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Les instants les éclairs de Jacqueline Risset

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D 8 septembre 2014     A par A.G. - C 3 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


L’écrivaine française Jacqueline Risset, grande italianiste, réputée pour sa traduction de "La Divine Comédie" de Dante, amie de Fellini, est morte mercredi à Rome à l’âge de 78 ans, a annoncé vendredi son éditeur Flammarion.

Née en mai 1936 à Besançon (Doubs), cette normalienne agrégée d’italien était également poète, critique littéraire et universitaire. Elle est l’auteure de la traduction intégrale de référence en français de "La Divine Comédie" de Dante, vendue à 400.000 exemplaires, sur laquelle elle avait travaillé pendant huit ans. Elle était également l’auteure d’une traduction du "Prince" de Machiavel (Actes Sud, 2001).

Dès le début des années 1960, alors qu’elle est élève à l’Ecole Normale Supérieure, elle se passionne pour l’italien et part en Italie pour y poursuivre ses études. Elle a fait partie, de 1967 à 1982, du comité de rédaction de la revue Tel Quel. Elle est particulièrement réputée pour son travail sur Dante mais elle a aussi réalisé la traduction en italien de Francis Ponge. En 2003, elle a donné quatre leçons sur "Traduction et mémoire poétique, de Dante à Rimbaud" au Collège de France [1].

Grande admiratrice et amie de Federico Fellini, Jacqueline Risset a aussi écrit une dizaine d’essais, parmi lesquels "Dante, une vie" (Flammarion), en 1999, et "Les Instants les Eclairs" (Gallimard, coll. L’infini) en 2014, et des recueils de poésie dont "Petits éléments de physique amoureuse" (Gallimard) en 1991.

Rimes de Dante, présenté et traduit par Jacqueline Risset, paraîtra chez Flammarion le 5 novembre [2]. francetvinfo

LIRE AUSSI : Addio a Jacqueline Risset (L’Unita)
Alessio Aringoli, Ciao, Jacqueline ! (Le Huffington Post)


Collection L’Infini, Gallimard
Parution : 30-01-2014

« Ils trouent la mémoire, ils révèlent, se vantent. Disent que par eux la vie vaut d’être vécue, même s’ils sont infimes, insignifiants, ou paraissant tels. On ne peut en réalité les juger à la mesure des autres moments ou aspects d’existence. En tout cas, c’est à eux qu’il faut revenir. C’est pour eux, peut-être, qu’a un sens le "il faut". Tout d’abord s’adresser aux premiers, ceux de l’enfance. C’est d’elle qu’arrivent les images suspendues, détachées, lumineuses, celles qui font saisir la logique de la foudre. Il faut et il suffit, peut-être, que l’image soit détachée, séparée par son propre choix des autres images, et du flux qui les portait.
J’ai cinq ans. Je vois une bicyclette avancer dans une rue vide, en bas d’une terrasse blanche. Un arbre, un marronnier, sans doute. Je regarde de toutes mes forces celui qui vient sur la bicyclette. »

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Entretiens radiophoniques

Jacqueline Risset sur France Info le 25 février

France Info.

Jacqueline Risset sur France Culture le 4 avril

Invitée d’Alain Veinstein, Jacqueline Risset parle aussi de sa nouvelle traduction de Dante : Rimes [3], qui sera publiée à l’automne 2014.

Du jour au lendemain.

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Jacqueline Risset. Photo Jacques Sassier. Gallimard.

Jacqueline Risset, la joueuse

par Josyane Savigneau

Jacqueline Risset est un personnage assez énigmatique, qui a gardé dans son allure une singulière jeunesse et dans le regard un air d’enfance rêveuse. Rien d’étonnant alors à ce qu’elle ait choisi, avec Les Instants les éclairs, son univers onirique pour la guider dans un étrange récit, une autobiographie décalée, fragmentée, un texte cependant très construit, mêlant les rêves et la mémoire de moments réels. « J’aime l’effervescence intellectuelle du rêve », dit-elle, silhouette frêle dans le bureau majestueux et froid qui fut celui de Claude Gallimard et que personne n’occupe aujourd’hui dans la maison d’édition. « Le sujet des instants a toujours été pour moi une préoccupation continuelle. Dans ma vie, c’est le plus central. Des choses qui passent très vite, mais arrachent à la continuité et à la banalité de l’existence et qui, finalement, la justifient. Les coups de foudre, les instants quasi mystiques, les rêves qui découpent des images, et dont la puissance traverse le sommeil. Et, quand on se réveille, une intensité incomparable. »

Elle a mis longtemps à se décider à écrire ce livre, et elle l’a abandonné et repris pendant de nombreuses années, « peut-être dix ans en tout ». « Jusque-là, je pensais que c’était la poésie qui permettait le mieux de dire l’instant. Comme la perle dans une huître. Jusqu’à ce que je comprenne que, pour décrire les instants, j’avais besoin de continuité. » Une sorte d’accomplissement, après un long chemin.

