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Mozart est un illuministe, il croyait en « son » Dieu

D 31 janvier 2021     A par Albert Gauvin - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


« Mozart a été l’un de ceux qui ont le mieux entendu parmi ceux qui entendent : il l’"a été", c’est-à-dire qu’il l’est essentiellement, qu’il l’est donc encore ».

Heidegger, Le Principe de raison.


Mozart, « le divin Mozart », est né le 27 janvier 1756. Deux cent-soixante cinq ans après sa naissance, Philippe Sollers en a fait un des principaux protagonistes du film qu’il a réalisé avec G.K. Galabov et Sophie Zhang Légende Agent secret, roman pour présenter ses deux prochains livres éponymes. J’ai choisi de m’y attarder dans mon précédent article en insistant plus particulièrement sur le rapport de Mozart avec la franc-maçonnerie que le film met en relief, plus encore que ne l’avait fait Sollers dans Mystérieux Mozart. Il faut maintenant revenir sur l’aspect proprement révolutionnaire de Mozart. « Mozart est un illuministe comme le sera Rimbaud » dit Sollers. « Mozart est absolument moderne » écrivait-il dans Mystérieux Mozart, reprenant la formule célèbre du poète. Ce que confirme à sa manière Heidegger : « Mozart a été l’un de ceux qui ont le mieux entendu parmi ceux qui entendent : il l’"a été", c’est-à-dire qu’il l’est essentiellement, qu’il l’est donc encore ». Je reprends ici, en le complétant, un entretien récent de Sollers avec Adèle Van Reth que V.K. avait mis en ligne le 23 janvier 2019 et un second entretien publié par moi-même le 5 février.
Sollers : « Toi, tu vas écouter Mozart pour essayer de savoir, pourquoi, comme lui, tu pourrais être immortel. » C’est le programme. N’ayons pas peur de le répéter en ces temps mortifères d’air confiné.

Wolfgang Amadeus Mozart est un compositeur de génie dont la musique fait partie de nos vies. L’écrivain Philippe Sollers en est passionné et livre son portrait intime de Mozart, l’aimé de Dieu. Comment l’a-t-il rencontré ? Quelles sont les idées reçues véhiculées sur sa vie ?

Il est né le divin Wolfgang

Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth, 23 janvier 2019.
Série « Philosopher avec Mozart ».


Mozart à Vienne, faisant entendre des extraits de son opéra Don Giovanni pour la première fois.
D’après une peinture d’Edouard Hamman. Österreichische Nationalbibliothek. ZOOM : cliquer sur l’image.

Cette semaine nous fêterons les 263 ans de Mozart, qui était né un 27 janvier en l’an 1756.
À 14 ans, à Vérone, le jeune Wolfgang obtient son deuxième prénom, Amadeus, transcription italienne de « Gottlieb », qui signifie l’aimé et l’aimant de Dieu...

L’invité du jour : Philippe Sollers, écrivain

Mozart, l’ami de la mort

La mort est notre meilleure amie, écrit Mozart à son père, ce qui est une allusion très claire d’une appartenance à la maçonnerie, une initiation à la mort et donc au dépassement de la condition mortelle, ce que raconte Mozart de façon claire, émouvante, admirable, dans "La Flûte enchantée" où il y a des allusions précises au fait qu’un couple va traverser par la seule force de la musique, la sombre nuit de la mort.
Philippe Sollers

Mozart et Dieu

Mozart est un illuministe comme le sera Rimbaud, quelqu’un qui est persuadé d’avoir reçu directement de Dieu, cette force puissante, une révélation personnelle qui l’a illuminé. Il va se conduire en fonction de cette illumination… La mort n’est rien par rapport à l’illumination reçue.
Mozart était un bon catholique mais par rapport à son époque, il était décalé, il a été mis à la porte par un archevêque, il croyait en « son » Dieu…

Philippe Sollers

Mystérieux Mozart

Mozart, en somme, pourrait parler ainsi : Je ne suis ni monarchiste, ni jacobin, ni républicain, ni démocrate, ni anarchiste, ni socialiste, ni communiste, ni fasciste, ni nazi, ni raciste, ni antiraciste, ni antimondialiste. Je ne suis ni classique, ni moderne, ni postmoderne, ni marxiste, ni freudien, ni surréaliste, ni existentialiste. A la rigueur, vous pouvez me présenter comme singulier universel, c’est-à-dire catholique dans un sens très particulier, ou encore comme franc-maçon d’une façon très personnelle, c’est-à-dire universel singulier. Vous voyez là une contradiction ? Pas moi. En vérité, je suis ce que j’ai été : ma musique. Je serai ce que je serai : ma musique. Je suis uniquement ce que je suis : cette musique.

