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Chine vs Etats Unis. Dans la guerre des places fortes financières, la bataille historique et décisive a commencé.

Wallstreet défiée par Shanghaï alliée à HongKong

D 28 août 2020     A par Viktor Kirtov - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Nos meilleurs analystes financiers nous le disent : quelque chose d’important vient de se déclencher dans la guerre économique Chine vs Etats Unis.

La bataille historique et décisive a commencé ; elle se déroule sous nos yeux éberlués ou indifférents, regardant ailleurs. Décryptage.

Introduction en bourse de Ant Financial : la finance aussi devient "made in China"

Nicolas Barré, Europe 1, le 26 août 2020

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L’introduction en Bourse d’un géant de la finance chinoise s’annonce déjà comme la plus grosse introduction en Bourse du monde. Ant Financial est le bras financier d’Alibaba, le Amazon chinois. En Bourse, la société devrait valoir 300 milliards de dollars, plus de 20 fois la Société Générale. Nicolas Barré fait le point sur une question d’actualité économique.

La Chine a conquis l’industrie, l’automobile,l’électronique, les télécoms. Elle est devenue incontournable dans presque tous les secteurs sauf celui de la finance et c’est en train de changer.

Le symbole de ce changement c’est l’introduction en Bourse d’un géant de la finance chinoise, qui s’annonce déjà comme la plus grosse introduction en Bourse du monde. Changement majeur parce que le monde vit depuis plus d’un siècle sous la domination de la finance anglo-saxonne. Cette domination avait été brièvement contestée dans les années 80 par le Japon, mais très vite la puissance de Wall Street avait repris le dessus. Or aujourd’hui, le paysage est en train de changer plus radicalement. La finance aussi devient "made in China", il va falloir s’y habituer.

Ce géant financier chinois peut faire trembler les banques occidentales.

On aurait tort de le regarder de haut en effet. Voyez ce qui s’est passé en quelques années dans les télécoms ou dans l’automobile : les Chinois étaient jadis des copieurs low-cost. On disait qu’ils n’innovaient pas. Mais ce n’est plus vrai. L’innovation dans la 5G, la voiture électrique, l’intelligence artificielle et j’en passe, elle est largement chinoise aujourd’hui. L’étape d’après, c’est maintenant la finance. Il n’y a pas d’économie puissante sans de grandes institutions financières. Ce géant chinois, c’est un empire, il s’appelle Ant Financial, Ant comme la fourmi en anglais. [la fourmi qu’elle a adopté pour son logo et qui évoque chez nous la fable de « La cigale et la fourmi ». La fourmi ANT a tant amassé qu’elle est devenue aujourd’hui, un dragon conquérant, narguant la cigale occidentale (note pileface)]

C’est en fait le bras financier d’Alibaba, le Amazon chinois. En Bourse, cette fourmi devrait valoir 300 milliards de dollars, plus de 20 fois la Société Générale. C’est surtout un groupe financier qui compte plus d’un milliard de clients, soit plus que toutes les banques européennes réunies.

Un groupe qui regarde au-delà des frontières de la Chine.

Comme dans l’industrie, comme dans les télécoms, les géants chinois ne se contentent pas de leur marché. Ils ont aussi une stratégie de conquête mondiale. Ce nouveau mastodonte de la finance chinoise fait du paiement, du crédit aux particuliers, même aux PME, bref, il est en train de devenir un supermarché de la finance. Il innove. Au XXe siècle, la puissance de l’économie américaine a largement reposé sur Wall Street et les grandes banques comme JP Morgan, Bank of America, Citibank. Aujourd’hui, la finance chinoise appuie la stratégie de conquête de la Chine. Et ce n’est que le début de l’histoire.

L’analyse de François Lenglet (RTL)

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L ÉDITO - Le magnat chinois et fondateur d’Alibaba, Jack Ma, vient de faire rentrer en bourse sa société de paiement sur mobile valorisée autour de 250 milliards d’euros.

