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Anish Kapoor à Versailles : l’épilogue...

D 28 septembre 2015     A par Viktor Kirtov - C 0 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


La présidente du château de Versailles s’explique

25 septembre 2015, Catherine Pégard, présidente du Château de Versailles est l’invitée d’Yves Calvi sur RTL :

- Après la vandalisation à trois reprises de la sculpture d’Anish Kapoor « Dirty Corner », surnommée « Le vagin de la Reine », installée dans le parc du château de Versailles

- Après que la justice ait tranché le samedi 20 septembre. Saisi, la veille, par l’association Avocats sans frontières et un conseiller municipal (DVD), le juge des référés de Versailles a exigé l’« occultation définitive » des tags haineux, qui porteraient atteinte à l’ordre public et à la« dignité de la personne humaine ».

- Après une déclaration à chaud de l’artiste au Figaro : « Je me sens comme une fille qui s’est fait violer et à qui l’on ordonne d’aller se rhabiller dans un coin. »


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L’entretien de Catherine Pégard avec Yves Calvi

Sur le site de l’émission, en commentaire de l’émission, on peut lire :

"Une attaque délibérée faite à la culture", estime la présidente du Château de Versailles.

"On a confondu la forme et le fond, regrette-t-elle. Là, ce n’est pas une question de forme, de savoir si on n’aime ou pas Anish Kapoor, l’art contemporain, ou l’art contemporain à Versailles. La question, c’est qu’une oeuvre, un travail d’artiste a été vandalisé d’une manière ignominieuse et haineuse".

Pour Catherine Pégard, ces actes de vandalisme prennent place au "Château de Versailles, emblème culturel de la France. Je pense que c’est une attaque délibérée faite à la culture". Une pensée que les opposants à l’oeuvre lui retourne, estimant que ceux qui accueillent cette oeuvre salissent le château. "C’est encore plus scandaleux dans un certain sens car l’art contemporain, c’est un débat qui a été tranché il y a une quinzaine d’années à Versailles et ailleurs, explique Catherine Pégard. Dans tous les lieux patrimoniaux du monde entier vous avez des œuvres d’art contemporaines".


Anish Kapoor n’a pas choisi l’évocation du Grand siècle mais le chaos et le désordre

Si Catherine Pégard a rarement vu des parents ou des enfants choqués par la sculpture c’est "parce qu’ils font l’effort de comprendre que c’est de l’art abstrait". Pour elle, c’est le terme "vagin" qui a concentré la haine : "Pour un mot, on est entré dans une polémique qui dépasse encore une fois le propos qui est le nôtre".

Crédit : RTL / YVES CALVI et ELÉANOR DOUET

Retour sur les épisodes

Acte 1. La grande vandalisation de « Dirty Corner »

Dimanche, 6 septembre, je visitai les Jardins de Versailles : grandes eaux musicales, occasion aussi de découvrir l’exposition des oeuvres d’Anish Kapoor que je n’avais pas encore vue.
...Ce qui ne m’était pas alors connu, je découvrai la vandalisation dans la nuit précédente de la sculpture monumentale. Slogans antisémites, royalistes et facistes odieux sur la structure et les rochers, de face, de côté, partout.
« Honte à la France » a déclaré A. Kapoor, né de mère juive, en même temps qu’il faisait savoir que sa sculpture ne serait pas nettoyée de ces immondes tags, qu’ils « témoigneraient de l’outrage et faisaient dorénavant partie intégrante de l’œuvre ».
…Visiteurs de tous pays, voyez ! Vous êtes en France, au pays de la tolérance, du savoir vivre, du bon goût ! Il ne l’a pas dit mais « Honte à la France », si !

Acte 2. Le jugement du Tribunal de Versailles le samedi 19 septembre

Avec grande célérité, le juge des référés de Versailles, saisi la veille, a considéré qu’il y avait « atteinte à l’ordre public et à la dignité de la personne humaine » et ordonné l’occultation des tags haineux.

Acte 3. La réaction à chaud d’Anish Kapoor en colère. Interview accordée au Figaro le dimanche 20 septembre

Contraint d’obtempérer, Anish Kapoor s’estime à nouveau « agressé dans son droit d’artiste », comme il le dit dans une interview au Figaro, le dimanche 20 septembre : « Je me sens comme une fille qui s’est fait violer et à qui l’on ordonne d’aller se rhabiller dans un coin ».