Poète, traductrice, essayiste — on relira avec bonheur son Fellini. Le Cheik blanc. L’annonce faite à Federico (Adam Biro, 1990) ou Puissances du sommeil (Seuil, 1997) qui déjà, fait place aux rêves —, elle partage son temps, depuis quelque cinquante ans, entre Rome, où elle enseigne la littérature comparée à l’université, et Paris. Elle passe plus de temps à Rome qu’à Paris, et c’est sans doute pourquoi elle est peu connue du grand public français. On lui demande souvent : « Pourquoi l’Italie ? » Au départ un peu par hasard, puis par désir. Élève de l’École normale supérieure au tout début des années 1960, elle n’avait guère envie de prendre le chemin de la plupart de ses condisciples : « Me marier avec un normalien, aller enseigner avec lui dans une petite ville puis, d’année en année, tenter de me rapprocher de la grande ville. » Elle a donc décidé d’étudier l’italien, ce que quasiment personne ne faisait alors à l’ENS, ce qui lui a permis d’obtenir une bourse de deux ans pendant lesquels elle a coupé tout contact avec la France, s’est immergée dans Rome, qui l’éblouissait, qui lui transfusait de l’énergie. Le contraire d’un exil, une renaissance.

Puis elle s’est liée avec le groupe Tel Quel — elle a été membre du comité de rédaction de la revue à partir de 1967 — et est revenue vers Paris, sans jamais quitter Rome. Et elle a commencé à publier — Jeu (Seuil, « Tel Quel », 1971), un titre qui lui va bien — et à s’intéresser à la traduction, dès 1978, avec La traduction commence (Christian Bourgois). Avant de s’atteler à celle, magistrale, de La Divine Comédie, de Dante, qui lui a pris une dizaine d’années et qui a été publiée chez Flammarion en 1985 — L’Enfer —, 1988 — Le Purgatoire —, 1990 — Le Paradis. « Ce travail a duré très longtemps, car je travaillais surtout en été, dit-elle aujourd’hui. On ne peut pas traduire un tel texte par petits morceaux, il faut prendre le temps, entrer dans le rythme, s’y consacrer totalement. » Avant de s’intéresser à Dante, elle travaillait sur Pétrarque. Mais elle était fascinée par le fait qu’on ne connaisse aucun manuscrit de la main de Dante. « Pas un seul mot. » La Divine Comédie a été publiée d’après les versions de divers copistes. « On ne sait même pas qui est le premier copiste, et chacun introduisait des modifications. »

Le texte tel qu’il était alors, « et cette vision de Dante en père de la patrie, source de proverbes », ne séduisait pas totalement Jacqueline Risset. Tout a changé avec sa découverte de l’édition critique italienne de La Divine Comédie, publiée par un universitaire spécialiste de Dante, Giorgio Petrocchi (1921-1989), en quatre volumes, en 1966 et 1967. Il avait repris les textes des plus anciens copistes, comparé les variantes et donné « une édition plus âpre » qu’elle trouvait plus juste, plus proche de la vision qu’elle avait de Dante. Estimant qu’il était dommage que ses compatriotes français ne bénéficient pas de cette découverte, Jacqueline Risset a décidé de se risquer à une traduction qui, désormais, fait autorité. « Je pensais pourtant que c’était impossible à traduire, mais j’ai voulu essayer, et je me suis prise au jeu. Souvent, pendant que je traduisais, j’aurais aimé que Dante m’envoie un rêve, qu’il me dise où l’on pouvait trouver un manuscrit de lui. »

Vivre à Rome, la plupart du temps, traduire de l’italien, parler italien, rêver en italien... Comment alors continuer à écrire en français ? Il faut beaucoup lire en français, ne pas se formaliser de ne pas comprendre quelques expressions à la mode, nécessairement éphémères, et garder le bonheur d’« une langue qui résiste bien ». Ce qui n’exclut pas quelques livres en italien, dont un sur Fellini, L’Incantatore (Scheiwiller, 1994), des poèmes, des articles. Mais certainement pas une autobiographie, fût-elle abusive, poétique, refusant la linéarité. « Ce livre, pour moi, ne pouvait se penser qu’en français. »