Un génie sans pareil

On ne peut pas comprendre comment Mozart a pu écrire autant de chef-d’œuvre en aussi peu de temps… Pourquoi ? Parce que l’illumination qui le conduit est constante… Et il a aussi une mémoire extraordinaire, hypermnésique. Ça commence très tôt, à 5 ans il est super doué, il enregistre tout, il peut vous recopier de mémoire un air qu’il a entendu à l’église par exemple…
Avant Mozart, il y a de très grands musiciens comme Bach, Haendel… Mais lui, il invente quelque chose !

Philippe Sollers


Première apparition de Beethoven devant Mozart et l’élite de la société viennoise.
Xylographie de Richard Brend’amour d’après le tableau d’August Brockmann. Österreichische Nationalbibliothek.
ZOOM : cliquer sur l’image.

Texte lu par Shemss Audat :
Extrait de Humain, trop humain, de Nietzsche, 1880, dans les Oeuvres aux éditions Robert Laffont

Sons diffusés :
Début d’émission : Extrait du film Amadeus de Miloš Forman, 1984, et Requiem en ré mineur de Mozart, interprété par le Choeur et l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé par Karl Boehm
Extrait du film Amadeus de Miloš Forman, 1984, Mozart est en colère et sa colère lui inspire l’air de la Reine de la Nuit

Extrait de l’opéra Così fan tutte de Mozart, interprété par l’Orchestre philharmonique de Vienne, dirigé par Karl Boehm, avec la soprano Elisabeth Schwarzkopf
Extrait de l’opéra Les Noces de Figaro de Mozart, interprété par l’Orchestre Musica eterna, dirigé par Theodore Currentzis
Quintette avec clarinette en la majeur K. 581, interprété par le Quatuor Borodine
Chanson de fin : The Swingle Singers, Une petite musique
Interview de Frédéric Lodéon, violoncelliste, chef d’orchestre et producteur à France Musique, au micro de Thomas Beau
Texte lu par Adèle Van Reeth : Lettre de Mozart rapportée par Martin Heidegger dans Le Principe de raison aux éditions Gallimard.

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Une lettre de Mozart commentée par Martin Heidegger

C’est dans l’introduction au chapitre 9 de son cours sur le Principe de raison — « De la physis à la raison pure » — que Heidegger commente une lettre de Mozart, le jour même du deux centième anniversaire de la naissance du compositeur qu’on peut donc dater très précisément du 27 janvier 1956 (Gallimard, 1962, p. 158-159).

« Nous fêtons aujourd’hui le deux centième anniversaire de la naissance de Mozart. Il ne m’appartient pas de parler de son œuvre, de sa vie, de l’influence qu’elles ont exercée l’une sur l’autre. Donnons plutôt la parole à Mozart lui-même et demandons-lui de nous guider en ce moment sur notre chemin.
Mozart écrit dans une lettre (cf. Extraits des lettres de Mozart, dans Das Musikleben, 1ère année, 1er cahier, Mayence, 1948) :

En voyage, par exemple, en voiture, ou après un bon repas, en promenade, ou la nuit quand je ne puis dormir, c’est alors que les idées me viennent le mieux qu’elles jaillissent en abondance. Celles qui me plaisent, je les garde en tête et sans doute je les fredonne à part moi, à en croire du moins les autres personnes. Lorsque j’ai tout cela bien en tête, le reste vient vite , une chose après l’autre, je vois où tel fragment pourrait être utilisé pour faire un composition du tout, suivant les règles du contrepoint, les timbres des divers instruments, etc. Mon âme alors s’échauffe, du moins quand je ne suis pas dérangé ; l’idée grandit, je la développe, tout devient de plus en plus clair, et le morceau est vraiment presque achevé dans ma tête, même s’il est long, de sorte que je puis ensuite, d’un seul regard, le voir en esprit comme un beau tableau ou une jolie personne ; je veux dire qu’en imagination je n’entends nullement les parties les unes après les autres dans l’ordre où elles devront se suivre, je les entends toutes ensemble à la fois. Instants délicieux ! Découverte et mise en œuvre, tout se passe en moi comme dans un beau songe très lucide. Mais le plus beau, c’est d’en­tendre ainsi tout à la fois.

