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Picasso, naissance de l’icône

Picasso-Mania : Sollers vers Picasso

D 25 octobre 2015     A par A.G. - C 1 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


Réalisateur : Hopi Lebel
Auteur : Stéphane Guégan
Conseiller scientifique : Olivier Widmaier Picasso

FR | 2015 | 52mn
En coproduction avec RMN Grand Palais et Welcome

« Centré sur la figure publique de Picasso, ce documentaire d’Hopi Lebel et de Stéphane Guégan avec la collaboration d’Olivier Widmaier Picasso, raconte comment Picasso participa à l’écriture de sa propre légende jusqu’à y englober sa vie privée, l’homme et l’artiste ne faisant plus qu’un. Génie, artiste engagé et précurseur, inventeur de l’art moderne, séducteur, patriarche : l’image de Pablo Picasso n’a cessé d’évoluer depuis son arrivée à Paris au début du XXème siècle. ».

Intervenants : Emilie Bouvard, conservatrice au musée Picasso Paris ; Philippe Dagen, historien d’art ; Stéphane Guégan, critique et historien d’art ; Nathalie Heinich, sociologue ; Jeff Koons, artiste ; Glenn D. Lowry, directeur du Museum of Modern Art ; Didier Ottinger, directeur Adjoint du Musée National d’Art Moderne ; John Richardson, biographe ; Guy Scarpetta, écrivain et historien d’art ; Maya Widmaier Picasso ; Diana Widmaier Picasso ; Olivier Widmaier Picasso.

Nombreuses archives cinématographiques inédites.

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Moderne (le blog de Stéphane Guégan)

Figure majeure de l’art du XXe siècle, Picasso avait un sens inné de la communication, ainsi qu’une grande maîtrise des médias et de son image.

« J’ai appris la mort de mon grand-père à la télévision, se souvient le petit-fils du peintre espagnol, Olivier Widmaier-Picasso. Ce n’est pas banal car j’ai vécu ma relation à lui par le prisme d’un média, et même de tous les médias. J’ai vécu la mort de mon grand-père à travers les autres. » Génie, artiste engagé et précurseur, inventeur de l’art moderne, séducteur, patriarche… l’image de Picasso n’a cessé d’évoluer depuis son arrivée à Paris au début du XXe siècle. Grâce à de nombreuses archives inédites, des témoignages de proches et des analyses de spécialistes, ce film éclaire d’un jour nouveau la figure du peintre le plus célèbre du monde et révèle comment il parvint à bâtir sa légende, jusqu’à devenir l’incarnation universelle du génie créateur.

L’homme qui se réinvente en permanence

« Si on me demandait quel artiste j’aimerais rencontrer, je répondrais à coup sûr Picasso, avoue Jeff Koons. J’adore le personnage, je crois qu’il a essayé de nous montrer comment on façonnait un mythe et que la vie était un récit dans lequel on se recréait sans cesse. » Si « el Maestro » est l’une des figures majeures de l’art du XXe siècle, il ne le doit pas uniquement à son inventivité inépuisable, mais aussi à un sens inné de la communication, ainsi qu’à une grande maîtrise des médias et de son image.
S’entourant de poètes, de cinéastes et de photographes, comme Guillaume Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Dora Maar, Brassaï, Henri-Georges Clouzot, Jean Cocteau ou David Douglas Duncan, le maître de Vallauris permet au public de pénétrer dans son intimité. Il offre ainsi l’image d’un personnage multiple qui reflète la diversité de sa création. Pour Stéphane Guégan, critique, historien d’art et coauteur du documentaire : « Picasso est toujours plus que Picasso. Il est cet homme qui se fait photographier en Dieu nautique, qui aime être vu au milieu de ses admirateurs – des jeunes femmes de préférence. Il est également le seigneur, celui qui règne sur une œuvre pléthorique. Picasso demeure l’éternel saltimbanque qu’il a toujours voulu incarner. Il aime à se montrer en clown, en travesti, à déjouer au fond les attentes de l’époque. Au moment même où on le sait immensément riche, il joue à l’humble potier de Vallauris. Il est toujours l’homme des extrêmes. C’est précisément en maintenant ce grand écart qu’il reste insaisissable (…). Et c’est, je crois, cette ubiquité qui caractérise à la fois profondément sa personnalité, mais aussi sa capacité à se réinventer en permanence. »

