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Une journée avec Cecilia Bartoli

suivi de L’art des castrats

D 25 septembre 2010     A par A.G. - C 2 messages Version imprimable de cet article Version imprimable    ................... PARTAGER . facebook


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Photo : Kasia Wandicsz
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France 3 rediffusait ce matin très tôt (00h 20) deux heures consacrées à Cecilia Bartoli déjà programmées sur Arte l’an dernier. Cela valait le coup de veiller un peu... [1]


Une journée avec Cecilia Bartoli

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Alain Duault et Cecilia Bartoli

L’heure de l’opéra
Présentée par Alain Duault.
Réalisation : Claire Duguet. 75mn.

Tous les deux ans, la comète Bartoli fait une apparition fulgurante, laissant dans son sillage des myriades de vocalises nimbant des oeuvres ou des compositeurs rares ; puis repart dans la nuit profonde des archives, en quête d’un nouveau projet. Un rythme cyclique tellement immuable qu’il pourrait en paraître intrigant. Venue de nulle part ? Ce serait oublier une carrière patiemment et méthodiquement construite à force de travail avec sa mère, de coups de chance dans ses rencontres avec Daniel Barenboïm et Nikolaus Harnoncourt, et d’intuitions artistiques mêlant l’intelligence et la sensibilité.

Cette heure passée en compagnie de Cecilia Bartoli remonte le temps, de ses débuts ros­siniens qui lui ont appris à gérer sa voix et son énergie, en passant par l’incontournable et ­redoutable simplicité de la ligne vocale de Mozart, à celle, explosive, excessive de Vivaldi. « Championne des maîtres oubliés », lui rend hommage le chef William Christie, qui souligne la conviction que met la cantatrice dans tout ce qu’elle entreprend, sa générosité sur scène, sa volonté de communiquer avec l’auditeur en projetant la moindre note, de l’émouvoir - but suprême de l’art baroque. Utilisant archives, reportages et captation de spectacles d’un beau parcours, cette rencontre est construite et montée avec une réjouissante limpidité. Un bel hommage.

Voir Musiques classiques.

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Extraits

Bienvenue à Capri

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Rossini, « Le barbier de Séville »

avec Sergio Ragni, écrivain et musicologue

Rosine
la musique et la psychologie du personnage
expliquées par Cecilia Bartoli


(durée : 5’43")
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Nobil onda, Propora

dirigé par Giovanni Antonini avec l’ensemble Giardinico Armonico

*

« Personne ne sera jamais à la hauteur de Mozart »

extraits de Voi che sapete, Les noces de Figaro, dirigées par Nikolaus Harnoncourt, 1990
Per pietà, ben mio, perdona, Cosi fan tutte, dirigé par Harnoncourt, 2001


(durée : 6’59")
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Cecilia Bartoli présente « Sacrificium », un album dans lequel elle rend hommage aux joyaux perdus de la musique baroque et dont la plupart des morceaux font la part belle aux castrats. J’en ai déjà parlé lors de sa sortie en octobre 2009 dans cette note. Il y a aussi un film dont voici des extraits.

Cecilia Bartoli, l’art des castrats

Réalisation : Olivier Simmonet
Coproduction : ARTE, ZDF (2009, 43mn)
(arte)

Extraits

1. NICOLA PORPORA : Come nave in mezzo allonde

dirigé par Giovanni Antonini avec Il Giardino Armonico

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2. ANTONIO CALDARA : Profezie, di me diceste

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3. FRANCESCO ARAIA : Cadro, ma qual si mira

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Ce qu’en dit Sollers

Offrez-vous, pour l’année nouvelle, un étourdissant cognac musical : l’album de Cecilia Bartoli Sacrificium. Elle a enregistré des pièces composées pour les castrats du XVIIIe siècle, et c’est tout simplement bouleversant de virtuosité et de sensibilité.

Vive, angélique, inspirée, profonde, éblouissante aussi bien dans la vitesse que dans la lenteur, Cecilia est un génie. Voici ce qu’elle dit : « Je voulais faire comprendre que le monde des castrats est constitué de vélocité et d’expression. Ils n’étaient pas seulement ceux qui provoquaient des feux d’artifice avec leur voix, mais aussi ceux qui parvenaient à faire pleurer leur public. C’est l’essence même de l’art baroque : la profondeur dans l’artifice. Et c’est aujourd’hui ce que je recherche avec ma voix. Je travaille moins la technique pour me concentrer sur les émotions. »

Une femme de génie, simple, enjouée, merveilleusement douée pour la vie, c’est rare. Elle est aussi extraordinaire dans Vivaldi que dans Haendel, Haydn ou Mozart. Elle reconnaît elle-même qu’elle n’aurait jamais pu ni voulu chanter du Wagner. De là où il est, Nietzsche, cet anti-wagnérien farouche, la bénit, lui qui est allé jusqu’à dire : « Sans la musique, la vie serait une erreur. »

Philippe Sollers
Le Journal du dimanche N° 3285, 27 décembre 2009

Voir Cecilia Bartoli au Théâtre des Champs-Elysées (20.11.09)

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Cecilia Bartoli, chanteuse lyrique

À propos de l’art des castrats

Frédéric Taddei, Ce soir (ou jamais), 29 novembre 2009

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BONUS

RICCARDO BROSCHI Son qual nave [2]

« Son qual nave ch’agitata
da piu scogli in mezzo all’onde
si confonde e spaventata
va sol cando in alto mar

Ma in veder l’amato
lido lascia l’onde,
e il vento infido
e va in porto a riposar
 »

***

[1« La célèbre mezzo-soprano italienne va prendre la tête du festival de Pentecôte de Salzbourg en 2012, pour 3 ans », source : France 2.

[2Voir Riccardo Broschi. Et sur wikipedia.

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