Si vous vous rappelez certaines remarques que nous avons faites, vous comprendrez pourquoi je cite ce passage. Entendre, c’est voir. « Voir » le tout « d’un seul regard » et « entendre ainsi tout à la fois » sont un seul et même acte.
L’unité inapparente de cette saisie par le regard et par l’ouïe détermine l’essence de la pensée, laquelle nous a été confiée, à nous autres hommes, les êtres pensants.
Interpréter ce passage de Mozart par la seule psychologie, n’y voir qu’un document utilisable pour une analyse de la création artistique, ce serait le penser superficiellement, le comprendre de travers. Ce passage nous prouve que Mozart a été l’un de ceux qui ont le mieux entendu parmi tous ceux qui entendent : il l’« a été », c’est-à-dire qu’il l’est essentiellement, qu’il l’est donc encore [1]
Mais qu’est-ce que l’essence, le coeur de Mozart ? Angelus Silesius, que nous avons déjà écouté, peut nous le faire entendre à sa façon par le moyen d’une pensée très ancienne. Dans le Pèlerin Chérubinique (Ve livre) nous lisons (distique 366) :

Un cœur calme en son fond, calme devant Dieu comme celui-ci le veut ,
Dieu le touche volontiers, car ce cœur est Son luth.

Ces vers sont intitulés Le luth de Dieu. C’est Mozart. »

Il n’y a pas de luth chez Mozart, disons plutôt que son coeur est la clarinette ou la flûte de Pan.

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En 2001, dans un entretien du 28 novembre avec Xavier Flament pour le quotidien belge Le Soir.

Philippe Sollers, vous ne résistez pas à citer Heidegger reprenant un propos rapporté de Mozart, qui souligne à quel point l’oeuvre qu’il est en train de composer lui apparaît d’emblée dans son ensemble et son unité. Avez-vous vous-même éprouvé ce jaillissement en concevant ce « Mystérieux Mozart » ?

Vous allez directement à l’essentiel, car toute la question est de savoir si par chance, par l’expérience ou ces deux éléments à la fois mêlés, il est possible d’accéder à un état où l’on se met à voir simultanément tout à la fois. C’est précisément là-dessus qu’insiste Heidegger dans ce curieux témoignage de Mozart qui se décrit comme « voyant » tout à la fois. A cet instant : l’entendre se met à être du voir. Et pour ma part, c’est à force d’écouter attentivement, et pendant des années, la musique de Mozart, que j’ai acquis la faculté de voir sa vie, en une fois, d’un seul tenant. C’est une expérience très étrange, proche de l’hallucination : tout se met à résonner, les proximités se contaminent l’une l’autre, la composition se déploie. Et c’est dans ce tout-à-la-fois que se produit une sorte d’éclairage sur l’être lui-même. Tout d’un coup, je me suis mis à voir Mozart dans son existence, depuis sa naissance jusqu’à sa mort, et comme si elle n’arrêtait pas depuis de se déployer. Il s’est produit une intervention sur le temps.

*

Article de François Fédier dans le Dictionnaire Martin Heidegger :

Mozart, Wolfgang Amadeus (1756-1791)