Amandine Deroubaix, France 5

En complément ces autres documentaires : A propos du mystère Picasso et Picasso sur ARTE

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© Gjon Mili / Time & Life Pictures Premium / Getty Images
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Stéphane Guégan ouvre le catalogue de l’exposition Picasso-Mania du Grand Palais par un interview de Philippe Sollers...

Sollers vers Picasso

A l’orée des années 1980, Philippe Sollers fut l’un des tout pre­miers écrivains français à opérer le mouvement qui pousserait bientôt le milieu de l’art à réévaluer,et presque réapprendre,le dernier Picasso. Le choc des expositions d’Avignon était encore tout proche, le silence des Français massif, l’incompréhension générale. Soudain les choses changent, le sablier s’inverse, la parole se libère, le formalisme américain, vulgate des années 1960-1970, cesse de faire loi.Tel Quel en avait été l’un des vecteurs... En 1981, alors que Picasso y ressurgit, symbole d’une peinture qui aurait renoué avec son sexe et son génie figuratif, la revue de Sollers vit ses derniers moments. L’infini ne demande plus qu’à naître. Femmes, roman picassien, de même. La concomitance est frappante, elle méritait quelque explication.

Stéphane Guégan — Avec le recul, un livre semble avoir largement déterminé le paysage des années qui vont nous occuper, c’est la monographie que Robert Lebel consacre à Duchamp en 1959. On assiste, au cours des quinze ou vingt années qui suivent, à une véritable « duchampite », pour le dire comme Robert Smithson, au début des années 1970. Bref, le livre de Robert Lebel aura contribué à marginaliser Picasso...

Philippe Sollers. — Apparemment [rires]... Il faut se méfier, vous le savez, des opinions dominantes ou qui se présentent comme telles.

Reste que la « pensée dominante »,à partir de la fin des années 1950, tend à valoriser Duchamp aux dépens de Picasso, désormais « étranger » au flux de la modernité, parce que contraire, évidem­ment, à tous ses interdits. Déviant, dangereux, en somme. Vous rappelez-vous ce moment ? Vous aviez alors la vingtaine, c’est alors que naît Tel Quel, qui ne semble pas avoir été, au départ, une officine picassienne.

Ph. S. — Vous oubliez un texte de moi, très jeune, et pour moi capital, c’est Lecture de Poussin. On est très exactement en 1960. Picasso se profile déjà à travers ce que j’écris du sadisme et de l’érotisme latents de Poussin, sa répugnance au psychologique traditionnel, son ouverture du temps et de l’espace, l’un n’est plus que l’effet de l’autre. Quand j’écris de Poussin qu’il est « l’inventeur d’une sorte de langue nouvelle à base d’éléments réels vérifiables », j’aurais pu le dire de Picasso. Duchamp, c’est une autre question. Sauf l’intelligence qui éclate dans chacun de ses propos, ça ne m’intéresse pas vraiment alors. Il aurait peut­ être fallu que je me convertisse au puritanisme américain pour y croire. [rires] C’est trop chaste en dépit de tout... Il me faut trouver chez un artiste quelque chose qui pourrait rassembler au moins cent romans... Picasso s’y prête admirablement.


