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Quelques échos de lecteurs-contributeurs en ce début d’année

D 15 janvier 2021     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Jean-Hugues Larché

21 du 21 : Une belle année à vous cher Victor, en cette vingt-unième année du siècle 21

Jean-Hugues Larché sur pileface

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Michaël Nooïj

Concernant la pandémie planétaire et son effet destructeur de vie commune il serait bon de jeter à nouveau un regard sur Paradis 2, poème de fin de temps et aussi de début d’un autre temps

signature ouverte soleil coeur point coeur point de coeur crâné sous la croix et voilà tout se renverse d’un coup à nouveau le jour se lève enfin

VOIR AUSSI

Paradis 2 peut-il aider l’esprit et le corps à vivre et à affronter cette fin d’un monde en cours, à espérer une issue ?
Qu’avons-nous à penser pour l’après-covid, dans quelle perspective devons-nous nous mettre pour faire place au jour nouveau qui ne manquera pas d’arriver quelques soient les longueurs des douleurs du temps ?

PileFace pourrait demander à ses lecteurs une contribution sur ce thème

MN

Michaël Nooïj sur pileface

*

Thelonious

Que disait Sollers dans son journal (L’année du tigre), au 1er janvier 1998 ?

Il s’agit de vivre, pendant douze mois, avec une attention romanesque redoublée. Glissements, informations, désinformations, climat, travail, rencontres, signaux, projets, plaisirs, sommeils, rêves, fatigues.
Surprenante distance, surprenante joie dans l’absurdité

Puis citation de Rimbaud :

Mon âme éternelle
Observe ton vœu
Malgré la nuit seule
Et le jour en feu.

Je pense que c’est, comme l’on dit, toujours et même plus que jamais, d’actualité.

Thelonious sur pileface

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Jean-Michel Lou

merci pour pileface, particulièrement vivifiant en ces temps obscurs – quinze ans déjà…

Jean-Michel Lou wur pileface

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Pascal Boulanger

Vous souhaite l’éternel retour d’un infini qui se moque bien du fini covidé/codifié.

Pascal Boulanger sur pileface

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Gabriella Bosco


[…] voici pour vous, cher ami, en pièce jointe, quelques considérations sur un curieux quiproquo(*).
Vous me direz ce que vous en pensez !
Bon début d’année 2021,
Gabriella

(*) Cher Viktor,
si je me donne “un bon coup de bêche” sur un pied je fais une bêtise, mais si je me donne “un bon coup de hache” ça change !

Je viens d’écrire un papier pour la revue italienne L’Indice dei libri del mese, au sujet de Les inséparables de Simone de Beauvoir, paru en traduction italienne quelques semaines après la .parution française.
Lisant le livre pour écrire mon papier, je me suis aperçue d’ un quiproquo amusant auquel apparemment personne n’a fait attention avant moi, ni en France ni en Italie.
[...]

Gabriella Bosco sur pileface

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Danièle Robert

« Ce mal de l’année qui a commencé au masculin et a muté au féminin en cours de route. Et, voilà, à nouveau, après Eve, le mal assimilé au féminin !!!. Eternel recommencement, sans qu’aucun mouvement féminin ne s’en soit insurgé - à ma connaissance… » notais-je.

Danièle Robert, elle, s’insurge contre cette décision de nos académiciens :

…ce COVID que je me refuse absolument à féminiser pour la simple raison que cette transformation peu élégante (et encore moins galante à la Voltaire), a été décidée de façon absurde par l’Académie française (sans opposition de ses représentantes féminines, très minoritaires il est vrai).
Pour être plus claire, ces messieurs ont fait une analyse qui ne tient pas sur le plan linguistique, décomposant le mot en CO (rona) VI (rus) D = disease. À partir de là, ils ont traduit disease par maladie, ce qui est juste, mais en ont déduit que puisque maladie était féminin, il fallait dire : la maladie du corona virus, donc LA Covid et non LE Covid.
Or, comme vous le savez, les termes anglais qui ne désignent pas des êtres vivants sont neutres ; la déduction ne tient donc pas la route, mais dénote un parti pris délibéré des Académiciens ; s’ils avaient voulu vraiment être logiques, ils auraient dû décider qu’il fallait dire LA COVIM.

Danièle Robert sur pileface

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Nush Meynieu (Corée)

J’espère que vous n’êtes pas étourdi par cette infime chose virale qui secoue toute la planète ! […] le combat spirituel est rude dans la nouvelle ère,

Nush Meynieu sur pileface

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ABE Shizuko (Japon)

C’est toujours mon grand plaisir de lire vos articles trés intéressants et stimulants sur le site de pileface. Quant à moi, je viens de publier mon article, La Chine sollersienne (4), dans la revue de Hiyoshi de l’Université Keio,
_Shizuko

Concernant le sexe du Covid :

Heureusement nous n’avons pas ce problème ici parce que le genre des noms n’existe pas, et par conséquent il n’y a ni masculin ni féminin en japonais.