Mozart est pour Heidegger le musicien, mais non dans un sens exclusif. Jean Beaufret aimait raconter cet après-midi de vendredi saint qu’il avait passé avec lui à écouter La Passion selon saint Jean en suivant le texte grec de l’Évangile. Et l’on trouve dans un Cours de 1943 (c’est-à-dire une époque où Wagner était proclamé référence musicale par excellence) une allusion très significative à... Giuseppe Verdi.
Toujours est-il que le musicien, pour Heidegger, c’est bien Mozart. Pourquoi cela ? Le Cours du semestre d’hiver 1955-1956, publié sous le titre Le Principe de raison, met sur la bonne voie, là où est indiqué qu’il « a été à jamais et donc ne cesse plus d’être, entre tous les hommes qui ont une oreille, l’un de ceux qui ont le mieux su écouter » (GA 10, 100 ; Le Principe de raison, p. 159).
Que Mozart soit pour Heidegger le musicien, cela peut aider à comprendre en général ce qu’est la musique. Georg Picht rapporte une anecdote instructive : un jour de décembre 1944, Heidegger sonne à la porte de la maison de Georg et Edith Picht­ Axenfeld. Le soir venu, la grande interprète se met au piano et joue la sonate en si bémol majeur de Schubert (D 960). Dans le silence qui suit les dernières notes de l’œuvre, Heidegger laisse tomber ces mots : « Voilà ce que nous ne pourrons jamais faire avec la philosophie. »
À défaut de faire comparaître ce à quoi la musique nous expose, nous pouvons, nous autres philosophes, indiquer vers quoi, ici, porter l’attention. C’est cela que Mozart — et, tout aussi miraculeusement, chacun de ceux qui savent le mieux écouter — arrive à faire éclore en musique. Cela quoi ? Heidegger y fait allusion en citant ce que nous apprend Mozart au sujet de sa manière bien à lui de composer :

Même s’il s’agit d’un long morceau [...] je l’embrasse tout entier d’un seul coup d’œil dans mon esprit, pas comme cela vient quand c’est joué, [c’est-à-dire] dans l’ordre de la succession. Au contraire j’entends pour ainsi dire à égalité tout ensemble en imagination.

Entendre la musique hors de la succession, voilà qui est apparemment impossible. Et pourtant elle nous touche au plus profond de notre être. Parce qu’elle est musique, c’est-à-dire œuvre des Muses. Pindare rapporte ainsi leur naissance : Zeus, une fois le monde mis en ordre, alors qu’il avait demandé aux Dieux assemblés ce qui faisait encore défaut, s’entendit répondre que manquaient celles qui chantent et célèbrent.
Le monde n’est monde que s’il y a parole des Muses : louange du monde, qui doit être chantée pour qu’enfin il paraisse souverainement tel qu’il est. Tant que ne s’est pas fait entendre quelque chose de musique, il n’y a pas vraiment de monde.
Pour entrer dans cette relation entre musique et monde, il faut entendre musique non pas à titre de substantif, mais d’adjectif. Entendre donc musique comme on entend « ludique », et « mélancolique » (est ludique tout ce qui ressortit au jeu ; et mélancolique, tout ce que transit la mélancolie). Est musique ce qui est du ressort des seules Muses — elles qui, en célébrant, font paraître ce qui sans la célébration resterait à jamais inapparent. Musique est la parole qui entérine, rend enterin (entier) — c’est-à-dire achève l’union plénière de l’inapparent avec l’apparaissant ; parole qui unit ces deux-là, mais de sorte que l’apparaissant y soit entièrement transfiguré par l’inexplicable présence en lui de ce qui ne fait jamais que s’en absenter.
Alors peut s’entrevoir ce qu’a d’unique, chez Mozart, la musique que nous entendons : elle est portée, traversée, devancée par quelque chose d’encore plus profondément musique, où c’est le monde (l’entièreté sans visage du tout-ensemble, sous le regard de quoi nous vivons, même à notre insu) qui résonne ici et gouverne tout ce qui s’y entend, comme en écho pour ainsi dire - alors qu’à proprement parler rien de tel qu’un écho n’en peut retentir.

François Fédier.

*

Écouter Mozart pour vivre mieux

Pourquoi la musique de Mozart adoucit-elle les mœurs ? Nous fait-elle aller mieux ? Nous donne-t-elle parfois le sentiment d’être immortel ? Explications avec le pianiste Karol Beffa et l’écrivain Philippe Sollers.

Tout le monde peut avoir une excellente raison d’écouter un virtuose, nous avons demandé au compositeur Karol Beffa et à l’écrivain Philippe Sollers, auteur de Mystérieux Mozart (éd. Folio), quelles étaient les leurs.