Picasso, Les Amants, 1919.
Zoom : cliquer sur l’image.
Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

[Philippe Sollers montre les images punaisées ici et là aux murs de son bureau, Ma jolie, 1911, Les Amants, 1919, l’affiche de « Picasso. The Last Years », l’exposition du Guggenheim, 1984...] Tous les matins, je regarde un papier collé de Picasso, c’est la musique même. Ces reproductions m’accompagnent depuis très longtemps. Voyez comment Picasso reprend pied après le déluge, en 1919, il peint Les Amants et écrit en haut le nom de Manet... Ce qui m’intéresse, ce n’est pas l’histoire de l’art, mais l’histoire des artistes . Pourquoi De Kooning est De Kooning, Manet Manet ou Picasso Picasso. La singularité que personne n’attend et dont personne ne veut, c’est cela qui m’importe, et non la naissance de l’art qu’on dit moderne. Dès qu’on qualifie ainsi la peinture ou la sculpture, on la normalise. La question qu’il faut poser aux œuvres n’est en rien d’ordre généalogique, elle est d’ordre biographique, au sens premier : qu’est-ce que raconte ce corps-là à ce moment de l’histoire... De quoi s’agit-il ? Qu’est-ce qui parle à travers le corps Picasso pendant près de cent ans ? Il rêvait, comme vous le savez, d’une science qui permettrait de saisir le travail du temps à l’œuvre ... Selon l’heure de la journée, selon que Picasso est avec l’une ou l’autre de ses femmes, la musique varie, le sens des tableaux s’infléchit.

Quand on observe la chronologie de votre passion picassienne, on s’aperçoit qu’elle se déclare tardivement malgré un intérêt précoce, vous venez de le rappeler. Est-ce que la grande noto­riété du peintre, son statut de star médiatique dès le milieu des années 1950, aura été facteur de distance, de méfiance, et la raison de votre silence ?

Ph. S. — Je ne pense pas...

Cela dit, vous n’êtes pas le seul à vous abstenir d’écrire. Comme vous le dites en tête de Picasso, le héros, en 1991, aucun des grands écrivains, en dehors de Malraux et de sa géniale Tête d’obsidienne, ne se prononce sur lui dans les années 1960-1970.

Ph. S. — De toute évidence, ça les dépasse, parce qu’ils sont de leur temps et pensent que Picasso ne lui appartient plus. Ce qui est assez juste, mais ils n’ont pas encore compris en quoi. Braque reste le « patron » pour beaucoup d’entre eux, sauf Breton, que j’ai vu dans les années 1960, et qui levait les yeux au ciel à cette idée. Aragon, quant à lui, ne publie pas de grand livre sur Picasso, qui serait l’équivalent de son Matisse... Aimait-il Picasso, au fond, j’en doute. Quant aux foudres de Caillois en 1975, ça ne m’inté­resse pas, ce n’est pas vécu. Malraux, c’est plus intéressant, bien sûr, bien que La Tête d’obsidienne reste trop prude ou prudente quant à la charge ou la décharge sexuelle des derniers Picasso...

Il est tout de même l’un des seuls à comprendre leur portée,à s’intéresser à ce que la statuaire de Picasso a de plus singulier, à parler du « viol de l’image » et, plus important encore, à penser l’hétérogène dont l’artiste ne s’est jamais départi .

Ph. S. — Le plus beau passage de La Tête d’obsidienne est celui où Picasso dit à Jacqueline : « il en vient encore, il en vient encore », comme étonné par sa propre orgie de peinture, sa propre jeunesse.

Pour le dire brutalement, qu’est-ce qui vous empêche de l’écrire avant 1981 ? Du phallus à New York, qui paraît en 1979 dans Peinture, cahiers théoriques, exalte le magistère de Matisse, comme la matrice de la peinture américaine qui vous occupe beaucoup à cette date. « Picasso n’est jamais énigmatique, dites­ vous, au détour de ce dialogue avec Marc Devade et Alain Kirili. Question de couleur ... C’est peut-être ce qui l’amène à fouiller si fébrilement Vélasquez ... Mais devant quel autre tableau [que La Fenêtre bleue de Matisse, été 1913] auriez-vous envie de vous arrêter pour vous demander ce que ça veut dire ? J’en vois plein au Metropolitan, mais pas un autre au musée d’Art moderne. »

Ph. S. — Je ne suis pas encore suffisamment maître de moi... je suis en pleine écriture de Femmes. Ce fut peut-être le rite de passage. Une chose est sûre, j’allais voir aussi régulièrement Les Demoiselles d’Avignon et Guernica lorsque j’habitais New York, à la fin des années 1970...

