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André S. Labarthe vivant

L’intégrale de la trilogie : Bataille, Sollers, Artaud

D 6 mars 2018     A par Albert Gauvin - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook



André S. Labarthe (Photo Jérôme Plon © La Cinémathèque française)
Zoom : cliquez l’image.


Communiqué
de La Cinémathèque

5 mars 2018

Le cinéaste André S. Labarthe est mort ce matin à Paris. Il avait 86 ans. Il laisse une œuvre considérable, marquée par les séries documentaires Cinéastes de notre temps puis Cinéma, de notre temps, toutes deux dirigées avec Janine Bazin.

Depuis 1964, Janine et André auront réussi l’exploit de commander à des cinéastes des films sur d’autres cinéastes, constituant ainsi deux collections d’une richesse infinie, dont certains titres sont devenus des classiques, par exemple le dialogue Fritz Lang/Jean-Luc Godard (Le Dinosaure et le Bébé), mis en scène par Labarthe lui-même.

Labarthe disait filmer pour « affamer le spectateur » et sa filmographie gigantesque et protéiforme est le reflet de sa culture encyclopédique et de son insatiable curiosité. Grand lecteur et fin connaisseur des autres arts, il était capable de trouver le bon angle et le ton juste pour faire le portrait d’une danseuse comme d’un peintre, de Sylvie Guillem ou de Roy Lichtenstein, et ses essais filmés consacrés à Philippe Sollers ou à son cher Georges Bataille (dont il rêvait d’adapter Le Bleu du ciel) resteront comme des modèles du genre.

Nous sommes nombreux à avoir été ses amis ou ses élèves. Sa générosité faisait que les jeunes gens allaient naturellement vers lui et il les recevait avec une élégance et une drôlerie sans pareille. Parmi les membres de l’équipe historique des Cahiers du cinéma, André S. Labarthe se distinguait par l’originalité de ses goûts, très influencés par le surréalisme au sein d’une revue qui y était plus que rétive, et il était capable de repérer le talent d’une Shirley Clarke ou celui d’un John Cassavetes (son jumeau américain), dont il fut l’inlassable propagateur.

C’est en aimant et en donnant à admirer les œuvres des autres qu’André aura construit la sienne. La Cinémathèque française perd un ami de toujours et le cinéma, un allié fidèle et sûr, l’un de ses meilleurs serviteurs. La Cinémathèque présente ses plus sincères condoléances à sa compagne, Danielle Anezin, la monteuse de tant de ses films.

Les différents hommages à André S. Labarthe (né le 18 décembre 1931 à Oloron-Sainte-Marie et mort le 5 mars 2018 à Paris).

Cinéastes, de notre temps - interview d’André S. Labarthe

par Nicolas Valode et Pauline Cathala, Centre Pompidou, 2011

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Cher André S. Labarthe

de Jean Douchet et Gérard Courant (2015)

À l’occasion de la troisième et dernière partie de la rétrospective (commencée en 2013) de "Cinéastes de notre temps", organisée par le Festival "Tous Écrans" de Genève, le Festival a demandé aux invités de rendre un hommage à André S. Labarthe, initiateur, concepteur, producteur et (bien souvent) réalisateur de cette série commencée en 1964.
"Cher André S. Labarthe" est, avec le concours de Gérard Courant, la contribution de Jean Douchet à cet hommage.
Jean Douchet connut André S. Labarthe dès le milieu des années 1950 aux "Cahiers du cinéma" et a notamment réalisé en 1967, pour cette collection unique sur le cinéma, un Alexandre Astruc ("Alexandre Astruc, l’ascendant taureau").

VOIR AUSSI : André S. Labarthe (1931-2018)

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Hitchcock s’explique

En 1965, Hitchcock s’explique, images à l’appui, devant la caméra d’André S. Labarthe.

Extrait 1 : le suspense. « Psycho » : image et son

Comment composer musicalement une scène.


