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> Mystérieux Mozart (III)
Savante ?
En ce 2 juillet de grosse chaleur, je puis pourtant témoigner que j’en ai le désir. Humour un peu court > Mystérieux Mozart (III)
Mais Rimbaud, déjà : « La musique savante manque à notre désir. » Moi : Mais ça veut peut-être dire qu’il ne désire pas la musique "savante". > Sollers/Sade/Mozart
![]() > L’Islam secret, le voile et la forêt
Autre contribution au débat : La burqa, une pathologie de la culture musulmane par ABDENNOUR BIDAR philosophe, spécialiste de l’Islam (Libération du 29-06-09).
> Villa Medicis : Ciao Bella - Mitterrand, Sollers
![]() Puisqu’il est question dans cet article de Frédéric Mitterrand, je pense qu’il peut être judicieux de montrer comment il répondait aux propos d’Éric Zemmour et d’Éric Naulleaux, le 9 juin 2007, lors de l’émission " On n’est pas couché " citée en exergue (l’émission faisait suite à la publication de son livre sur " Le festival de Cannes ") : Mitterrand "réactionnaire" ? Zemmour face à Frédéric Mitterrand et au très posé Jean-Jacques Beinex, le 21 juin 2007 lors de l’émission " Ce soir ou jamais " : Mitterrand "gauche caviar" ? Frédéric Mitterrand enguirlandé par Beineix Que désormais des leaders socialistes à bout de souffle — et pas médiatiques ? — en aient rajouté ces derniers temps en s’en prenant au " présentateur de télévision ", oubliant que Frédéric Mitterrand avait aussi écrit des livres, réalisé un très beau film (Lettre d’amour en Somalie, 1981) et une émission sur le cinéma fauchée et pourtant passionnante — Étoiles et toiles (de 1981 à 1986) —, ne les grandira pas. Société du spectacle ou pas, que Mitterrand suscite autant de critiques et, on l’a vu avec Beinex, autant de haine, me le rend, tous comptes faits, plutôt sympathique... > LE MESSAGE CULTUREL DE LA FRANCE
La présentation du " Projet d’avis " par Julia Kristeva ainsi que les interventions des différents participants sont maintenant en ligne.
> LE MESSAGE CULTUREL DE LA FRANCE
D’accord avec ce que vous dites de Sollers. Mais ne peut-on lire aussi ce qu’écrit Kristeva dont la pensée, bien réelle, irrigue ce rapport — qui ne se résume pas à la Note — malgré les "lourdeurs" liées aux conventions du genre et au sujet traité ? Le CESE n’est certes pas un boudoir mais il faut parfois introduire un peu de philosophie et de politique concrètes dans d’autres lieux ! > LE MESSAGE CULTUREL DE LA FRANCE
Bon, peut-on séparer la pensée éventuelle de ce rapport de son lourd langage bureaucratique ? Par ailleurs, un dossier pourrait être ouvert ici sur le rapport, infiniment paradoxal, de Sollers à la France. Sollers est bien celui qui a écrit "La France moisie", qui raille l’hexagonisme et le gallicanisme, et qui se proclame "écrivain européen d’origine française" ; qui s’est dit, comme Bordelais, comme "sudiste", méfiant vis-à-vis du centralisme français ; qui a sondé les coins sombres de l’histoire française (le culte de l’être suprême, par exemple) et les profondeurs de la névrose française contemporaine ; et qui, par ailleurs, a écrit "Les Folies françaises", et a peut-être été l’écrivain de son époque qui a le plus exploré la France dans sa dimension essentielle, c’est-à-dire dans son "été", se retrouvant dans la curieuse position d’Ali Baba, découvrant une fabuleuse caverne étonnamment fraîche au trésor délaissé de tous : Molière, La Fontaine, Sévigné, Sade, Bossuet, Saint-Simon, Fragonard, Manet, la liste est très longue : toute la guerre du goût, jusqu’à Picasso, peintre espagnol et français, ou encore Nietzsche, miracle français... > LE MESSAGE CULTUREL DE LA FRANCE
Oh oh ! Marco est de retour avec toujours autant d’humour et d’ironie mordante, il nous manquait !
L’endroit du décor
Raphaël Enthoven parle de son livre, de sa conception de la philosophie et de sa pédagogie aux Matins de France Culture de ce jeudi 25 juin. Les Nouveaux chemins de la connaissance (lien dans la note ci-dessus) de cette semaine sont par ailleurs consacrés à l’érotisme (demain "Georges Bataille" avec Guy Scarpetta). La semaine prochaine : Voltaire. > LE MESSAGE CULTUREL DE LA FRANCE
"On se gargarise, en langage simplement publicitaire, de la riche expression de "diversités culturelles". Quelles cultures ? Il n’y en a plus. Ni chrétienne ni musulmane ; ni socialiste ni scientiste. Ne parlez pas des absents. Il n’y a plus, à regarder un seul instant la vérité et l’évidence, que la dégradation spectaculaire-mondiale (américaine) de toute culture." Guy Debord.