Extrait de l’interview exclusive accordée au Figaro :

« Avec le Château de Versailles, nous avions clairement fait part de nos intentions, vendredi matin dans un « statement » (déclaration de principe) qui, je pense, était pondéré et juste. Nous voulions intervenir symboliquement sur « Dirty Corner » dès demain lundi (22 septembre), de manière à respecter la loi française sans pour autant céder à la pression des taggueurs. Cette décision de justice nous prend de court. Je me sens comme une fille qui s’est fait violer et à qui l’on ordonne d’aller se rhabiller dans un coin. Je ne peux pas accepter ça. Je me battrai pour me faire entendre. Mes avocats défendront mon droit d’artiste agressé sur le sol de la République française et j’espère qu’ils seront entendus avec la même célérité. »
« J’ai beaucoup réfléchi au cours de ces semaines chaotiques, je ne veux pas céder aux agresseurs. Ils sont vils. Je ne retirerai pas « Dirty Corner », même si l’idée m’a effleuré dans des moments de tristesse et de découragement. Je ne veux pas simplement effacer l’insulte qui m’a été faite en tant qu’artiste, homme, étranger dans un pays que j’adore, le pays des idées et de la culture. Je ne peux pas juste retirer les tags, tout simplement parce que c’est arrivé et que les ôter serait nier le fait. Je crois avoir trouvé la réponse royale qui fera de « Dirty Corner » autre chose, une pièce toujours avec un passé douloureux, mais une pièce qui revendique d’abord la beauté de l’art. Nous nous mettrons en œuvre demain matin. J’espère que cette nouvelle réponse à l’agression ouvrira différemment le débat sur l’art. Certains la trouveront peut-être mieux qu’avant. D’autres, moins bien. C’est comme cela que les artistes font face au monde réel. C’est ma surprise royale (rires) ! »

Crédit : Le Figaro

Acte 4. La conciliation et l’épilogue

La surprise royale d’Anish Kapoor ?
Les tags immondes ne seront pas effacés mais masqués
Anish Kapoor obtempère à la Justice sans se dédire.
Comment ?
Les tags seront recouverts par des feuilles d’or !
Demandé et obtenu par Anish Kapoor
…Sa surprise royale.
Caprice d’artiste ?
Le prix à payer pour laver l’affrontà l’artiste et à l’homme bafoués.
Pour sortir d’un imbroglio !
…Va pour les feuilles d’or sur la sculpture monumentale en acier rouillé.
Mais sur les rochers, largement souillés… ???
On touche là, le grotesque et le ridicule.
Anish Kapoor n’était pas le seul bafoué, Versailles a subi un préjudice d’image.
Heureusement, le temps effacera bientôt les traces du scandale tragico-burlesque et ses ignominies ; cette installation n’est qu’éphémère et Versailles retrouvera bientôt sa sérénité orgiaque. - les bosquets de Versailles ont abrité bien d’autres orgies, au cours de leur histoire.
Circulez braves gens, circulez voyeurs, il n’y a plus rien à voir !

« Dirty Corner », les tags masqués par des feuilles d’or.
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L’arbre ne doit pas cacher la forêt

Outre l’œuvre « Dirty Corner » contestée et contestable, Anish Kapoor à Versailles, c’est aussi d’immenses miroirs magiques qui, à leur façon, prolongent la galerie des glaces - aussi une prouesse technique en son temps - et jouant sur la symbolique du soleil, pour le grand miroir circulaire scrutant le ciel comme un radio télescope géant. Ils ne sont pas incongrus à Versailles ajoutant aux jeux d’eaux, aux divertissements de l’époque, ces jeux d’images et de lumière. Les nouveaux fontainiers du XXIème siècle en auraient faits aussi une attraction de choix.


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Première œuvre rencontrée : le grand miroir en forme de C sur l’esplanade de la façade du château, coté jardins avec ses faces convexe et concave (renvoyant une image inversée). J’aimai ces jeux d’images, belle illustration – à mon goût – des lois magiques et malicieuses de l’optique et du relatif des apparences. Plus avant, un autre miroir, circulaire, cette fois, monté sur un trépied et scrutant le ciel, face concave inclinée vers le ciel reflétant un concentré céleste saluant le roi soleil, face convexe, au dos, inclinée vers le sol, et le jardin, là où déambulent les visiteurs-courtisans, la cour conviée pour les grandes eaux musicales.


Côté concave : concentré céleste

Côté convexe : les visiteurs-courtisans déambulent dans les jardins.
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On peut aussi consulter sur pileface : Anish Kapoor à Versailles (I)

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Julia Kristeva Anish Kapoor —


"Dans les entrailles de Versailles" / La face interne du jardin
Un film de G.K. Galabov
et Sophie Zhang

Dialogue entre Anish Kapoor et Julia Kristeva qui vient de publier « L’horloge enchantée », l’horloge de Passement exposée dans le Cabinet de l’horloge à Versailles. Julia Kristeva la présente à Anish Kapoor et le guide à l’intérieur du château. Puis Julia Kristeva poursuit sa visite à l’extérieur, dans les jardins, où sont exposées les oeuvres de son invité, avant les dégradations.