Lenglet-Co François Lenglet
26/08/2020


Bourse : record d’intronisation pour la Chine avec Ant group Crédit Image : Lv Liang / Imaginechina via AFP | Crédit Média : RTL |
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La plus grosse introduction enboursea été annoncée mardi 25 août.Celle d’une société de paiement sur mobile, une société chinoise qui s’appelle la Fourmi et qui dispose de plus d’un milliard de clients. Et elle a réalisé l’année dernière plus de 15.000 milliards d’euros de paiement. C’est deux fois plus que Visa, l’américain qui émet la célèbre carte de crédit.

La Chine est un pays où l’utilisation du cash a quasiment disparu pour les transactions quotidiennes, c’est la Fourmi qui en profite. La Fourmi, Ant en anglais, sera cotée à Hongkong et à Shanghai, les deux places financières chinoises.

Le groupe est évalué à environ 250 milliards d’euros, c’est cinq fois plus que BNP Paribas, la plus grande banque d’Europe, dix fois plus que le Crédit Agricole. Comme il va mettre en vente 10 à 15% de son capital, il pourrait récupérer 30 milliards, ce serait justement la plus importante mise en bourse de l’histoire. Le précédent record était détenu par une société pétrolière saoudienne, Aramco, à la fin 2019.

Avènement de la transformation de l’économie

En réalité, d’un record à l’autre, on est passé du pétrole à la technologie. L’énorme valeur de la Fourmi consacre la transformation de l’économie mondiale et le passage de l’or noir, qui a été la matière première de l’ancien monde, à l’or blanc, la technologie, carburant de la nouvelle croissance.

Si la société s’introduit en bourse, c’est d’abord pour récupérer de l’argent. Elle se vend en cédant une portion de son capital sous la forme d’actions, ce sont des titres de propriété, vendus à tous ceux qui veulent en acheter. Avec l’argent qu’elle récupère, elle investit pour grandir. Ant Group veut se développer en Occident, et devenir un géant mondial.

Quant aux acheteurs, eux, on les appelle les actionnaires, ils seront du coup intéressés au développement de l’entreprise, ils recevront une partie de ses bénéfices, c’est ce qu’on appelle les dividendes.

Un magnat encouragé par le parti communiste chinois

Derrière cette entreprise,Jack Ma, l’homme le plus riche de Chine, le fondateur d’Alibaba, l’Amazon chinois, une gigantesque entreprise de e-commerce. Jack Ma est un milliardaire rouge, qui a construit une fortune privée colossale, mais qui est aussi très proche des communistes qui gouvernent la Chine.

Le calendrier de la mise en bourse a d’ailleurs été approuvé par le Parti communiste, qui y voit une occasion de célébrer la suprématie chinoise. Ant, Alibaba et leur créateur sont emblématiques de ce capitalisme rouge chinois, où se mêlent intérêts privés et publics, économiques et politiques, où une petite élite de responsables s’enrichit de façon considérable.

Symbole de la puissance économique chinoise

Si le pouvoir politique est si attentif à cette mise en bourse, c’est parce que les Chinois veulent obtenir, dans tous les domaines, le titre de premier mondial. L’épidémie de coronavirus, qu’ils ont dominée, contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays du monde, et aux États-Unis en particulier, renforce leur sentiment que l’Occident est en pleine décadence, et que leur heure est venue de diriger le monde.

Ant group va être coté à Shanghai et à Hong-kong, en Chine, alors que la dernière fois que Jack Ma avait fait une gigantesque mise en bourse, c’était à Wall Street, à New York. Il rentre donc au bercail, non seulement parce que ce serait impossible aujourd’hui d’aller en Amérique, alors quela guerre froide entre les deux géants s’intensifie, mais parce que la Chine veut faire de Shanghai la première bourse mondiale, pour détrôner les États-Unis sur ce plan là aussi.


