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CITATION DU JOUR


Surréalisme

« Au commencement de la modernité, rompant avec l ?increvable XIXe siècle, il y a, c ?est entendu, le surréalisme[?] »

Philippe Sollers,

Eloge de l ?infini (2001) (Le Monde du 30.04.99)

Voir l’article<BR>

—oOo—

«  Paris, vendredi

Cher André Breton,

Votre accueil, l ?autre jour, ce long moment que vous avez bien voulu m ?accorder (étais-je assez inquiet de moi-même !), voilà ce que je ne pourrai oublier, me demandant toujours si j ?aurais dû, ou non, dire ou ne pas dire ceci ou cela, un peu à côté de ce que j ?avais à vous dire et que je ne pourrai vous dire que peu à peu si l ?occasion m ?en est encore donnée ?

Mais Tel quel voudrait annoncer cet Entretien, dès le prochain numéro. Est-ce possible ? Et sous quel titre (autre, si vous le désirez) ?

Je vous serre respectueusement la main,

Ph. Sollers »

Lettre manuscrite du 29 avril 1960, Philippe Sollers, 23 ans, obtient un rendez-vous après de nombreuses sollicitations. Sa lettre de remerciements est une des treize lettres retrouvées dans les archives d ?André Breton et publiées sur pileface ici :

Voir l’article<BR>

—oOo—

« - Surréalisme, bazar et compagnie ? »

Le coeur absolu (1987)

Illustration des relations complexes, contradictoires, souvent ironiques, voire polémiques, entre Philippe Sollers et le surréalisme traitées dans un article de fond ici :

Voir l’article<BR>

Ou encore :

Dans Lois (1972) : « L ?humour est votre canon, votre surraison. Abandonnez le surréalisme qui nourrit le sous-réalisme, les deux ayant avec le soi-disant naturel une odeur de chiottes et de sacristie. ",
Femmes (1983) : " Le surréalisme ! Parlons-en ! Les pruderies occultes de Breton... L ?imposture minaudière d ?Aragon... L ?exaltation anti-sexuelle d ?Artaud... Seul Bataille garde un peu d ?allure dans ce grand capharnaüm refoulant... »

Ou bien :

« Pour le surréalisme, Lautréamont reste un prétexte à inflation verbale, une référence d’autant plus insistante qu’elle est moins interrogée, une ombre, une expression, un mythe, sous le couvert duquel se perpétue un confusionnisme lyrique, moral et psychologique. »

Ph. S.

—oOo—

Et encore :

« [?] position censurante du surréalisme à l ?égard de Joyce, qui est un continent beaucoup plus important que la plupart des surréalistes, on peut la déchiffrer aussi bien dans la théorie de l ?écriture automatique, que dans un texte comme « Prolégomènes à un troisième manifeste du surréalisme ou non », de Breton. Joyce y est renvoyé à l ?arbitraire pur et simple et condamné pour crime de retour au romanesque. »

Ebranler le système

Propos recueillis par J-J. Brochier publiés in magazine littéraire n° 65 (juin 1972)

Voir l’article<BR>

—oOo—

Mais aussi ces déclarations qui supplantent toutes les autres :
Ph. Sollers (France Inter / Esprit critique du 23 février 2007 : La bibliothèque de Philippe Sollers) , montrant à Vincent Josse, une réédition des Manifestes du surréalisme [1] :

« voici la dédicace dont je suis le plus fier :

" A Philippe Sollers,

aimé des fées.

André Breton " »

Plus ici.<BR>

Et celle-ci :

« J ?ouvre le premier Manifeste du surréalisme, et je lis : " Le seul mot de liberté est tout ce qui m ?exalte encore. Je le crois propre à entretenir, indéfiniment, le vieux fanatisme humain. Il répond sans doute à ma seule aspiration légitime. Parmi tant de disgrâces dont nous héritons, il faut bien reconnaître que la plus grande liberté d ?esprit nous est laissée. À nous de ne pas en mésuser gravement. " »

Philippe Sollers

Le Journal du mois, 25 février 2007

Voir article.<BR>

—oOo—

Et ce décryptage pénétrant et pertinent de Sollers par Michel Foucault :

« J ?ai été frappé d ?une chose, c ?est que, dans le texte de Sollers [1] et dans les romans que j ?ai pu lire, il est fait sans cesse référence à un certain nombre d ?expériences - si vous voulez, j ?appellerai ça, avec beaucoup de guillemets, des expériences spirituelles (mais enfin le mot spirituel n ?est pas bon) - comme le rêve, comme la folie, comme la déraison, comme la répétition, le double, la déroute du temps, le retour, etc. Ces expériences forment une constellation qui est probablement très cohérente. J ?ai été frappé par le fait que cette constellation, on la trouve déjà à peu près dessinée de la même manière chez les surréalistes. Et, au fond, je crois que la référence souvent faite par Sollers à André Breton, ce n ?est pas un hasard. »

Michel Foucault

Dits et écrits, Tome I, Gallimard, 1994, p. 338.

L ?extrait dans son contexte.

—oOo—

Le commentaire de Michel Foucault pourrait aussi s ?appliquer à cet extrait du premier roman se Sollers :

« C ?était donc maintenant, dans ma chambre, que l ?infini me semblait saisissable à son tour, encouragé à naître.

Et cette communion fiévreuse était comme on se largue et dérive insensiblement. ?Ainsi - me disais-je - c ?est à un des moments les plus désolés de ma vie que j ?aurai trouvé le hasard et la force d ?exprimer, mais non : de capter ou d ?entrevoir ce fameux point de l ?attention où tout est décidément interchangeable. ?La pensée défilait devant moi ; ma propre personne et ?moi ? capable non seulement de voir tout cela dans une sorte de lumineuse absence, mais de le soupeser, de le juger, d ?en rire... Et, dans ce détachement passionné, l ?absurdité, enfin, devenait merveilleux : une réalité merveilleusement absurde. »

Philippe Sollers,

Une curieuse solitude (1958)

Sur le parrallélisme de la formulation de Sollers et celle du Deuxième Manifeste du surréalisme :

Voir article.<BR>

V.K.

—oOo—

AUDIO A LA UNE


Matzneff et Sollers chez Taddéi (Europe 1)

Le héros sollersien n’a pas de problème d’argent.
Et de quoi parlent Matzneff et Sollers quand ils déjeunent ensemble ? De théologie !

... et aussi de « De rerum natura » de Lucrèce...

Voir article

VIDEO A LA UNE


Julia Kristeva Philippe Sollers « Du mariage considéré comme un des beaux-arts »

Europe 1 Social Club - 15/06/15
Frédéric Taddeï

Julia Kristeva Philippe Sollers « Du mariage considéré comme un des beaux-arts » from PhilippeSollers on Vimeo.

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Julia Kristeva
à la librairie Mollat
à Bordeaux


mardi 2 juin 2015, 18h.
C’est ICI...


Rencontre avec Marcelin Pleynet


Jeudi 28 mai 2015, à 19 heures,
à la librairie L’arbre à lettres
(14, rue Boulard - Paris 14e)
À l’occasion de la parution de Libérations
Entrée libre.
Invitation - pdf

Arte, 18 mai 2015

Voir article

Bibliothèque Médicis, 15 mai 2015

Du mariage considéré comme un des beaux-arts

L’Infini n° 131, printemps 2015 

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