Transcription des échanges

devant le buste de Louis XIV par Bernin

Anish Kapoor : - Je vois une certaine vanité dans cette sculpture de Bernin.

Julia Kristeva : — Ce que vous appelezvanitéest peut-être ce qui est pour moi le mouvement. Le problème de l’artiste baroque n’était-il pas : comment représenter le mouvement – l’instable, le fluide, J’imagine que, c’est dans cet esprit, le Bernin s’est intéressé aux extases des saintes : parce que les saints ne sont pas ici ou dehors, mais en mouvement quelque part « au travers ». Comment représenter cet espace intermédiaire, où il n’y a pas de valeur fixe, car l’âme est en mouvement.

A.K. – La question ici est celle du masque dans la splendeur, le baroque est tout entier dans le masque.

J.K. – On pressentait la fin d’un monde, ce monde était vers sa fin, etDieu lui-même devient le Grand Horloger, le maître du calcul du temps.

A.K. – Je pense qu’on ne doit pas oublier que pour les gens de cette époque ce monde n’était qu’une préparation pour le prochain monde à venir.

J.K. –Pour le prochain monde qui est inconnu et infini, il y a les croyances officielles, et il y a les « dissidents », les inventeurs aussi.La question qui se posait c’était comment le représenter, ce monde invisible, surtout s’il est en nous. Et, plus difficile encore, si cet infini était vide, sans personne.

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Julia Kristeva et Anish Kapoor devant "l’horloge enchantée" de Passement,
dans le cabinet de l’horloge, au château de Versailles.

dans le cabinet de la Pendule, devant l’horloge de Passement

J.K. — Ici c’est le méridien, il a été tracé là bien plus tard. Mais il est bien à sa place ici, car le roi Louis XV était très intéressé par le développement de l’astronomie. Il se postait souvent à cette fenêtre, pour contempler la lumière du soleil, qui influence notre temps humain, sur lequel selon lui nous devons nous régler. Passement, l’ingénieur qui a construit cette horloge, lui expliquait comment il a calculé la position des planètes du système solaire avec les éclipses. Voici donc l’Horloge astronomique de Passement, programmée à donner l’heure universelle, avec les heures, les minutes, les secondes, jusqu’en l’an 9999. Tout fonctionne, les conservateurs avaient peur qu’en passant à l’an 2000 il y aurait un bug, mais il n’y a eu rien de tel, tout fonctionne, le mécanisme est très simple, bien que la conception et le calcul soient très subtils et précis.

La cour était impressionnée. Par LA pendule, cela va de soi, elle représente la puissance phallique, de toute évidence exhibée de manière obscène.

A.K. — Oui, je le vois.

J.K. — Nous voyons un automate androïde, de pur style rococo Louis XV. Mais, en même temps, le pendule est une allusion frappante aux parties génitales de l’homme, renvoyant àsa vie sexuelle du souverain, au libertinage qui avait lieu dans le château et à l’extérieur, dans le Parc aux Cerfs. En même temps le compte du temps jusqu’à 9999, impose la présence de l’infini auprès des courtisans : « quelque chose » qui n’était pas visible était suggéré à tous ceux qui se pressaient autour, pour se transcender et aller vers cette direction de l’inconnu. L’horloge incarne, à mes yeux, cette contradiction entre, d’une part,l’éphémère apparencedes rites de la cour, et, d’autre part, la des sciences et des techniques vers qui s’emparent de l’infini par la connaissance.A la place de Dieu. Nous sommes à l’aube des Lumières, n’est-ce pas.

A.K. — Oui je vois ça. Ce qui est vraiment intéressant, c’est la forme d’un être humain.

J.K. — Oui, et sans bras, comme vous le dites de l’artiste dont seule compte l’intention, pas les mains. Mais son oeuvre nous entoure, nous enveloppe, nous embrasse, et fonctionne même s’il n’y a personne.

Il existe un jumeau de cette horloge, construit par des techniciens américains guidés par le créateur et patron d’Amazon, Jeff Bezos, programmé jusqu’au 10000, inoxydable, une horloge atomique.

A.K. – Oui, j’ai lu cela, une horloge atomique.

J.K. — Passement et les horlogers qui ont habillé son invention, voulaient faire quelque chose de physique, de sexuel, en même temps qu’immensément idéal, abstrait et spirituel. Et de l’insérer dans les rites de Versailles, dans le style du siècle.

A.K. — C’est vraiment un objet à la Jules Verne, non ?