Décryptage

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Avec BfM-TV

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ANT Group : vers la plus importante IPO jamais réalisée sur les marchés asiatiques

Détenu à 33% par Alibaba, Ant Group pèse plus de la moitié du marché des paiements en ligne en Chine avec son fleuron Alipay

Il s’agirait dans ce cas de la plus grosse introduction en Bourse de tous les temps. Le record est détenu par le géant saoudien du pétrole Aramco qui avait levé en décembre dernier 29,4 milliards de dollars sur la place boursière de Ryad. Signe des temps, c’est une société issue du numérique qui vient détrôner une société issue du pétrole. Viennent ensuite Alibaba (25 milliards de dollars), SoftBank (23,5 milliards de dollars) et Agricultural Bank of China (22,1 milliards de dollars), selon des données compilées par Statista.

Par Éric Benhamou
le 25 août 2020

La fourmi est devenue éléphant. L’histoire n’a pourtant rien d’un conte. Surnommé « le bras financier d’Alibaba », Ant Group a su révolutionner le paiement mobile avec son application Alipay , devenu le moyen de paiement incontournable en Chine. Mais à la différence de son concurrent chinois direct, Wechat Pay du groupe Tencent, Alipay est une des solutions de paiement mobiles qui se développent le plus vite à l’international.

Aujourd’hui, Alipay pèse, en termes de transactions, plus que trois fois l’Américain Paypal. L’application représente désormais près de 55% du marché chinois du paiement mobile, qui croit encore de l’ordre de 20% par an, dans un pays où près de 90% de la population a recours à un porte-monnaie électronique, selon les chiffres compilés par Syrtals Cards.

Cap sur les pays émergentsComme son concurrent Wechat Pay, cette application a également la capacité, au-delà du paiement, à agréger des centaines de services associés (réservations, produits financiers, RDV médical…). Une façon de se diversifier au-delà de la finance. Avec 40% de part de marché du paiement mobile en Chine, Tencent mise de son côté sur ses réseaux sociaux pour encercler son client avec des services associés.

Mais en matière de développement à l’international, Ant Group a une longueur d’avance sur son concurrent. Et compte encore conquérir de nouveaux marchés, notamment le sous-continent indien qui rattrape peu à peu son retard dans le domaine du paiement et du commerce électronique. Le groupe ne cesse de nouer des partenariats avec les pays émergents, comme le Vietnam, les Philippines, la Corée du Sud ou la Thaïlande.

Plateforme de distributionAnt Group s’est également affirmé comme un formidable réseau de distribution de produits financiers. Il a ainsi enregistré en 2017 une collecte record sur le fonds monétaire Yu’Bao, soit plus de 100milliards de dollars en douze mois. Sans aucune force commerciale, uniquement grâce à la plateforme Alibaba.

Ces performances sur les produits d’épargne sont désormais dupliquées dans le crédit aux ménages et aux petites entreprises. Résultat, le chiffre d’affaires du groupe, en hausse de 40%, repose désormais pour 43% sur le paiement et pour 35% sur le crédit.

« Le tour de force d’Ant Group réside également dans le choix de sa cible de clientèle, qui fait la part belle aux revenus modestes et aux petites entreprises. Ce positionnement explique aisément son succès sur le marché indien, dont la population est faiblement bancarisée », ajoute Eva Balligand, gérante spécialisée sur les marchés asiatiques.

Eric Benhamou

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Décryptage par l’Echo (Belgique)

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SALIM NESBA
21 août 2020


Alipay, le produit phare de la fintech Ant, est entré dans le quotidien de près d’un milliard de consommateurs chinois.©Lv Liang/ChinaImages/Sipa USA
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La bourse, un nouveau champ de bataille

Ant Group viseune double cotation sur la Bourse de Shanghai et sa voisine de Hong Kong. Cette dernière assiste ces derniers temps au retour en force de grandes valeurs technologiques après lesmenaces d’exclusion émises par l’administration Trumpsur plusieurs cotations chinoises à Wall Street. Alibaba, encore lui, est ainsi revenu gonfler le marché hongkongais avec une cotation secondaire de son titre représentant 13 milliards de dollars.

L’engouement des techs chinoises pour leur marché domestique s’explique aussi parles règles d’application à la Bourse de New York. Elles sont jugées très contraignantes par les entreprises de l’empire du Milieu. On pense notamment à l’affaireTikTokqui secoue les marchés depuis plusieurs semaines. Et la tendance est à la rigidité, coté américain.