Les Instants les éclairs en dit beaucoup sur cette femme discrète, qui affirme découvrir ce qu’elle pense en écrivant. Mais il est aussi, pour le lecteur, une invitation à rêver, et à reconsidérer sa propre vie, son identité. « L’identité (féminine ou autre), n’était pas liée pour moi aux strates les plus profondes, écrit Jacqueline Risset, celles où se jouent l’illumination secrète, le sentiment d’élection. Il ne m’importait pas vraiment non plus, me semble-t-il, d’accéder un jour à ce titre, d’homme, ou femme, ou chose, "illustre". Simplement de me reconnaître dans ce geste, dans cet instant qui arrête et suspend le cours, le temps, la pente. »

Il faut savoir transfigurer son existence, sinon elle n’est pas vivable. Il faut affirmer sa singularité. Comme le fait Jacqueline Risset dans une très belle variation sur « le je » — qui « accueille tout ce qui passe » —, « le tu » — « l’appel, l’aimé, l’aimée par excellence », « le tu et le vous » — « passage rare, surprenant et précieux » du « tu » au « vous » —, enfin « le nous » qui « sent dans la plupart des cas l’artificiel et le forcé ». En la lisant, on est préservé du « nous ». En la rencontrant, on est délivré de la peur de vieillir. On la fait reparler du bonheur et de la joie, le bonheur qu’on peut retenir, à défaut de pouvoir le décider, et la joie qui surgit, s’élève comme une flamme « tout à coup et reliée à rien ».

On sait qu’on retournera souvent à ce livre, pas seulement pour redécouvrir, à chaque fois différemment, Jacqueline Risset, pour tenter de cerner son étrangeté d’enfant solitaire, « occupée par des impressions et des pensées compliquées et peu communicables », et pour qui les adultes, même si elle les aimait, comme ses parents, étaient « des êtres qui avaient cédé, qui avaient renoncé — à quoi ? À la souveraineté de l’enfance ». On lit aussi Les Instants les éclairs pour se retrouver soi-même, même si on n’a pas, comme elle, la chance de se souvenir de tous ses rêves et de pouvoir en dire la poésie. Maintenant que le texte est fini, longtemps après la décision de l’écrire, Jacqueline Risset dit qu’elle a envie de continuer. On espère qu’elle n’attendra pas dix années encore.

Josyane Savigneau, Le Monde des Livres du 7 mars 2014.

Lire aussi : Philippe Forest, Jacqueline Rissset, la seconde vie, dans art press 409, mars 2014, p. 76.

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Les instants les éclairs de Jacqueline Risset

par Anne Malaprade

Certains êtres vivent dans et au piège de l’écriture, cette dernière formant un cadre rigide dans lequel ils avancent, travaillent, consomment, s’épuisent, pour finalement disparaître dans un dispositif qui les conditionne. L’écriture apparaît alors comme une grammaire qui ordonne et structure, hiérarchisant et balisant les désirs et leur expression. Une écriture qui existe hors de l’homme, un texte qui oublie le vivant toujours irrégulier, un tissu indéchiré se poursuivant au-delà du sujet. D’autres vivent l’intimité de l’écriture : elle n’apparaît plus comme un repère mais plutôt tel un contenu fluide, un flux de mots que la conscience arrête et intercepte, un choix en rupture de sens et de raison, qui dérange les constructions et les représentations. Cette écriture-ci est faite d’éclats, de sensations, d’expériences hypermnésiques que la langue, comme structure (é)mouvante cette fois, dispose selon un tempo qui épouse les pulsations de la vie : ses éléments les plus intensément déréglés, ses épisodes fades et sages, ses répétitions variées, toutes ces traversées par lesquelles les instants accrochant l’éclair modulent les inventions mobiles d’une syntaxe immobile.

