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Jean Miotte et Marcelin Pleynet. Le peintre et le poète

Deux vidéos du peintre en action en bonus

D 15 novembre 2016     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


A l’origine de cet article, une mise aux enchères chez Trajan avec la notice suivante :

JEAN MIOTTE (1926-2016) L’ÉNERGIE EN PRINCIPE, poème de Marcelin Pleynet, 1994 Éditions Dorothéa Keeser, Hambourg. Six gravures à l’aquatinte en couleurs. En feuilles, couverture papier et chemise plexyglas, étui toilé. Édition à 60 exemplaires, le nôtre est numéroté12/60, signé par M. Pleynet et J. Miotte. Très bon état.
297 x 217 mm

Estimation basse 400 EUR
Adjugé à 520 EUR


JEAN MIOTTE (1926-2016) L’ÉNERGIE EN PRINCIPE, poème de Marcelin Pleynet
ZOOM... : Cliquez l’image.

Le poème de Marcelin Pleynet figurait déjà dans la Nouvelle Revue Française de juillet-Août 1991, N° 462-463.

Il sera aussi inclus dans Le Propre du temps, un recueil de textes de Marcelin Pleynet publié aux éditions Gallimard (collection « L’Infini ») en mars 1995.

Jean Miotte

Marcelin Pleynet, crtique d’art, lui a consacré plusieurs textes, notamment :

Cahier d’art "En Puisaye" N° 1

4 lithographies et vignettes de Jean Miotte accompagnées d’un texte inédit de Marcelin Pleynet composé à la main.
Imprimeur et édition RLD, 1996.

Plus sur ce cahier ici, avec de belles reproductions d’œuvres de J. Miotte et le texte « Poétique de Jean Miotte » de Marcelin Pleynet.

Jean Miotte par Marcelin Pleynet aux Editions Cercle d’Art

Jean Miotte de Marcelin Pleynet
Editions Cercle d’Art, 1998
215 pages, 30 x 25 x 2,5 cm
Nombreuses illustrations en couleurs

Le peintre Jean Miotte est né à Paris en 1926. Il entreprend des études de mathématiques, puis décide rapidement de se consacrer à la peinture. Ses premières oeuvres seront réalisées au sortir de la guerre, en 1945-1946. En 1947, Jean Miotte fréquente les ateliers de Montparnasse, l’atelier d’Othon Friesz, celui d’Ossip Zadkine. Il sera l’un des artistes « informels » de la première heure. Le jeune artiste expose pour la première fois au Salon des Réalités Nouvelles en 1953, avant, chaque année, d’y proposer des oeuvres. En 1961, Jean reçoit le grand prix de la Ford-Foundation qui lui donne accès à une bourse pour travailler aux USA. Il traverse l’Atlantique et découvre les grands espaces américains, puis s’installe à Soho et fait la connaissance de plusieurs peintres qui vont avoir une influence sur son évolution (Robert Motherwell, Rothko, Lipschitz, Calder, Sam Francis). En 1959 et 1962, ses œuvres sont montrées pour la première fois en Allemagne au Kunstverein de Cologne. Ces expositions et l’achat du Musée Walraff-Richartz de Cologne - aujourd’hui Ludwig Museum - constituent les débuts d’une présence continue dans ce pays où il obtient un grand succès. En 1980, Jean Miotte est le premier peintre occidental invité pour une exposition dans la Chine de l’après Mao. Jean Miotte est reconnu pour la façon dont il transmet l’énergie par les couleurs et par son geste totalement libre et spontané qui construit sa toile. Son art doit bien sûr être mis en rapport avec l’Abstraction lyrique qui apparut dès 1947, dominé alors par Georges Mathieu et Hans Hartung. La vitesse, l’improvisation, la spontanéité du geste, et l’émotion de l’instant caractérisent les peintres que l’on regroupe sous cette bannière. Des œuvres de Jean Miotte font partie de fonds d’importants musées européens, mais aussi américains (Etats-Unis), mais également en Asie. Jean Miotte a obtenu d’innombrables expositions personnelles, des rétrospectives de son oeuvre seront organisées au Musée Mücsarnok de Budapest en 1996 ou encore à Paris en 2009 (Galerie Daniel Besseiche). Jean Miotte travaille à New York, Fribourg et dans le Midi de la France.

« Jean Miotte », Marcellin Pleynet, Collection Grands créateurs contemporains, Ed. Cercle d’Art, Paris, 1998


Le site de Jean Miotte

at NY Studio

Jean Miotte en action, commentant sa relation avec la danse et sa démarche de création.


Le mouvement de la danse qui exprime la dimension intérieure de la liberté fascine Jean Miotte. Il admire le rythme de la vie qui jaillit dans cette beauté éphémère pour remplir l’espace et le cœur. La danse permet une peinture en trois « dimensions » : la vue, la musique, le corps. Les peintures de Jean Miotte sont autant de chorégraphies, comme on le voit lorsqu’il peint.
Jacques Bagnoud
terredecompassion.com

L’ÉNERGIE EN PRINCIPE, poème de Marcelin Pleynet

(dans la présention typographique de la version publiée dans la Nouvelle Revue Française de juillet-août 1991)


Marcelin Pleynet poète


Poésie. Le coffre est fermé, je sais ce qu’il contient mais je ne le vois pas. Je pourrai l’ouvrir si j’avais la clé, bien qu’il n’y ait pas de serrure. D’ailleurs il n’y a pas de coffre et ce n’est pas fermé.

Marcelin Pleynet, Le Plus Court Chemin, Gallimard, coll. « L’Infini », 1997.

C’est en tant que poète que Philippe Sollers remarque Marcelin Pleynet et prend contact avec lui.

Première lettre de Philippe Sollers à Marcelin Pleynet, 1961.

Cher Monsieur,

Je viens de lire vos poèmes. Pensez ce que vous voudrez de ma réaction (je ne crois pas d’ailleurs qu’elle doive vous sembler très considérable), mais enfin je les trouvesuperbes. Voilà longtemps que j’avais cessé de lire de la « poésie », dégoûté que j’étais par une impression d’abus de confiance général. Ici, chez vous, je retrouve tout : mon goût – et mieux que lui –, une science et une perfection synthétiques, simples, qui, bien sûr, ne sauraient admettre de commentaires.
La syntaxe, le rythme, ne me paraissent pas rimbaldienspour rien(comme il arrive à tant d’illusionnistes contemporains), la vision est presque toujours extrêmement belle (complexe). C’est vrai, tout cela est extraordinaire.
Bref, « j’y suis, j’y suis toujours ! » (et même, depuis ma lecture, ces poèmes ne me quittent pas). Tel Quel serait honoré d’en publier (moi, j’aimerais que ce soit beaucoup). Pouvons-nous nous rencontrer un de ces prochains jours ? Je vous montrerais mon choix, nous nous mettrions d’accord.
Merci.

Ph. Sollers

Cayrol me dit que vous venez le mardi et le vendredi. Mettons alors mardi prochain vers 17 h. à la revue ?
Pouvez-vous m’apporter – c’est curiosité de lecteur - toutes choses de vous montrables et récentes ?


Crédit photo : Hélène Bamberger, Le Figaro Magazine

C’est ainsi que commença une longue coopération puis le partage du petit bureau chez Gallimard, le QG de la revue l’Infini qu’occupe toujours Philippe Sollers, comme on peut le voir dans le documentaire vidéo réalisé en 2016 par Léa Salamé. Un mouchoir de poche qu’occupe maintenant, seul, Philippe Sollers mais dont on se demande comment il a pu abriter deux bureaux.

Crédit : http://www.marcelinpleynet.fr/

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