Adopté à l’unanimité au Sénat américain en mai dernier, un projet de loi prévoit que les actions d’une entreprise soient exclues des places boursières américaines si cette société n’a pas pu prouver son indépendance vis-à-vis de pays étrangers ou si l’organisme américain chargé de superviser les audits des sociétés cotées n’est pas parvenu àauditer l’entreprise pendant trois années consécutives pour vérifier si elle est liée à une puissance étrangère. De quoi refroidir le désir de migration des valeurs chinoises vers Wall Street.

Une bulle à Shanghai ?

Dans le contexte des tensions actuelles entre les deux plus grandes puissances mondiales,les marchés boursiers ont pris l’allure de champs de batailleentre les Américains et les Chinois. Une menace du Président Trump ou une réplique de son homologue Xi Jingping peut faire vaciller un mastodonte commeAppleouTencentsur les marchés.

A l’été 2019, au plus fort de la bisbrouille commerciale entre la Chine et les États-Unis,la Bourse de Shanghai a lancé son propre indice technologique, une sorte de concurrent direct pour le Nasdaq.

Baptisé "STAR Market", il compte après un an d’existence 140 entreprises etenviron 400 milliards de dollars de capitalisation en son sein. Et comme le Nasdaq, les performances de ses sociétaires ont grimpé en flèche depuis la mi-mars.

Pour son premier anniversaire célébré en juillet dernier, le STAR 50, équivalent du Nasdaq 100 (à savoir les 100 plus grandes capitalisations non-financières du Nasdaq), a fait deux fois mieux que son modèle américain.

Maisde nombreux analystes préfèrent se détourner de l’indice chinois, n’hésitant pas à parler de "bulle technologique". Les actions s’y négocient en moyenne à 100 fois leurs bénéfices contre 34 fois sur le Nasdaq.

Crédit : www.lecho.be


GIF La morale de l’histoire

Il est loin le temps de la guerre de l’opium, où l’occident dictait sa loi arrogante et humiliante à la Chine.

En quarante ans la Chine est sortie du Moyen Age et défie aujourd’hui l’Occident, au cœur de son moteur financier : Wallstreet, avec les armes de l’Occident. Qui dans son insouciance et sa sous-estimation de la Chine, a introduit le loup dans la bergerie en l’admettant à la table de l’Organisation mondiale du Commerce, sans que la Chine ait à en respecter toutes les règles, à commencer par la première : la libre concurrence réciproque ainsi que, la libre régulation de la monnaie chinoise. Privilèges dont la Chine a usé et abusé sans retour de bâton. Il est déjà loin le temps où les Alsthom pour la France et Siemens pour l’Allemagne rivalisaient dans une danse du ventre effrénée pour que les Chinois choisissent leur TGV. Aujourd’hui, ni l’un ni l’autre ne vendent plus le moindre TGV à la Chine et celle-ci vend sa production partout en Asie. L’imposition de la règle des co-entreprises avec un acteur chinois et transfert de technologie a fait son œuvre. Après le ferroviaire, c’est le même scénario pour l’aviation le nucléaire et même notre expertise en matière de biologie sensible de haute sécurité (cf. le controversé laboratoire P4 de Wuhan –développé avec l’assistance technique de la France et l’objectif d’un « partenariat » de recherche conjoint avec la Chine - resté lettre morte - expertise que les Etats Unis avaient refusé de transférer vers la Chine, mais dès que nos institutions étatiques ou para-étatiques entendent le mot « coopération » ou « partenariat », c’est (c’était) le mot magique pour lever tous les tabous Le coq français lance un vibrant cocorico.). …Nous ne sommes pas complètement vaccinés car les mots magiques aimantent toujours nos conservateurs de musée. Nous allons bientôt prêter l’emblématique tableau se Monet « Impression Soleil Levant » et quelques autres pour une exposition à Shanghaï (nous y reviendrons. Impression Soleil Levant vaut bien un article). La conservatrice est très fièrede cette coopération. Ce sont nos derniers bijoux de famille. Quel a été le montant de la transaction financière ? J’aimerais le savoir. Non, ce ne doit pas être un gros mot, même au sein de notre Réunion des Musées Nationaux. Nos prestations culturelles à la Chine devraient se conclure à prix d’or. Idem pour les Emirats ! C’est notre or noir ! Le dernier gisement qui nous reste.