(durée : 3’39" — Archives A.G.)
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Extrait 2 : le suspense. North by Northwest (La mort aux trousses)

Comment déconstruire les clichés.


(durée : 10’13" — Archives A.G.)

LIRE : Le cinéma ? Hitchcock suffit.

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Souvenirs de John Ford

En 1965, André S. Labarthe se rend à Los Angeles pour tourner l’épisode de sa série « Cinéastes de notre temps » consacrée à John Ford. Il évoque ici cette rencontre.

Les entretiens avec Ford (John Ford entre chien et loup) et Hitchcok (Hitchcock s’explique), réalisés en 1965, ont été repris en 2000 dans John Ford et Alfred Hitchcock, le loup et l’agneau d’André S. Labarthe (nouveau montage à partir de rushes en partie inédits de 1965).

« Nous ne pouvions imaginer réputations plus opposées que celle de Ford et d’Hitchcock, ni cultures plus différentes. Le premier aurait pu être le petit-fils de Walt Whitman ou de Fennimore Cooper. Le second s’est présenté comme le descendant direct d’Edgar Poe ou de Lewis Carrol. L’un et l’autre incarnent la maturité et la diversité du cinéma américain.
C’est à cela que nous pensions en cette fin d’après-midi de septembre tandis que nous roulions à la rencontre de Ford. Que savions-nous de lui ? Ses films, bien sûr, mais aussi le bandeau sur l’œil, le cigare et son célèbre caractère de chien. Mais nous ne connaissions encore ni le lit matrimonial ni le mollet du cinéaste. Trois jours plus tard, nous nous rendions chez Universal où Hitchcock nous attendait. Autant dire qui nous changions de planète.
Si en effet nous pouvons, aujourd’hui, avec le recul, considérer les quelques minutes passées en compagnie de Ford comme une forme sauvage d’art poétique, avec Hitchcock nous accostions à un tout autre territoire : celui du discours de la méthode. Tout avait commencé par la question bateau mais inéluctable du réalisme au cinéma.
Comme à son habitude, Hitchcock s’exprimait avec précision et concision, s’assurant à chaque instant qu’il était bien compris. Nous venions donc de lui demander si, selon lui, le cinéma peut échapper au réalisme. » André S. Labarthe.

LIRE AUSSI : Sophie Révillard, « Cinéastes de notre temps ». Une mémoire télévisuelle du cinéma.

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Bonus

Jean-Luc Godard ou Le cinéma au défi

France, 1965, 67 Min, Black and White

Réalisé par Hubert Knapp
Produit par Janine Bazin, André S. Labarthe
Avec Jean-Luc Godard, Louis Aragon, Jacques Siclier, Claude-Jean Philippe, Robert Benayoun, Éric Losfeld, Macha Méril, Anna Karina, Paul Godard, Véronique Godard.

Ce portrait mêle extraits de films (A bout de souffle, Le petit soldat, Alphaville, La femme mariée, Bande à part, Les carabiniers), interviews de proches (Anna Karina, la famille Godard (le père, la soeur), jusqu’à Louis Aragon) et reportage sur l’auteur d’À Bout de souffle. Un film fait d’amalgames, de collages, aussi éclaté dans sa construction que Pierrot le fou, sur lequel Godard s’apprêtait à travailler.
« Il y a bien des subtilités dans l’alliance, par le montage, des plans de reportages et des extraits de films. On a pris soin de semer des repères pour les non-initiés. C’est qu’il ne s’agit pas seulement d’un jeu où les "godardiens" sont priés de répondre au clin d’œil mais de la manière même dont Godard, dans ses œuvres, met en présence des fragments de réalités différentes. » — Jacques Siclier, Télérama, juillet 1965

LIRE : Aragon, Qu’est-ce que l’art Jean-Luc Godard ?