ABE Shizuko sur pileface

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Laurent Margantin

On vient de finir la traduction du septième carnet du Journal de Kafka - avec la première partie d’un récit intitulé par Max Brod "Souvenirs du chemin de fer de Kalda" - une expérience d’extrême solitude au coeur de la Russie. La suite du récit se trouve intercalée entre le neuvième et le dixième carnet.
www.journalkafka.com
Meilleurs voeux pour 2021 et bien cordialement,
L.M.

Laurent Margantin sur pileface

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Ludi

[…] j’ajoute qu’un site tel que pileface est plus que jamais essentiel. Sachez que je le suis régulièrement et toujours avec beaucoup de plaisir.
Amitiés,
Ludivine

P. S. Je pense aussi que vous devriez reprendre le portrait spiralé de James Joyce par Brancusi.

Ludi sur pileface

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Cygnus


Cher Viktor Kirtov,
[…] A l’heure actuelle, la promiscuité que nous partageons avec la mort m’a ouvert un appétit d’absolu et je ne cesse de me rappeler la profonde charité d’une mère partie bien trop tôt, charité ; « clef d’un festin ancien » comme dirait l’Autre...
Le « je est un autre » rimbaldien m’est revenu comme un boomerang transcendantal...
Je vous avais envoyé il y a quelques temps mon essai sur Rimbaud intitulé « l’étoile effondrée », la dernière mouture de ce dernier comporte ce nouveau passage relatif à la Commune :

« C’est cette époque qui a sombré »

Le contexte de la commune de Paris fut ressenti par Rimbaud comme une catastrophe absolue soit une véritable débâcle des valeurs révolutionnaires auquel le poète était attaché. La semaine sanglante figure cet anéantissement de la Commune où le petit peuple de Paris se voit massacré par les troupes d’Adolphe Thiers. Cet événement, où le parcours de Rimbaud demeure assez flou, s’inscrit dans le vécu de celui-ci comme une période apocalyptique qui le fera fuir ce continent « où la folie rôde pour pourvoir d’otages ces misérables. » Cette fin tragique de la commune détermina ainsi le devenir rimbaldien en une trajectoire d’exil et d’abandon de l’Europe et de la France. C’est que « l’époque » elle-même avait sombré vers le foyer de son aliénation fratricide qui est également l’abîme de son propre anéantissement. Le mal s’incarne aussi aux yeux de Rimbaud dans la guerre, civile ou entre états, dont la folie épouvantable broie et consument des milliers d’hommes et dont se moque un dieu de mères dévotes. (le Mal, Poésies) Ici débute ce que Rimbaud nommera « Le temps des assassins » et qui se poursuivra tout au long du XXe siècle ! Et Rimbaud de conclure en fin de carrière poétique :« Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant. » (Enfance IV ; lluminations, 1873-1875)

145 ans ont passé depuis l’écriture d’Enfance et la prophétie rimbaldienne parait sur le point de s’accomplir. L’effondrement de la civilisation thermo-industrielle lié au réchauffement climatique et à la fin d’un monde considéré comme une ressource infinie se fait chaque jour plus probable. L’Hybris initié par « les conquérants du monde -Cherchant la fortune chimique personnelle » (ibid) ne peut se terminer que dans le gouffre, (« le gouffre à l’étambot », ibid), trajectoire irréversible que plus aucun gouvernail ne semble pouvoir éviter. L’étambot supporte la poupe d’un navire, le gouffre se situe ainsi à l’arrière du navire qui tente de s’en échapper en luttant contre le courant qui l’emporte. L’effondrement Rimbaldien devance ainsi le solde et le collapse d’un monde devenu marchandise globale et abîme ultime.
[…]

Prophète d’où sont tes visions ?
Poète que sont tes images ?
Des abîmes à profusion
Peuplent à présent le tramage
De la nuit grosse de fusions !

Cygnus (in « Octogonie » )

Cygnus sur pileface

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Pawel Moscicki

A propos d’un livre sur "Paradis"
À : viktorkirtov@gmail.com
06/01/2021
Cher Monsieur,
D’abord permettez-moi de vous féliciter pour le site extraordinaire qu’est pileface.com. J’en tire beaucoup d’inspiration et des informations depuis des années maintenant. Je suis un chercheur polonais, professeur de l’Institut de Recherche Littéraire de l’Academie des Sciences à Varsovie. Je suis en train d’écrire un livre sur les lectures contemporaines de Dante et parmi les protagonistes centraux je vais mettre Philippe Sollers et son "Paradis".

Je suis tombé sur un fragment du livre de Thierry Sudour qui présente une abondance de figures et des références cachés dans "Paradis". Malheureusement, il est impossible pour moi d’accéder à une copie de ce texte et même de contacter son auteur. Est-ce que vous avez peut-être des coordonnées de monsieur Sudour ? Est-ce que vous savez où il peut travailler aujourd’hui ? Je serai très reconnaissant pour toutes les informations possibles la dessus.

Cordialement,

Pawel Moscicki

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