La prose de Jacqueline Risset est mémoire et anticipation. Elle retient le passé qu’elle incorpore au présent, appelle le futur à partir d’un maintenant qui capte une éternité fantôme. La main qui écrit tient en main la vie. Il existe des proses qui ne durent pas, qui, immédiatement tracées, sombrent dans l’irréversible oubli ; des instants qui n’accèdent pas au moment ni à la survenue de l’événement ; des éclairs aveuglés par l’artifice d’une lumière crue ne recherchant que la transparence. Dans ce livre le point et le graphe sont lumière, et la clarté concentre les temps en miroir : le passé se réfléchit dans un présent d’écriture qui redéploie lui-même sa matière au futur. Rétention des instants, protention des éclairs, volupté du sentir : les souvenirs et les images, rencontrant la présence de la langue, se dilatent à son contact, s’assouplissent, voyagent dans une conscience elle-même transportée par le temps électrique des mots. Il est question de « coups de foudre » à plusieurs reprises, et on peut aussi y entendre-voir la fulgurance d’une clarté qui accompagne toute profération sonore. Les instants cherchent la vitesse de la lumière, tandis que les éclairs manifestent la persistance des instants. « Il s’agit de saisir le surgissement, dans sa propre vie et dans les autres. »

On est touché, mémoire et corps, par la grâce instantanée des lumières déployées, qui réfléchissent des échappées diurnes et nocturnes, prolongeant le réel d’un surcroît virtuel. Il faut désormais lire et délire le temps, le délier à partir de lui-même. Autant de chutes et d’extraits que le livre recueille dans une perspective autobiographique qui croise les souvenirs et les rêves, les données immédiates de la conscience interpénétrant les données médiates de la langue. Jacqueline Risset s’abandonne aux sensations du passé comme on glisse dans le sommeil sans jamais percevoir l’orée de ce royaume étrange. Elle s’abstrait du monde extérieur et rentre dans une langue nuée-nuage, qui tisse les fils croisés du temps, qui lâche prise, oubliant les ordonnances du réel. Tente de « ne pas cesser d’écrire » parce que l’écriture montre ce que l’on ne peut revoir ni penser. L’instant, cette « arrivée du vide », éclaire le temps comme la phrase relance la langue dans une durée qui ne connaît plus l’avant ni l’après, et qui distingue à partir de l’enfance rêvée les propositions d’une liberté continûment fervente. Le livre porté par les rêves ouvre ainsi une chambre claire. Elle accueille toutes ces interruptions et chutes par lesquelles « le visible se distingue à peine de l’invisible » : autant de nuances auxquelles la prose donne corps et âme.

Crédit Sitaudis.

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Entretien Jacqueline Risset, grande traductrice de Dante

Jacqueline Risset est une très grande spécialiste française de la littérature italienne. Elle est l’auteur d’une traduction de référence de « La Divine Comédie » de Dante Alighieri, l’ouvrage sublime dont elle a su transmettre le message poétique dans une langue accessible aux Français d’aujourd’hui.

Vivant et travaillant à Rome depuis plusieurs années, de passage à Paris en ce février 2014 pour présenter son dernier livre « Les instants les éclairs » (Gallimard, 2014), Risset nous raconte dans cet entretien l’itinéraire qui l’a amenée à s’intéresser non seulement à la culture italienne, mais aussi à l’ensemble de la vie italienne. Elle nous parle des écrivains qu’elle aime : Dante, Pétrarque, Leopardi, Gadda, Zanzotto. Sans oublier le grand metteur en scène Federico Fellini, qu’elle a bien connu, dont elle a infiniment apprécié le génie, et qui d’après elle devrait devenir l’objet d’une « glorification » supplémentaire dans les années qui viennent.

Entretien réalisé par Michele Canonica pour le site L’Italie en direct. Février 2014.

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Jacqueline Risset a été membre du comité de rédaction de la revue Tel Quel de 1967 à 1982.

Jacqueline Risset dans Tel Quel

Poésie et Prose, n° 22, Eté 1965
Récit, n° 27, Automne 1966
Après récit, n° 30, Eté 1967
Jeu, n° 36 Hiver, 1969
Lecture de Gramsci, n° 42, Eté 1970
Forme et événement I, n° 44, Hiver 1971
Joyce traduit par Joyce, n° 55, Automne 1973
La petite marque sur l’estomac, n° 70, Eté 1977
Sept passages de la vie d’une femme, n° 74, Hiver 1977
9 poèmes de Mnémosyne, n° 84, Eté 1980
En voyage, n° 90, Hiver 1981

Jeu, Seuil, « Tel Quel », 1971.

Édition originale. Cliquer sur l’image pour lire le 4ème de couverture. Manet, <i>Lola de Valence</i>, 1862.

