’aujourd’hui le côté écrivain français cultureux faisant l’inévitable voyage initiatique en Italie m’emmerde un peu. Combien de bouquins parus ces derniers mois qui se passent à Venise, à Rome, à Florence... Moi-même avec Carrousels... A croire que pour nous, les romanciers français, il ne se passe jamais rien à Reims [à Lille] ou à Limoges. Pourtant, à nouveau je suis là, le nez sur le pare-brise, à essayer de distinguer derrière le rideau de flotte et entre deux gros culs se doublant, la ville, au loin, qui ressemble­rait à Florence.

Quelque chose s’est cassé. Est-ce en moi seulement ? Fini d’arriver en conquérant, col dressé, menton volontaire en avant, expulsé du passé et lancé toutes images con­ fondues vers le futur. Suarès, lui, se prenait carrément pour un condottière déboulant casqué sur la place du Dôme. Ce matin-là, moi, j’ai plutôt le sentiment d’arriver dans la ville à reculons, chassé du présent, dans un lent mouvement de zoom arrière. Florence est une boursouflure du temps. Ce ne sont pas des images qu’une fois de plus je vais contempler, c’est le lieu de leur effacement. Il y a quelque temps déjà que j’en suis sûr : le monde est en train de foutre le camp avec son image. Je me console avec cet Ecclésiaste qu’a peint Piero della Francesca dans l’église d’Arezzo : Mieux vaut la fin d’une chose que son commencement.

16 heures. La pluie a cessé. L’air est net, mais la lumière encore sans chaleur. Avec le matériel vidéo on met un beau foutoir dans le hall de l’hôtel.
Tournage dans le Cloître vert. Le Déluge d’Uccello. Heureusement ce n’est pas à moi de commenter. J’ai de plus en plus de mal à tenir un discours critique, extérieur, sur les œuvres. Je n ’ai rien de plus précis à dire que ceci : il est 4 heures, nous sommes le 28 mars 85 ; l’urgence est là, dans ce temps que je nomme, heure et date, et qui est à lui seul la preuve de quelque chose d ’indéniable, d ’irréfutable.

Ce n’est pas vraiment la fresque que je regarde mais la caméra et ceux qui filment. Puis, sur le mini-écran du viseur, les images en direct de la fresque. Puis, quelques minutes après, les mêmes images en différé. Étrange ce dédoublement puis ce décalage de l’espace et du temps. Une stéréoscopie déglinguée. L’expérience est immédiatement intérieure. La preuve est là que voir est le résultat d ’une chaîne d’infirmités insurmontées, insurmontables. Il y a une douleur de voir ; un impossible de la vision. Je veux dire : voir dans un pur face à face.J’en avais déjà fait l ’expérience avec la peinture, à Florence justement. Saint Jean nous avais avertis : On voit dans un miroir et en énigme. Le face à face ce sera pour plus tard, à la fin du temps. En somme, on ne fait rien d’autre en ce moment, avec notre quincaillerie supersophistiquée, que de vérifier cela. Uccello, d’ailleurs, a peint sa fresque pour nous permettre cette démonstration-là. Pas surprenant qu’il s’agisse d’une histoire de Genèse ; que le Déluge soit ce fabuleux télescopage à l’intérieur du temps et de l’espace.

La Genèse en est encore à ses débuts, et pourtant tout est déjà joué, fini. La tragique et ironique grandeur d’Uccello, c’est d’être venu nous faire entendre que l’image, comme le réel, est inhabitable. Ici, comme partout, nous sommes des intrus. Les projecteurs sont allumés pleine gomme. Il y a des coups de clarté entre deux nuages : le soleil, alors, n’éteint pas les lumières, il les annule, les relève de leur fonction, et, à coup sûr, nous avec.
Le vent s’est levé. On est dans un lieu clos et cependant illimité. Le cloître vert de Santa Maria Novella. Les cyprès, agités, font un bruit d’eau. Quelle différence, se demandait Diderot, y a-t-il pour un aveugle (c’est-à-dire quelqu’un privé d’images) entre un homme qui urine et un homme qui, sans se plaindre, verse son sang ?
Ludwig, la caméra sur l’épaule, la taille cambrée, les fesses tendues, filme tout ça avec une extrême lenteur. C’est très beau.