> L’Islam secret, le voile et la forêt
Pour alimenter le débat :
![]() Un dîner d’ortolans
dans le Sud-Ouest ![]() Envoi de Benoit Monneret
Chantre de l’islam des Lumières, Malek Chebel vient de faire paraître chez Fayard une nouvelle traduction du Coran et un Dictionnaire encyclopédique de l’islam. Opposé au port de la Burqa chez les femmes, Malek Chebel était l’invité des Entretiens de la Dépêche du Midi le jeudi 18 juin au muséum d’histoire naturelle de Toulouse.
Débat entre Henri Guaino, Conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et Philippe Sollers le 14 juin 2009. Forum Libération au Théâtre des Amandiers. Voir ici : > Le Lièvre de Patagonie -
![]() Le prix Saint-Simon 2009 revient à Claude Lanzmann Le 34e Prix Saint-Simon a été attribué le mardi 16 juin à Claude Lanzmann pour son livre Le Lièvre de Patagonie (éd. Gallimard). Le jury du Prix Saint Simon, sous la présidence de Gabriel de Broglie, membre de l’Académie française, a choisi de récompenser les « Mémoires » - terme que refuse Claude Lanzmann - d’un écrivain et cinéaste engagé : il a notamment signé le Manifeste des 121 contre la pratique de la torture en Algérie, et surtout inscrit dans l’Histoire l’extermination des juifs avec son film Shoah. Le Lièvre de Patagonie, qui a connu un grand succès de librairie, retrace, avec un style alerte, les combats de ce Résistant devenu directeur des Temps modernes. Claude Lanzmann recevra le samedi 6 septembre 2009 un montant de 7500 euros, au Château de La Ferté-Vidame (Le magazine littéraire). L’annonce des résultats des délibérations et la lecture d’un extrait du Lièvre de Patagonie par Laurène L’Allinec : lechorepublicain.fr. Claude Lanzmann succède donc au palmarès à Philippe Sollers — lequel avait réalisé, en 1992, La porte de l’Enfer avec... Laurène L’Allinec. > Philippe Sollers, Prix de la BnF pour l’ensemble de son oeuvre
Guy Debord, le dîner de fondsMécénat. La Bibliothèque nationale de France a réuni lundi 200 convives pour financer l’achat des archives du situationniste. La Société du spectacle de Guy Debord sous verre. Trois carnets à spirale exposés non loin de l’Ecume des jours de Boris Vian et de la Vie de sainte Catherine, manuscrit enluminé du XVe siècle. Autour, dans le hall des Globes de la Bibliothèque nationale de France, plus de deux cents personnes, un verre de champagne Roederer à la main. Ce lundi soir, elles sont venues à un dîner destiné à financer l’acquisition des archives de Guy Debord. La France a refusé de les voir quitter le territoire et les a classées Trésor national (Libération du 16 février). Un trésor, Debord... Sa veuve veillait jalousement sur l’intégrité du fonds depuis son suicide, en 1994. Méticulosité, souci de son destin posthume, le fondateur du situationnisme avait pris soin de trier et d’organiser la totalité de ses manuscrits, notes et correspondance avant sa mort. L’université américaine Yale les convoitait depuis deux ans pour son centre de recherche sur les avant-gardes. Debord conspuait l’Etat. L’Etat l’embaume. « Cette soirée relève de la société spectaculaire, reconnaît Jean-Claude Meyer, président du cercle de la BNF dans son discours. Une ironie et en même temps un grand hommage. » Tartare. Dix-huit tables (baptisées Baudelaire, Toulouse-Lautrec, Debussy, Chateaubriand...) sont réparties sur toute la longueur du hall. La table vaut 6 000 euros, le couvert, 500. C’est le deuxième dîner qu’organise Bruno Racine, le président de la BNF, avec le Cercle de la bibliothèque, dans une tradition de mécénat à l’américaine. Le précédent dîner de gala, en 2008, avait permis d’acheter une pièce unique de l’artiste Anselm Kiefer. L’Etat dispose de trente mois, à partir de l’arrêté paru le 29 janvier au Journal officiel, pour réunir la somme proposée par Yale. Avant le début du repas (tartare de bar de ligne et salade d’herbes et légumes croquants, filet de veau rôti au four, girolles poêlées et asperges aux senteurs de thym citron, volupté glacé fraises des bois, orgeat, compote de rhubarbe, arrosé entre autres de château Dassault 2001), Bruno Racine revient sur son objet : sa « priorité est d’acquérir les archives de Guy Debord ». « S’il fallait un certificat de bien-pensance pour entrer dans les collections de la Bibliothèque nationale, son rayonnement serait amoindri. » Sade aussi a été récupéré, pour paver l’Enfer de la BNF. Et pourquoi pas Debord, d’un bloc livré à la recherche ? Hédonisme. Le premier lauréat du prix de la BNF, consacrant un auteur vivant de langue française pour l’ensemble de son œuvre, est annoncé : Philippe Sollers. L’ironie du moment n’échappe pas à l’auteur d’Un vrai roman, qui parle de « court-circuit historique ». Il parle. De lecture (« Etre sur cette ligne de transmission secrète de la lecture »), de bibliothèques (« des âmes »), d’hédonisme (« Pour savoir lire, il faut savoir vivre »), de plaisir (il quittait la salle studieuse de la rue de Richelieu « pas pour brûler des voitures, mais pour faire des choses qui n’étaient pas bien vues à l’époque, qui ne le sont pas encore ») et de Lautréamont (« Qui lit encore de la poésie ? » semble-t-il dire). L’exégète du situationniste le rappelle : « J’avais une grande admiration pour Debord, même s’il m’a critiqué. » Qu’en sera-t-il de ses archives à lui, Philippe Sollers ? « La négociation vient de commencer », lance-t-il en quittant la terrasse qui donne sur les jardins de la BNF. Il est minuit. Le dîner aura permis de rassembler, entre les tables et les dons, environ 200 000 euros. Alice Debord, fidèle à son principe, ne parle pas. Tout au plus dira-t-elle seulement : « Il ne serait pas venu. » > Casanova l’admirable (II)
Il n’est pas sûr que César et DSk soit des exemples, loin de là.