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Jacqueline Risset dans L’Infini

Vitesse de la comédie, n° 2, Printemps 1983
Un rêve, n° 24, Hiver 1988-89
Promenade M, n° 32, Hiver 1990
Instant I, n° 44, Hiver 1993
Le bureau de « Tel Quel », n° 49-50, Printemps 1995
Les instants les éclairs, n° 100 Automne 2007

Petits éléments de physique amoureuse, Gallimard, « L’infini », 1991.

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« On dit qu’écrire sert à mettre à distance ; à regarder de plus loin l’émotion. Certainement. Mais c’est aussi le contraire : écrire sert à vivre plus, à sentir de plus près ce qu’on vit — surtout quand l’émotion coïncide pour un temps, plus ou moins long, avec la vie même. Les poètes troubadours disent qu’"aimer" et "chanter" sont des verbes synonymes. Ils ont raison. L’un et l’autre se lèvent, à distance très rapprochée, comme un double vent, qui aère les choses, change le paysage. La vie, surtout quand elle est éclairée par une lumière nouvelle, dans le coeur, fuit très vite. On se jette sur son crayon : "Reste, soleil, reste un instant de plus" — prière faite au papier ; l’astre, déjà, suit son cours. C’est une affaire d’instants. »
Jacqueline Risset.

Voir aussi sur Pileface :
A propos de Jacqueline Risset (bibliographie, vidéos, MP3)
Dante, « outrepasser l’humain par les mots »
Le Casanova de Fellini
Fortune de Machiavel.

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3 Messages

  • V. Kirtov | 10 septembre 2014 - 08:56 1

    Poète, universitaire et traductrice de l’italien, Jacqueline Risset est décédée le 3 septembre à Rome.
    (Photo Catherine Hélie. Gallimard)

    DISPARITION Proche d’Yves Bonnnefoy et de Philippe Sollers, membre du comité de rédaction de Tel Quelde 1967 à 1982, poète, universitaire et traductrice de l’italien, Jacqueline Risset est décédée le 3 septembre à Rome, où elle s’était installée dans les années 60. Elle avait 78 ans. Enseignant la littérature comparée à l’université de la Sapienza, elle se plonge, à partir des années70, dans l’œuvre de Dante et entreprend une nouvelle traduction en français de la Divine Comédie. Ses versions de l’Enfer, du Purgatoire et du Paradis sont publiées de 1985 à 1990, chez Flammarion (où leurs ventes, selon l’éditeur, ont atteint 400 000exemplaires). L’aventure avec Dante ne se termine pas là : Jacqueline Risset lui consacre plusieurs essais, et son dernier livre, à paraître en novembre chez Flammarion, s’intitule Rimes de Dante. Pour une adaptation au théâtre, elle avait aussi retraduit, en 2001, le Prince, de Machiavel. En Italie, elle s’était également engagée en faveur d’Adriano Sofri, ancien leader de Lotta continua, emprisonné pour des attentats commis dans les années 70 et avait fermement critiqué les dérives berlusconiennes.

    René SOLIS, (Libération)


    VIDEO INA :
    13 juin 1988. Bernard PIVOT recevait Jacqueline RISSET, pour son recueil de poésie "L’amour de loin" et sa traduction de la "Divine Comédie" de DANTE.
    http://www.ina.fr/video/CPB88007107


    LA DIVINE COMEDIE
    de Dante Alighieri, illustrée par Botticelli, traduction de Jacqueline Risset.

    On peut aussi consulter l’article :
    « Un soir au Collège des Bernardins en compagnie de Sollers et Dante »

    Le livre sur Amazon



  • A.G. | 5 avril 2014 - 11:36 2

    Jacqueline Risset est l’invitée d’Alain Veinstein le 4 avril 2014 lors de l’émission « Du jour au lendemain ». Voir ici.


  • A.G. | 11 mars 2014 - 11:41 3

    Jacqueline Risset, la joueuse

    par Josyane Savigneau

    Jacqueline Risset est un personnage assez énigmatique, qui a gardé dans son allure une singulière jeunesse et dans le regard un air d’enfance rêveuse. Rien d’étonnant alors à ce qu’elle ait choisi, avec Les Instants les éclairs, son univers onirique pour la guider dans un étrange récit, une autobiographie décalée, fragmentée, un texte cependant très construit, mêlant les rêves et la mémoire de moments réels. Lire l’article.