On vit encore alors sous le joug de ce que Clement Greenberg avait décrété en 1966 : Picasso a cessé d’être « indispensable » depuis 1945...

Ph. S — C’est la propagande de l’époque... la propagande US !

Il est vrai que le texte de 1979, Du phallus à New York, se détache souvent de la doxa greenbergienne, fondée qu’elle est sur une sorte d’impératif catégorique : c’est désormais ici et maintenant que ça se passe. À la fin de l’entretien, notamment, vous introduisez la question des « sources anciennes » de l’art moderne sans tomber dans le panneau du primitivisme. Picasso vous apparaît déjà comme celui qui se situe « par rapport à une grande amplitude de temps » et tient pour vaine toute téléologie de l’art dit contemporain. Peut-on dire que De Kooning, figure problématique précisément de « l’école de New York » et que vous allez voir, vous aura aidé à rejeter ce que toute l’époque, et beaucoup de gens autour de vous, adulent dans le réductionnisme américain et son puritanisme à peine masqué ?

Ph. S. – De Kooning, très certainement ! Les Women, on ne peut pas rêver plus bel hommage à Picasso pour moi. Mais Francis Bacon a compté tout autant, de même que Rothko sur lequel j’écris alors et dont la métaphysique m’intrigue plus que la couleur matissienne. Ne pas oublier que les années 1970, en dépit de certaines options avant-gardistes, sont sexuelles sur le terrain, et préparent le retour à Picasso, si tant est qu’on puisse parler de simple retour. Il a fallu le tournant de 1981 pour que cela s’écrive...


Zoom : cliquer sur l’image. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

A partir de votre texte « De la virilité considérée comme un des beaux-arts », qui paraît à la fois dans Artpress et Tel Quel en 1981 [1], tout un pan de l’intelligentsia bascule pour ainsi dire.

Ph. S. — J’anticipe... Tout à coup, j’anticipe...

Ce texte agit comme un sésame sur l’époque, notre génération l’a compris comme cela.

Ph. S. — Personne ne me l’a signifié à l’époque... J’y affirme la dimension physique, et donc métaphysique, de l’art de Picasso, à toutes ses époques, la dernière n’étant que la plus visiblement libre dans l’engagement corporel et l’omnispection. On y voit se déployer le réel de tous les côtés à la fois, c’est du cubisme à la puissance mille, une sorte de transposition picturale ou sculpturale des cinq sens dans un esprit que je ne peux comparer qu’à l’expérience élargie du « surhomme » de Nietzsche. Braque, abonné aux lourds oiseaux, était, lui, incapable de peindre la moindre femme.

Quand Catherine Millet publie votre texte, dans le numéro d’Artpress de juillet-août 1981,un numéro entièrement consacré à l’artiste, elle insiste sur la production tardive et la façon dont Picasso la voulait prise dans sa vie de tous les jours, la vie vécue, dirait Proust. « Cela explique l’ambiguïté des réactions qu’elle engendre, écrit-elle. S’y confronter c’est se rappeler l’histoire, la politique, la femme, l’argent... Picasso, disparu depuis huit ans, n’est pas sorti de son purgatoire, pour entrer au Paradis des Grands maîtres pour qui l’on n’éprouve qu’une fascination muette ; on continue de se coltiner avec lui. » En somme, Picasso choque de ne pas vouloir mourir, céder. En cet été 1981, au lendemain de la récente dation Picasso et de l’exposition du MoMA, l’homme d’Avignon est toujours une figure controversée...

Ph. S. — Par qui ? [Rires)

Votre article, au contraire, est une sorte d’affirmation.

Ph. S. — Je suis minoritaire, donc, et comme le président Mao en son temps, je me jette dans le fleuve [rires), et je décrète un changement d’ère... À partir de là surtout, l’histoire de la pein­ture ne m’intéresse plus qu’axée sur les singularités... Fragonard, Manet, Picasso... Ne jamais oublier l’extrême refoulement qui toujours frappe celui qui tente une aventure.