Le 29. Mal dormi. Feuilleté les magazines achetés sur l’autoroute. Reportage sur Valérie Kaprisky photographiée nue sur toutes les coutures. Lu la correspondance de Fitzgerald.
8 heures. « Les Offices », avant l’ouverture. Toujours Uccello. La Bataille de San Romano, ou comment ouvrir le vide au fur et à mesure qu’on le comble. Le silence de la caméra en train de tourner m’impressionne. Elle balaie lentement l’espace, dessine une sorte d’extase muette au sein de laquelle, bien entendu, nous ne sommes pas. Pendant ce temps-là, très loin de nous, sur un autre plan que le nôtre, défilent les phrases figées de notre commune catastrophe. Ça donne, il faut dire, une assez joyeuse et plutôt propre scène de boucherie.

10 h 30. On file vers Arezzo. Il fait beau. Déconnages habituels dans la voiture : on imite Bourvil, Gabin, Moravia... commentant de la peinture.
Depuis le début de ce voyage, je me sens embarqué dans une bizarre zone de dérivation à l’intérieur de moi-même. Le monde dit réel s’y engouffre, via cette petite lucarne du viseur où depuis plus de 48 heures on essaie de donner un semblant d’actualité à l’inactuel même.
Le démon, explique Tertullien, est à la fois dans la chose qu’il donne à voir, et dans celui à qui il la donne à voir. Nul doute qu’on est pris dans un stratagème diabolique. D’autant qu’avec la vidéo nous entrons dans un monde sans négatif. Exit la dialectique. Hegel est à déposer définitivement dans les poubelles de l’histoire. On est là, agrippés à ce périscope ; l’image du monde et de nous-mêmes a perdu de sa grâce. Il lui reste l’inertie, la pesanteur, lesquelles ne sont pas sans drôlerie et quelquefois sans beauté. Tout est plat, sans support, pris dans une transparence vibrante et accélérée. A l’intérieur des images peintes, d’autres images se succèdent comme une série d’acci­dents. Après Giotto, Uccello, Piero, Masaccio, l’image vidéo clôt la démonstration : le réel n ’a pas d’envers, d’en dessous, d’au-delà ; le visible est sans profondeur. C’est peut-être pour ça que je me sens à tout moment euphoriquement vidé. Comme après avoir pris au flash une femme se déshabillant dans l’obscurité. Le plaisir épuisant de faire sortir de la nuit, à coups de lumière crue, la plus exorbitante des figures. Luc raconte qu’à chaque éclair il voyait Lucifer (le porteur de sa propre lumière) tomber du ciel. Probable que mes quatre peintres, après avoir travaillé à toute vitesse sur leurs fresques, devaient connaître des états voisins. Pas facile d’avoir à maintenir sur un mur pour quelques instants encore, avant qu’elle ne s’effondre, la seule fragile assise du monde : son image.

Borgo San Sepolcro. La Vierge aux ailes éployées protégeant sa volaille. Elle tient tout ça à température modérée et constante. La Résurrection. Il revient, athlétique. « Il a goûté de la mort », comme disent les Écritures. Mystère de ce regard — le plus intense de l’histoire de la peinture — qui nous envisage à partir d’une lumière qui est la sienne mais aussi d’une obscurité qui est la nôtre. Cette peinture serait-elle un avant-goût de ce monde dont saint Paul dit qu’il sera celui de la plénitude de l’image ?

2 h 30 de l’après-midi. Retour à Arezzo. Église San Francesco. Le curé confesse à tour de bras. On tourne, tranquilles, sans autorisation. L’Histoire de la Croix. De la Genèse à la Révélation et à la Rédemption. Le bloc judéo-chrétien en entier, selon Piero della Francesca. Humour et beauté des détails. Le visage écœuré et douloureux de l’idiot : le seul qui nous regarde, la vulve d’une jument, le type en slibard et en chaussettes qui semble sortir de son lit ; apparaissant entre les pans de la chemise, la ronde, imberbe, merveilleuse, taquine petite couille du porteur de bois... et surtout, surtout les lourdes attaches des chevilles qui font de ces jambes d’hommes et de femmes, les plus belles jamais peintes. Le soir, dans la chambre de l’hôtel, on visionne ce qui a été tourné dans la journée. J’éprouve une espèce de jouissance clandestine à regarder ces images que j’ai l’impression de voir pour la première fois.