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Le dinosaure et le bébé

Dialogue en huit parties entre Fritz Lang et Jean Luc Godard.
par André S. Labarthe

France / 1967 / 61’ / VOF / STESP.
Un an après Le Mépris, Fritz Lang et Jean-Luc Godard se retrouvent à Paris devant les caméras d’André S. Labarthe. Tourné en une heure, le film déroule les questions improvisées du « bébé » français au « dinosaure » allemand. Qu’est-ce qu’un metteur en scène ? Qu’est-ce que la censure ? Rencontre entre deux âges du cinéma à travers deux grands cinéastes, fascinés l’un par l’autre. « La beauté du Dinosaure et le bébé est toute entière sise dans sa construction. Une vraie construction de film exigeant, avec ses extraits (Le Mépris, M le maudit), pour une fois intelligemment insérés au fil des conversations, sa très savante utilisation du champ-contrechamp qui ne se contente pas de suivre poussivement le locuteur mais permet d’éprouver de l’intérieur l’alternance de temps morts et de paroles qui disent l’amour ("Vous zavez très bien ze que je pense de vous Jean-Luc"), l’orgueil, et, parfois, l’incompréhension revendiquée. » Olivier De Bruyn, Libération, 11 janvier 1995 (l’article intégral). pdf

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Cassavetes Hollywood 1965-1986

Cinéma cinémas. En 1986, Labarthe se souvient du film réalisé en 1969 avec son complice, le cinéaste américain John Cassavetes.

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André S. Labarthe — Entretien : Olivier Bombarda

A propos d’une rétrospective au Festival Côté Court & "Happy end" (2011)

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La trilogie d’André S. Labarthe : Bataille, Sollers, Artaud

Bataille à perte de vue, Philippe Sollers, l’isolé absolu et Artaud cité, atrocités, trois documents réalisés pour la collection Un siècle d’écrivains. A.S. Labarthe livre ici sa façon d’aborder ces auteurs et met en évidence avec un regard de cinéaste sa lecture de leurs œuvres.

Bataille à perte de vue (1997)

En exergue du film, Lautréamont : «  Il n’est pas donné à quiconque d’aborder les extrêmes soit dans un sens, soit dans un autre. »
En déclinant la figure de l’oeil dans son beau film sur Georges Bataille, André S. Labarthe réussit un difficile grand écart. Il échappe à l’ordinaire illustratif du genre biographique et invente une enquête godardienne qui questionne autant la position du cinéaste que le mystère de l’écrivain. Bataille, la littérature et le cinéma en sortent tous gagnants.


1997 (durée : 43"28’ — Archives A.G.)

LIRE ICI.

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Sollers, l’isolé absolu (1998)


Sollers/Labarthe. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

« Voici, annonce le cinéaste, le plus reconnu et le plus combattu, le plus sollicité et le plus secrètement haï, le plus turbulent et le plus gênant, le plus incontrôlable donc le plus intolérable, bref, le moins localisable des écrivains contemporains. Qui est Philippe Sollers ? Prenons un livre, ouvrons-le, et suivons les lignes. » La caméra quitte le visage de Sollers et découvre le titre d’un livre, Portrait du joueur.
A. S. Labarthe : Le film se fait comme le narrateur est présent dans les livres de Sollers. C’est de l’éveil constant, de l’anti-drogue.
Ph. Sollers : Notre travail, c’est l’anti-drogue. L’éveil. Pas d’illusion.

1998 (durée : 24’40 — Archives A.G.)
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1998 (durée : 29’10 — Archives A.G.)

LIRE ICI.

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Artaud cité, atrocités (2000)

« Je puis vraiment dire, moi, que je ne suis pas au monde et ce n’est pas une simple attitude d’esprit. »
Cette affirmation d’Antonin Artaud fonde la problématique de cet essai d’André S. Labarthe : Antonin Artaud serait-il mort avant d’être né ? C’est une hypothèse qui irrigue, en toute absence de preuves, le film.


(durée : 45’09" — Archives A.G.)

LIRE ICI.