J.K. — Mais tout à fait réel, utilitaire, nous ne sommes pas dans la fiction. Toutefois,cette réalité déclenche un imaginaire, disons, possible. Vous êtes ici maintenantET vous êtes en 9999. Vous êtes entre la science et les forces de l’esprit, une espèce de magie.

A.K. — Il prend une forme humaine, comme un robot et dont le cerveau est une sphère céleste.

J.K. — Comme un robot, c’est un robot androïde, sans bras, mais avec un esprit humain et avec un sexe humain. Le grand Horloger dont parle Voltaire, c’est lui, c’est cette horloge de Passement

En tant que prouesse technique, l’horloge réalise l’obsession du temps infini, qui vient à nous à travers la lumière. Parce que Passement, il a tout calculé en fonction de la manière selon laquelle la lumière solaire se laisse capter, et il a programmé le temps dans les autres parties du globe, en le calculant en conséquence.

Mais en tant qu’œuvre d’art, basée sur une prouesse technique, l’horloge de Passementinvite à aller au- delà de cet infini calculable. En effet, le chiffre 9999 possède une signification apocalyptique, aussi bien que de régénération et de renaissance, entraînant des associations infinies.

A.K. – Kabbalistique, certainement.

J.K. Oui, kabbalistique, n’est-ce pas ? Il me semble que vos cubes sillonnés de vide rejoignent cette intention.

A.K. — Oui ! Et je pense que l’horloge est exactement la face interne du jardin de Le Nôtre.

J.K. — Exactement.

A.K. — C’est ce que vous explorez dans votre roman, n’est-ce pas ?

Cela me fait penser aussi à un objet alchimique : le corps peut être réduit à un mécanisme, mais un mécanisme qui est une transformation en même temps.

J.K. – Des transformations infinies, se mesurant au divin.

A.K. — Oui, cela n’est pas distinct de l’idée que les saintes ont quelque chose de l’esprit en elles, qui n’est pas une chose qu’on peut nommer ou tenir. Un objet mécanique comme cette horloge est aussi un objet qu’on ne peut tenir.

J.K. — Oui. J’y vois une sorte de réinterprétation de la notion chrétienne d’incarnation, sur la base de l’humanisme des Lumières. Comme vous l’avez dit, « A Sectiona lBody for a Monadic Singularity » : telle une monade qui est impactée de l’invisible infini, le corps est « sectionné » et « sexuel » parce que plein de vide infini. Le corps est creux, mais ce vide n’est ni rien ni néant, juste notre infinie possibilité d’imaginer, de penser, de désirer.

A.K. — Oui, bien sûr, et Leibniz est ici, tout le temps.

J.K. — Ce que Leibniz a appelé la monade, c’est l’unité impactée par l’infini. Eh bien, Versailles a vu passer une femme qui reste encore aujourd’hui un des meilleurs connaisseurs de Leibniz, Émilie de Châtelet.

A.K. — Oui, bien sûr, dans votre livre elle a une place importante.

J.K. —Elle nous a laissé deux grands héritages. Sa théorie du bonheur, dans laquelle j’entrevois une interprétation de la monadologie leibnizienne : l’infini dans le corps, c’est la passion jusqu’à la mort, mais aussi la passion qui innove, permet recommencements et renaissances. Et surtout sa théorie d’une étrange matière qu’elle appelle un « feu » : puisqu’il y a de l’infini dans la matière, il devrait exister de la matière qui n’est pas visible, qui ne peut pas avoir d’extension, mais seulement d’intention. Vous vous en doutez, personne n’a compris à l’époque ces divagations. Mais aujourd’hui certains philosophes de la science, attentifs à la cosmologie, suggèrent que cette intention non visible de la non-matière serait une prémonition de la matière noire. Émilie de Châtelet serait en somme le précurseur de la matière noire ?

Passement et Emilie du Châtelet appartenaient à des classes sociales opposées, leurs personnes et leurs pensées s’opposent. L’horloger est plus enjoué, il utilise les attractions, se sert des artifices, profite des rites, souffre des hiérarchies de la cour mais essaie, comment dire, de se couler dans la dialectique entre les clans et les rangs, comme il joue entre le visible et l’invisible. Emilie, au contraire, est une dissidente, une révoltée, une femme libre. Mais les deux travaillent ces deux notions qui vous inspirent, vous aussi : l’intention de l’infini invisible, et comment le rendre palpable.

JULIA KRISTEVA, ANISH KAPOOR, Les entrailles de Versailles,

un film de G.K. Galabov Sophie Zhang


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Crédit : Le site de Julia Kristeva

L’horloge enchantée de Julia Kristeva sur pileface

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