Le 31. Les Giotto à Santa Croce. La chapelle des Pazzi. Le cloître de Brunelleschi, presque désert. Je prends quelques photos au Minox. On pourrait transformer ce film « culturel » en flashes publicitaires pour la télé : montre Seiko, bottes en peau d’iguane, chemise Lacoste, jeans Levi-strauss, lunettes Ray-ban ... Petit bronzing sur la pelouse du cloître puis sur un banc, place Santa Croce, au pied de la statue de Dante que les pigeons arrosent copieusement de leurs merdes .

3 avril. Hier soir, à l’hôtel ce vieux cabotin de barman nous prenant pour une équipe de la télévision française, insiste pour qu’on le filme. Maquillage, projecteurs, claps, on mime la super-production. Difficile de garder son sérieux. La fille, au bar, devinant l’objectif braqué sur elle, a le geste rituel, immémorial : elle relève sa jupe, découvre un bas noir, une cuisse, blanche...

Me voilà Actéon épiant Diane dans le viseur. Personne pour crier : « Chienne effrontée. » Le scénario tourne court. Tout le monde va vite se coucher.

Ce matin, 8 h 30. Le Carmine, chapelle Brancacci. C’est là dans ce réduit sombre et humide que Masaccio invente le nu en peinture, c’est-à-dire invente la peinture elle-même. C’est la naissance de l’art n° 2 ; Lascaux bis. Après, Michel-Ange, Vinci, Titien, Raphaël, Tintoret, Goya, Vélasquez, Manet, Toulouse-Lautrec... ne feront que fignoler .
1401-1428. Masaccio meurt à vingt-sept ans. Il n’a disposé que de cinq ans pour mener à bien son invention : l’image lançant au réel une question bien plus grande que lui. Puis tout est rentré dans l’ordre. La peinture a commencé avec Masaccio et, déjà, finit avec lui. C’est ça qu’on est venu filmer : naissance et mort confondues .

Les fresques sont en restauration pour deux ans. On nous autorise à tourner. On est à quelques centimètres de cette surface pâle, abîmée, rongée, boursouflée par endroits, bouffée par le salpêtre. Jean-Bernard et Ludwig se repassent la caméra. Ils retiennent leur respiration pour filmer et terminent leur panoramique à bout de souffle et cramoisis. Même les battements du cœur sont de trop, me disent-ils. Chaque poussée du sang vient cogner jusque dans l’objectif et fait battre l’image. Voilà une confirmation de ce que, depuis quelque temps, je pressentais : que l’image idéale, parfaite, je veux dire celle qui aurait le moins de consistance et le plus de stabilité, ce serait celle qui serait enregistrée par un mort. La mort rapatriant le visible, lui communiquant l’inertie d’un instant qui n’en finit pas. Sans doute, est-ce l’impossible même. N’oublions pas que dans les visions d’Ezéchiel, l’Ange de la mort est entièrement habillé d’yeux. Il voit que les choses apparaissent en s’effaçant et s’effacent en apparaissant. On a bonne mine, grimpés sur nos échafaudages, les yeux à deux doigts de ces admirables jambes et têtes peintes, à essayer d ’engranger dans nos cassettes ce qui, en vérité, n’existe pas.
Dehors on retrouve un étrange temps voilé. La lumière est forte mais on n’en voit pas la source. Puis le voile crève ; le ciel d’un coup se hausse et devient bleu. Seul, alors, m’intéresse le slalom dingue des scooters.

4 avril. Les Donatello du musée du Dôme.

Pourquoi, demande le kabbaliste, l’homme réclame-t-il la femme, et la femme ne réclame-t-elle pas l’homme ? A quoi la chose ressemble-t-elle ? A quelqu’un qui a perdu un objet. Or, c’est lui qui recherche sa perte ; ce n’est pas sa perte qui le recherche. Claude Vigée qui cite ces lignes ajoute : Adam n’en a jamais fini avec la côte qui lui manque. La preuve, en ce moment : chaque image en plus, effet de cette foutue côte en moins.