Philippe Sollers et l’immortalité

Philippe Sollers : « Toi, tu vas écouter Mozart pour essayer de savoir, pourquoi, comme lui, tu pourrais être immortel. Dès que j’écoute Mozart, je reprends pied dans un ciel qui n’en finit pas et j’oublie absolument tout ce qui est terrestre, je m’envole avec lui et je suis, oh c’est extraordinaire, oh vous allez dire que je délire, mais oui j’ai l’impression d’être immortel. »

Karol Beffa et le réconfort

Karol Beffa : « Mozart est très souvent consolateur. On distingue parfois ce qui est mineur de ce qui est majeur, sachez que le plus souvent, on considère que le mineur nous suggère quelque chose de triste, quelque chose de douloureux et que le majeur, au contraire, nous suggère quelque chose comme la joie, comme un certain bonheur. Et pourtant chez Mozart, on a cette chose très étonnante qui est que très souvent le majeur va nous arracher des larmes mais ce sera des larmes qui seront des larmes consolatrices et de temps en temps, le mineur a quelque chose lui aussi de très réconfortant, de très consolateur. C’est une espèce de je-ne-sais-quoi, très étonnant, très paradoxal qui fait que même quand on a l’impression qu’il nous raconte des choses tristes, il le fait avec une telle douceur que ces choses nous pénètrent l’âme et nous rendent heureux d’une certaine façon. »

Vivre mieux

Philippe Sollers : « J’ai envie de renverser votre question si vous voulez vraiment écouter Mozart il faut que vous vous arrangiez absolument pour vivre mieux. Vous me direz que c’est impossible, que tout le monde vit mal aujourd’hui, que la colère est très grande, eh bien faites un décalage et mettez-vous dans la peau d’un aventurier qui veut vivre mieux, c’est-à-dire de façon plus intime, la réalité. Plus intime, c’est-à-dire que vous écoutez Mozart, vous faites abstraction de tout ce que vous pouvez entendre comme rock, comme pop, comme bruit, comme actualités, comme chanson, comme slogan. Oh là là que de bruit, que de bruit. Ça vous vieillit. Rajeunissez, d’un seul coup soyez jeune comme Mozart reste jeune. Éteignez tout et écoutez un splendide quintette de Mozart ou La Flûte enchantée, cette merveille qui va vous faire vous sentir immédiatement mieux dans un espace de liberté comme Don Juan lui-même qui crie, oh le révolutionnaire, “Viva la libertà - vive la liberté”. En ce moment, je voudrais qu’il y ait de grandes manifestations partout, non plus sur le pouvoir d’achat mais pour la liberté. La liberté n’a pas de prix. Et vous me direz que quand le frigo est vide, la liberté n’est qu’un mot, eh bien, ce n’est pas vrai. Remplissez-vous de cette nourriture formidable qu’est Mozart et vous irez mieux immédiatement je vous le garantis. »

Une série d’émissions présentées par Adèle Van Reeth sur France Culture sur le thème « Philosopher avec Mozart » (du 21 au 24 janvier 2019) :
Le Don Giovanni de Kierkegaard (avec Vincent Delecroix)
La leçon de piano (avec Karol Beffa)
Il est né le divin Wolfgang (avec Philippe Sollers)
Platon à l’opéra (avec André Tubeuf)

VOIR AUSSI : Mozart avec Sade
Mozart est absolument moderne
Et voici le diable (le Don Giovanni de Mozart)
Connaissez-vous Lorenzo Da Ponte ?
Philippe Sollers, Légende Agent secret, roman


[1Gewesen, d. h. west und also noch ist.

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1 Messages

  • Michaël Nooij | 2 février 2021 - 11:30 1

    Lire "Monsieur Mozart se réveille" d’Eva Baronsky, Le Livre de Poche

    "Il se souvient de tout : il s’appelle Wolfgang Mozart et, hier encore, il était étendu sur son lit de mort. À son réveil, il ne trouve aucune explication à ce monde différent, étrange, où la lumière ne provient pas de bougies, où la musique n’émane pas d’un orchestre, où les carrosses se déplacent sans chevaux... Est-il aux portes de l’Enfer ou dans l’antichambre du Ciel ? Toute cette absurdité ne peut avoir qu’une seule raison : il a la mission divine de terminer l’œuvre de sa vie, son Requiem. Le voici donc, anachronisme vivant qui déambule dans la Vienne survoltée du début du XXIe siècle, avec la musique pour seule boussole. Tant de nouveaux compositeurs, tant de sonorités inédites ! Plus le temps passe, plus il se demande ce qu’il adviendra de lui une fois son chef-d’œuvre terminé...
    Un roman drôle et inattendu qui catapulte Mozart dans la cacophonie moderne."