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Bataille, Sollers, Artaud
Une trilogie d’André S. Labarthe
André S. Labarthe, Patrick Messina
Valérie Cadet, Philippe Sollers

« Georges Bataille, Philippe Sollers, Antonin Artaud. Trois écrivains campés dans le XXe siècle, incarnant chacun à leur manière lucidité et subversion. Trois œuvres à teneur prophétique, visitées dans leur présence réelle. Trois corps "à l’ouvrage" reconnus par un cinéaste, qui ont fait l’objet de trois documents réalisés pour la collection "Un siècle d’écrivains", dirigée par Bernard Rapp et Florence Mauro sur France 3 – Bataille à perte de vue (1997), Philippe Sollers, l’Isolé absolu (1998), Artaud cité, atrocités (2001). Ce livre rend compte de la façon dont André S. Labarthe a abordé ces écrivains "de notre temps", met en évidence sa propre lecture des œuvres et les liens hasardeux qui les rassemble. En "regard témoin" de haute proximité, le photographe Patrick Messina, qui a accompagné le cinéaste sur les lieux d’élaboration, de rencontres et de tournages. Parmi ces lieux, la maison de campagne de Massais, et l’appartement de la rue Ramey, à Paris, deux "détours" du laboratoire labarthien. »

Valérie Cadet, Filigranes.

VOIR AUSSI : « Bataille, Sollers, Artaud, Reverdy, Schulz par André S. Labarthe » 5 films de André S. Labarthe réalisés dans le cadre de l’émission « Un siècle d’écrivains » et regroupés dans un coffret 2 DVD (Editions Shellac Sud).
« J’aimerais que le regroupement de ces cinq films ait pour effet de les faire considérer comme les manifestations d’une seule et même profession de foi. En effet, pourquoi Schulz plutôt que Gombrowicz ? Pourquoi Reverdy plutôt que Robbe-Grillet ? Pourquoi Bataille plutôt que Céline ? Pourquoi Artaud plutôt que Michaux ? Pourquoi Sollers plutôt que Le Clézio ou Modiano ? À quoi je répondrai comme font les enfants tant qu’ils n’ont pas appris à justifier leurs actes (c’est-à-dire à mentir) : PARCE QUE. » André S. Labarthe

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L’hommage de France Culture

Mort d’André S. Labarthe : "Je pense qu’il n’y a pas d’histoire du cinéma"


André S. Labarthe en 2011, pour l’émission Hors-Champs.
Crédits : Radio France. Zoom : cliquez l’image.

Le réalisateur André S. Labarthe est mort ce lundi 5 mars à l’âge de 86 ans. Critique aux "Cahiers du cinéma", il était connu pour sa série de documentaires "Cinéastes de notre temps".

André S. Labarthe est mort ce lundi 5 mars a annoncé la Cinémathèque dans un communiqué.. Celui qui aimait filmer "pour affamer le spectateur" laisse derrière lui une véritable collection de portraits de réalisateurs et une oeuvre protéiforme. Né le 18 décembre 1931, André S. Labarthe débute sa carrière cinématographique au cours des années 50, après des études de philosophie. En 1956, André Bazin, séduit par son regard critique, lui propose de rejoindre la rédaction des Cahiers du cinéma. Ses prises de position sur le septième art, le cinéma émergent ou encore la Nouvelle Vague, influencent la revue : "Aux Cahiers du cinéma, nous étions quelques-uns à penser que le cinéma n’a justement rien d’un art, et que c’est précisément là qu’est sa force", assurait-il ainsi lors d’une interview.