Zoom : cliquer sur l’image. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

Vous voyez l’exposition de 1984, au Guggenheim, « Picasso. The Last Years » ?

Ph. S. — L’affiche de l’exposition est dans le bureau de L’infini.

C’est le moment où un certain nombre de peintres américains reviennent explicitement au dernier Picasso, Jasper Johns, Warhol, Basquiat ...

Ph. S. — Ben voyons ! Ce sont les vrais amateurs qui comprennent, ce sont les pratiquants ... Jasper Johns vieillit un peu, Warhol vieillit moins, c’est révélateur.

En 1985, vous affirmez que Picasso est à rapprocher, comme Manet, d’une certaine énergie propre au XVIIIe siècle français, filtrée ou non par Ingres.

Ph. S. — Claudel aurait compris cela, la force du XVIIIe siècle, la fièvre... Denon ramasse le Gilles de Watteau et l’accroche dans sa chambre à coucher, alors que David a tué la peinture, comme l’a dit Cézanne [rires]. Chaque fois qu’une doctrine officielle de la peinture tente de se substituer aux artistes, je recule.

Au fil des années, votre intérêt s’est concentré sur les ultimes Picasso, en tous sens...

Ph. S. – Plus on les critique, plus je les aime et les défends, le tourbillon anatomique, la folie des métamorphoses, les mousquetaires, l’aventure physique et métaphysique... Picasso pense avec son corps comme les dieux grecs [2]. Du reste, eux aussi ont trouvé refuge dans sa peinture.

Propos recueillis par Stéphane Guégan et Didier Ottinger, 12 janvier 2015.

Picasso-Mania - dossier de presse
Picasso-Mania - culturebox

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En 1981

Guégan, Sollers, dans l’entretien, et Scarpetta, dans le documentaire, évoquent l’année 1981. C’est l’année où le Kunstmuseum de Bâle expose les tableaux de la dernière période de Picasso et de la grande rétrospective Picasso du Musée d’Art Moderne de New York, l’année aussi où Guernica retourne en Espagne. L’été 1981, art press publie son numéro 50 : « Picasso a 100 ans ». Dans son édito, Catherine Millet écrit : « Picasso, disparu depuis huit ans, n’est pas sorti de son purgatoire pour entrer au Paradis des Grands Maîtres pour qui l’on n’éprouve qu’une fascination muette ; on continue de se coltiner à lui. »
Au sommaire des textes de :
Philippe Sollers, La virilité comme un des beaux-arts
Pierre Daix, la clandestinité de Picasso
Severo Sarduy, focus imaginarius
Picasso par Robert Motherwell
Jacques Henric, tombeaux de Pousso et Picassin
Catherine Francblin, le retour au bordel
Guy Scarpetta, le peintre, son philosophe, son peintre
Jean-Pierre Chauvet, la peinture souveraine
Marc Devade, Picasso, horizon indépassable ?
William Rubin, les débuts du cubisme
Salvador Dali, les pantoufles de Picasso.

Contrasté et curieux numéro d’art press où on voit Henric préférer, in fine, Pousso à Picassin, Francblin reprocher à Picasso d’avoir cédé, un temps, au réalisme socialiste et Devade, aveugle, regretter son « défaut d’oreille » et sa « débilité sexuelle » ! Quant aux notes de Motherwell, on y lit : « Le premier peintre super-star dans l’univers des mass-medias — que de problèmes ! Pour lui spécialement, mais aussi pour nous, son public... » et aussi : « Les dangers d’un "paradis artificiel" — la Côte d’Azur. Est-ce que quelqu’un a jamais vu Matisse ou Renoir sur la plage ? » Amusant, non ?

A suivre... dans « Picasso a (eu) 100 ans » en 1981.

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[1Le numéro 90 de Tel Quel, qui sort en novembre 1981, comporte d’autres textes sur Picasso : Pierre Daix, Picasso et la mort, Marcelin Pleynet, Picasso, peintre d’histoire, Jean-Louis Houdebine, Picasso et Jung, Jacqueline Lesschaeve, Ave l’Enfer Picasso. (A.G.).

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