Notons que ANT Financial devenu Ant Group a été fondé seulement en 2004 - 10 ans après Amazon (fondé en 1994) et 6 ans après Google(fondé en 1998) et devenu dans ce court laps de temps, un mastodonte de la nouvelle économie numérique, détrônant Aramco le mastodonte de l’ancienne économie du pétrole. ANT (numérique) du groupe ALIBABA et HUAWEI (téléphonie et réseaux) sont respectivement devenus les champions chinois mondiaux. Après ses succès dans l’industrie ferroviaire, automobile, aéronautique, industrie nucléaire…
C’était au siècle passé. Hélas aujourd’hui, l’Europe n’ a fait émerger aucun acteur mondial ces dernières 25 dernières années qui ont vu naître la nouvelle économie du numérique et des télécommunication… Feu Alcatel, notre ex champion national des Télécom a disparu corps et biens dans les fusions-acquisitions.

Aujourd’hui l’Europe et les Etats Unis sont devenus dépendants de la Chine. C’est la Chine qui dicte sa loi. Les jeux sont inversés. Restait un bastion où l’Occident maintenait sa suprématie : la finance avec Wallstreet, le cœur de l’économie. Un bastion qui vacille. Signe d’un basculement historique. Changement de paradigme.

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La fourmi ANT en est devenue le symbole, le marqueur de ce basculement d’époque, nous renvoie sa morale, et nous nargue à son tour :

La Cigale et la Fourmi

La Cigale, ayant chanté
Tous les été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la crise du Corona fut venue.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque masques pour subsister
Jusqu’à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l’août [1], foi d’animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n’est pas prêteuse ;
C’est là son moindre défaut [2].
Que faisiez-vous quand votre temps était beau ?
Dit-elle à cette emprunteuse [3]
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise :
Et bien ! dansez maintenant.

D’après Jean de La Fontaine par VK [4]


[1L’août est la "moisson qui se fait durant le mois d’août" (Richelet)

[2comprendre qu’elle n’a pas ce défaut : elle est tellement économe que la bienfaisance fait partie du gaspillage

[3à l’époque, ce féminin n’est utilisé que dans le burlesque, en riant.

[4}Cette fable est la première du premier recueil (124 fables, divisées en 6 livres) paru en mars 1668.