11 h 30. La Trinité de Masaccio dans l’église Santa Maria Novella. Figuration inhabituelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Le Père soutient le Fils : même formidable envergure. Le dogme trinitaire est très justement illustré : le Père, plus grand et plus haut que le Fils en tant qu’homme, mais le Fils en tant que Dieu égal au Père ; et le Saint-Esprit soudant et séparant à la fois. Un en trois ; trois en un. Pas un poil héréti­que qui dépasse. Les jambes cagneuses du Fils. L’air hautain et méprisant de la Mère qui s’adresse à nous : V’là votre travail ! Pas de quoi être fier !
Midi. On filme au bord de l’Arno les deux filles draguées devant Santa Maria Novella.
15 heures. Dans la chambre de l’hôtel, pris en photo la fille du bar, celle aux bas
noirs. Toutes les phases du déshabillage et de sa masturbation qui fut d’une violence inouïe.
Place de la Seigneurie, 18 heures. Ludwig filme les statues. Prédilection pour les culs et les sexes. Ces petits sceptres de héros sculptés lovés et reposant sur le mini coussin rondouillet des couilles.

5 avril. On quitte Florence. Il pleut. Jean Bernard conduit à fond la caisse. Derrière, Ludwig et Jean-Luc somnolent. Une parenthèse à nouveau se ferme. Bien sûr, comme tous les autres, avec tous les autres, on est les plus malheureux des hommes. Ce n’est pas une pleurnicherie ; au risque d’être pédant, je dirai que c’est une affirmation strictement kierkegaardienne : toutes les images qu’on espère sont derrière nous ; celles dont on se souvient sont devant nous. On ne vit pas à reculons mais dans un double sens, devant derrière.
Ciao Firenze.
Je regarde défiler l’autoroute dans le viseur de mon appareil photo. Jamais la pluie ne m’a paru si lointaine.

Jacques Henric.

Première projection

FLASH BACK


Carton d’invitation, 29 avril 1986.
Zoom : cliquez sur l’image.
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Projetons-nous en avril 1986, le 29 très exactement. J’ai la chance d’habiter Reims (une fois n’est pas coutume), d’animer pendant cinq ans une éphémère salle de cinéma art et essai, classée "recherche", L’Atalante (aujourd’hui disparue, sabotée par la municipalité d’alors), d’y avoir fait la connaissance d’un jeune vidéaste Ludwig Trovato, de connaître Guy Scarpetta et d’être invité à deux projections organisées par une Maison de la Culture André Malraux alors très active (aujourd’hui disparue elle aussi) où Sollers et Fargier sont déjà venus présenter Paradis Video et Sollers au pied du mur/Itinéraire de Paradis à Jérusalem. J’ai lu les livres de Jacques Henric et, notamment, son passionnant et incontournable essai La Peinture et le mal paru trois ans auparavant. J’ai lu Le plus malheureux des hommes, le texte du même Henric dans le numéro 11 de la revue L’Infini publié à l’été 1985 qui me rappelle les lieux et les peintures vues en Italie quelques années plus tôt. Après le carton d’invitation qu’on n’oserait peut-être pas refaire aujourd’hui (?), je viens de découvrir ce film, Images d’images... C’était il y a trente-cinq ans. Autant dire — lieu, contexte — il y a des siècles, avant le déluge. Il m’a fallu attendre 2008 pour revoir le film et ses deux auteurs ensemble lors d’une rétrospective, à Reims, des films de Ludwig pour laquelle Henric était venu apporter son témoignage amical [1].

Uccello, Le déluge et le retrait des eaux. Florence, Cloître de Santa Maria Novella.
Photo A.G., 3 mai 2010. Zoom : cliquer sur l’image.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.
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Florence, Cloître de Santa Maria Novella.
Photo A.G., 3 mai 2010. Zoom : cliquer sur l’image.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.
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Après-coups

Le 13 mars à 14h38

Cher Albert

Merci pour l’article sur le site PILE FACE
Quel plaisir à chaque fois de te lire.

Amitiés
Ludwig

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Le 15 mars à 9h23

Merci de m’avoir fait connaître cette vidéo rare avec Jacques Henric.
En écho à notre réédition de « Carrousels » de Jacques Henric, ce film « oublié » avec lui en balade à Florence, « Image d’images ».

LIRE : Guillaume Basquin, Jacques Henric entre image et texte

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