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Rendez-vous avec Christine Angot

D 23 août 2006     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


683 romans en lice pour la rentrée littéraire 2006


Philippe Sollers a déjà dit tout le bien qu’il pensait de Rendez-vous (Christine Angot), un livre « excellent, puissant, rapide, audacieux, drôle. Il y a là un banquier pervers, un acteur fasciné par la littérature, et Angot qui s’offre à eux, les observe, souffre, se reprend, l’écriture étant sa seule vraie vie dramatique. Vous commencez à lire, c’est immédiat, vous ne lâchez plus les pages, vous vous demandez comment elle va se tirer d’une folie parfaitement maîtrisée, inceste traumatique, sincérité, crudité lucide. Eh oui, il faut s’y faire : Angot est un des meilleurs écrivains français d’aujourd’hui. But marqué, donc. C’est rare. »
cf. Journal du mois, Juin 2006 dans le JDD

Ce n’est pas l’avis de Pierre Assouline qui, sur son blog, dit regretter l’Angot d’avant, aussi exaspérante fût-elle : « Là, écrit-il, débarrassée de sa violence et de son agressivité, elle est juste sans intérêt. »

Et de poursuivre sa déclaration de non intérêt dans un ...long développement : « Christine Angot a failli intituler son roman "Rendez-vous manqué". Ce qu’il est. Quoique, à la réflexion, on se demande à quoi il aurait ressemblé s’il avait été réussi. Le sujet ? Moi depuis mon dernier livre. Ou plus exactement Moi et mes livres, Moi et mes hommes, Moi et le public, Moi et le théâtre, Moi et les intermittences du coeur, Moi et l’attente dans les cafés... ». Ou encore : « Au moins y aura-t-on appris que lorsqu’elle peine à jouir, il lui suffit de prononcer "salaud !" dans sa tête pour accéder à l’étage supérieur. [...] Que son père (on a déjà fait sa connaissance dans L’Inceste) est le genre de père qui offre à sa fille un parfum de marque en lui conseillant de s’en mettre sur le sexe, puis en lui confiant qu’il ne lèche jamais sa nouvelle femme Elisabeth ("Il n’aimait pas son odeur, ça sentait le poisson pourri, il ne pouvait pas le faire"). Elisabeth appréciera ; si elle nous lit, qu’elle sache que nos colonnes lui sont ouvertes. [...] J’oubliai de préciser que la narratrice privilégie trois situations romanesques : soit elle a bien baisé, soit elle va se faire baiser, soit elle n’y arrive pas. »...

Plus sur la rentrée de Philippe Sollers...

Rumeurs et interrogations du Figaro

Comme chaque année, la rentrée littéraire suscite rumeurs et interrogations. Qui peut prétendre aux grands prix d’automne, Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié et Académie française ? Parmi les valeurs sûres du paysage littéraire, citons Yasmina Khadra, Laurent Mauvignier, Marc Weitzmann, Eric Chevillard, Alain Fleisher, Eric Faye, Benoît Duteurtre, Antoine Audouard, Jean-Marie Delacomptée, Pierre Charras, Akli Tadjer, Patrice de Méritens, Jacques A. Bertrand, Alain Absire.

Jacques Roubaud, Gilles Lapouge et Rezvani représentent avec talent les « seniors », et Frédéric Vitoux, l’Académie. Les jeunes auteurs, remarqués pour leur premier ou second livre, seront attendus au tournant par les critiques. Parmi ces nouveaux venus, on retiendra Christian Authier, Gaspard Koenig, Christine Lapostolle et Patrice Pluyette.

Dans la catégorie des écrivains « provocateurs et controversés », Yann Moix, Maurice G. Dantec et Christine Angot, chacun dans le registre qu’on leur connaît, diviseront comme d’habitude la critique.

En fait, la palme de l’originalité revient cette année à deux premiers romans : celui de Jonathan Littell, qui a imaginé sur 900 pages les mémoires d’un officier SS sans remords ; et celui de Jean-Eric Boulin, Supplément au roman national, un bref texte qui dépeint crûment la société française multiethnique que ne cimente plus aucune valeur commune.

Et que dit le « qu’en dira-t-on » ? Frédéric Beigbeder a donné le nom du futur Goncourt : Laurent Mauvignier. Parmi les jurés dudit prix, François Nourissier aurait une préférence pour Christophe Bataille, Didier Decoin pour Nancy Huston

Du côté des professionnels

Ils sont nombreux, aussi, les gens du métier, à publier un roman en cette rentrée. Denis Tillinac, qui dirige la Table ronde, signe Je nous revois, « une grande fresque de la décadence européenne » selon Gallimard qui édite le livre. Jean-Hubert Gailliot, fondateur de la maison Tristram, fait paraître chez l’Olivier Bambi Frankenstein. Daniel Arsand, directeur littéraire de Phébus, publie chez Stock, maison dirigée par Jean-Marc Roberts qui lui-même signe un court roman chez Grasset. Richard Millet, membre du comité de lecture de Gallimard publie Dévorations chez Gallimard. Christophe Bataille fait mieux encore : cadre de Grasset, il signe chez Grasset un court roman dont le héros n’est autre que Bernard Grasset.

Crédit : Le Figaro du 22 août 2006
La République des Livres, le blog de Pierre Assouline



Du côté des étrangers

En littérature étrangère, 208 romans sont annoncés.

On lira une histoire d’amour estivale inachevée et reniée de Truman Capote, La Traversée de l’été (Summer Crossing) (Grasset). Astrid Eliard

John Irving, après cinq ans d’absence, publie Je te retrouverai (Seuil). Rick Moody tisse une intrigue mystérieuse autour d’une productrice de cinéma, sur fond de jet-set new-yorkaise dans Le Script (L’Olivier). John Updike brosse dans Tu chercheras mon visage (Seuil) vingt-quatre heures de la vie d’une femme peintre.

Occasion aussi de découvrir un auteur italien peu connu en France, Giuseppe Culicchia avec Le Pays des merveilles (Albin Michel), ou l’histoire d’un adolescent fasciné par Hitler et Mussolini dans le Turin des années 1970. Dix ans après La Mandoline du capitaine Corelli, Louis de Bernières revient avec Des oiseaux sans ailes, (Mercure de France) un Guerre et paix sur la chute de l’Empire ottoman et l’émergence de la nation turque.
D’après Astrid Eliard, Le Figaro du 22 août 2006

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