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1 Messages

  • Anwen | 30 août 2020 - 04:52 1

    « Nos meilleurs analystes financiers nous le disent : quelque chose d’important vient de se déclencher dans la guerre économique Chine vs Etats Unis. » dîtes-vous.
    En parallèle de ce que disent ces « meilleurs analystes », et afin de (peut-être) mieux comprendre la situation internationale actuelle, et en particulier celle de la France, rappelons rapidement l’origine du système financier mondialisé, c’est-à-dire celle de la « Finance mondiale », ainsi que ses conséquences devenues, aujourd’hui, l’une des causes principales de l’enfer planétaire dans lequel nous nous trouvons.
    Après 1789, la France est passée d’une monarchie qui avait pour contre-pouvoirs tous les corps intermédiaires, à une oligarchie financière dénuée de tout contre-pouvoirs, le tout sous le vocable trompeur de démocratie.
    La démocratie est le vêtement dont se pare le pouvoir sous le prétexte qu’existe une représentation populaire (pouvoir législatif). Mais cette représentation est, dans les faits, c’est-à-dire concrètement, catégorielle et non pas populaire parce que contrôlée par des partis politiques sous influence des puissances d’argent.
    Le véritable pouvoir aujourd’hui n’est pas à rechercher dans l’apparence des arcanes politiques, il se cache derrière l’anonymat des capitaux et dans les paradis fiscaux.
    Le véritable pouvoir auxquelles sont soumises les populations, maintenues dans la naïveté et l’inconscience, est économique : il appartient aux principaux détenteurs de capitaux de la planète ; lesquels ont tant et si bien œuvré depuis des centaines d’années qu’ils sont devenus propriétaires directs et/ou indirects de la majeure partie des actifs tangibles de ce monde.
    Tant que le destin des monnaies restera l’apanage des banquiers mondialisés, et continuera en conséquence à échapper aux peuples qu’elles contraignent, nous assisterons à la continuation de la mise sous tutelle financière, économique, juridique et politique de ces derniers (et à terme à l’esclavagisme).
    Pour ceux qui l’auraient oublié, cette vérité a été directement précisée par l’un des fondateurs de l’oligarchie financière : « Donnez-moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font les lois ».
    Si l’on retourne aux fondamentaux, il apparaît en effet que la monnaie, et son pendant qu’est la dette, conjuguée au principe de l’entreprise anonyme qu’elle a juridiquement autorisé à se mettre en place, sont les armes du servage d’aujourd’hui au même titre que l’épée et la lance étaient celles du servage d’hier.
    Aussi, la France, comme les USA et ses alliés ne sont plus depuis le début du XXème siècle, au minimum, gouvernés par ce qu’on appelle un phénomène politique, qui représente l’intérêt commun, mais par un cartel d’entreprises dirigé par les principales banques globales d’investissement qui ont leur quartier général, depuis Oliver Cromwell, à la City of London.
    En réalité, les Etats occidentaux n’existent plus car ils ont été privatisés lorsque le contrôle de leurs monnaies est tombé dans les mains des banquiers privés, ce qui explique, en Europe, l’apparition des institutions européennes, qui ne sont que la formalisation politique (traités de Maastricht et Lisbonne) de cette capture des règles d’organisation des peuples par des intérêts privés.
    Dans l’objectif de hâter sa prochaine disparition volontaire, les autorités politiques en charge de la France relaient avec zèle, voire même anticipent, l’agenda mondialiste consistant à appauvrir matériellement, physiquement et moralement la plus grande masse des gens peuplant la planète au profit de quelques usurpateurs, véritables escrocs économiques qui ont, aujourd’hui, pris l’ascendant sur les pouvoirs politiques des États.
    Aussi, la France qui n’a aucune politique, et encore moins de politique socialiste, dans le sens « social » du terme, est en revanche l’un des principaux fers de lance de l’agenda globaliste, lequel prospère sur le développement de la misère humaine.
    Les cartes sont actuellement dans les mains des populations civiles : ces dernières ont enfin, phénomène unique dans l’histoire, la possibilité de reprendre leur destin en main ; ce qui signifie, très précisément, qu’elles ont la possibilité de réinstaurer des gouvernements politiques en lieu et place des ersatz actuels entièrement aux mains des puissances financières.
    Les peuples auront ce qu’ils méritent : ils recevront, s’ils acceptent de se prendre en charge (en contrepartie d’un peu de courage) des fruits extrêmement bénéfiques… mais l’accepteront-ils ?
    Là est la question…
    Profitons de ce texte pour rendre hommage au travail de structuration politique fait, en France, par les Gilets Jaunes constituants, qui ont pleinement compris et anticipé cette problématique de fond.
    Rappelons, pour finir, que l’antiquité a donné un grand rôle au serpent.
    Le serpent, animal rampant (ancien emblème de l’homme pervers), symbolise ce qui est bas, lâche, vil.
    « Kâna el-insânu hayyatan fil-qidam. » (« L’homme fut serpent autrefois. »), nous rappelle également une expression arabe.
    Certains, encore aujourd’hui, parlent de « reptiliens », dirigeant la terre en gardant les humains dans l’ignorance. Un terme, évidemment, à prendre au sens figuré et non au sens propre.
    Enfin, il y a peu, certaines expressions étaient également explicites quant à leur aspect néfaste, tel « le serpent monétaire », dispositif économique qui permettra d’aboutir à l’abomination de la désolation, économique, sociale et morale, actuelle.

    Voir en ligne : Un autre point de vue