En mai 2011, dans Hors-Champs, le critique de cinéma était venu se raconter au micro de Laure Adler :

« Il y a une cloison qui a sauté entre la philosophie et la critique. Aux "Cahiers du cinéma", c’est ce qui m’a intéressé ; la pensée de Bazin faisait sauter ces verrous là aussi. Ensuite, tout ce qui est arrivé dans la pensée, en matière de sciences humaines, ce qu’on a découvert dans les années 50 et au début des années 60, a été reçu par les "Cahiers du Cinéma". C’est d’ailleurs autour de ça qu’il y a eu une scission. Mais c’est ça qui a fait aussi qu’à la longue, si au début j’aimais les films, maintenant je préfère le cinéma au film. La machine cinématographique elle-même m’intéresse beaucoup. »

En 1964, André S. Labarthe passe à la réalisation avec Janine Bazin, en créant la collection Cinéastes de notre temps pour l’ORTF. Cette série, qui va perdurer jusqu’en 1970, propose notamment une galerie de portraits de 52 minutes, où il continue de développer sa vision critique du cinéma. De 1982 à 1987, il collabore à l’émission Cinéma, Cinémas sur Antenne 2. La Société des gens de lettres lui décerne, en 1984, le Grand Prix de la télévision pour l’ensemble de son œuvre.

Acteur dans A Bout de Souffle

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A bout de souffle

En parallèle de sa carrière de réalisateur, André S. Labarthe effectue de courtes apparitions dans quelques films, comme dans A Bout de Souffle, de Jean-Luc Godard, où il interprète un journaliste, ou encore dans L’Amour Fou, de Jacques Rivette, où il incarne cette fois un réalisateur.

En 1989, après vingt ans d’absence, André S. Labarthe avait poursuivi sa galerie de portraits de cinéastes, nommée cette fois Cinéma, de notre temps, sur Arte : il restaure alors d’anciens épisodes et en produit de nouveaux, toujours axés sur le cinéma contemporain. Ces deux collections représentent, pour les amoureux du septième art, une véritable mine d’or : les portraits réalisés par Labarthe permettent de découvrir Cassavetes se roulant par terre pour mimer les mouvements de sa caméra, Scorsese mangeant des pâtes chez ses parents, Tarkovski filmé par Chris Marker sur le tournage du Sacrifice ou encore un long dialogue entre Lang et Godard.

En avril 2011, le réalisateur était venu se confier au micro de « La Grande Table », où il racontait la genèse de cette aventure :

« Dans les années 64-65 j’étais absolument inconscient de ce que signifiait la série que j’étais en train de promouvoir avec Jeanine Bazin. Je pensais qu’on était en train de fabriquer une histoire du cinéma comme on fabrique un puzzle, dans le désordre. On mettait des pièces, et quand on pouvait rencontrer Abel Gance, c’était une pièce importante. Et puis il y avait des pièces manquantes qu’on fabriquait quand même, c’était les cinéastes morts, comme Vigo. Et après j’ai complètement changé d’idée : je pense qu’il n’y a pas d’histoire du cinéma et qu’il ne peut pas y en avoir. Pour moi un film de 1914, Naissance d’une nation, est contemporain d’un film d’aujourd’hui. »

Pierre Ropert, France Culture.

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Antoine de Baecque, André S. Labarthe et l’histoire de la critique de cinéma.

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1 Messages

  • Albert Gauvin | 7 mars 2018 - 13:59 1

    La mémoire DMDM : André S. Labarthe (1931-2018) : "Bien que j’aille pas beaucoup au cinéma ..."

    « Le cinéma ne m’intéressait pas tellement pour les films ... Pour moi, le cinéma est d’abord lié à la clandestinité. Quand j’étais au collège, il fallait s’échapper. C’était à Sarlat en Dordogne. Il y avait une sorte de transgression dans ce plaisir... » disait le critique et cinéaste au chapeau et à la clope maïs, le surréaliste collectionneur de - mains et pieds - ses rognures d’ongles.

    Des mots de minuit. Extrait de l’émission n°256 du 13 décembre 2006.
    Réalisation : Jean-François Gauthier
    Rédaction en chef : Rémy Roche
    Production : Thérèse Lombard et Philippe Lefait

    André S. Labarthe y était reçu avec le metteur en scène et interprète Jean René Lemoine, le pianiste Franck Avitabile, le dessinateur et romancier Frédérick Pajak. VOIR ICI.