> Orwell, cet anarchiste conservateur
Orwell plagiaire ?
> La lecture de Poussin
Oui ; il en est de même pour moi ; c’est le regard de Sollers qui m’a ouvert les yeux sur Poussin ; avant, Poussin c’était pour moi des souvenirs d’enfance (scolaires) ; de la belle peinture, harmonieuse certes mais un peu figée ; presque de la tapisserie ; grâce à Sollers, j’y ai découvert de la pensée en peinture, cette façon aussi de raconter des histoires dans un tableau et ce sens extraordinaire de la composition qui fait que l’harmonie y est partout : dans la façon de représenter les corps, les sujets traités, la symbolique,le jeu des formes, des couleurs ; c’est véritablement une peinture infinie ; et Cézanne ne s’y est pas trompé. Mon roman au début s’appelait "Le Temps calme" du nom de ce tableau, puis des amis m’en ont dissuadé, trouvant ce titre trop calme justement ; et puis au fur et à mesure Cézanne a pris de plus en plus de place dans le roman, alors je lui ai substitué ce titre ; mais il doit beaucoup à Poussin ; merci en tout cas pour ce bel hommage.
Site Internet: Plus on y décèle d'harmonie
> La lecture de Poussin
« Plus on regarde un tableau de Poussin, plus on y décèle d’harmonie. » dîtes-vous à propos de Poussin dans votre livre « Le sourire de Cézanne » dont pileface avait rendu compte ici . Au-delà de cette harmonie, à laquelle, également, suis sensible, Sollers m’a véritablement aidé à « lire » un tableau de Poussin, et avant de le lire, simplement à le regarder - Poussin ne m’attirait pas - et, enfin, le voir.
> La lecture de Poussin
Bonjour Viktor ! Oui Poussin est sublime, éclairant, éclairé, j’en ai parlé ici :
http://raymondalcovere.hautetfort.com/archive/2008/10/16/le-temps-calme.html
Site Internet: Le temps calme
Cécile Guilbert sur Céline.
Lire, sur les "Lettres à Albert Paraz 1947-1957" de Céline : Céline, tempo d’enfer par Cécile Guilbert.
> Amours (III) Le corps amoureux
Comment échapper au nihilisme qui ravage le monde ? En apprivoisant le néant, en se tournant vers l’Orient : Appel aux vivants.
> Edgar Poe
Henri Justin parle de son livre avec Alain Veinstein le vendredi 5 juin.
> Journal du mois de mai 2009
Anglais ? Il fut un temps où l’on parlait le français à la Cour de Saint Petersbourg, où l’Europe intellectuelle parlait français, mais malheureusement pour nous, ce temps n’est plus et l’anglais fait aujourd’hui partie du cursus de base de tout voyageur du monde, chercheur ou industriel... Raison de plus de renforcer l’Europe. Pour exister face aux Etats Unis, la Chine et demain, l’Inde (déjà aujourd’hui - cf. la sidérurgie avec Mittal-Arcelor, la construction et « déconstruction » navale, l’automobile...). Mais d’où vient donc le français ? D’une autre domination linguistique, non ?
Juste un peu de patience, les Empires naissent et meurent... > Journal du mois de mai 2009
Erasmus ? Dans la plupart des pays européens les cours sont dispensés en anglais. A quoi bon faire des échanges culturels pour apprendre 3 mots de la langue autochtone mais continuer à subir le bourrage de crâne anglo-américain...Pourtant Erasmus était en théorie une occasion d’ouverture unique...
> Journal du mois de mai 2009
« L’Europe, l’Europe ! » (De Gaulle) Faut-il voter — oui ou non ? Plutôt oui. Mais qui s’est abstenu de parler de l’Europe jusqu’à une période récente ? Réponse : les grands partis. C’est pour cela que « tout le monde s’en fout ». Rappelons que « c’est un Européen d’origine française » qui le dit.
> Journal du mois de mai 2009
Et Dieu sait ce qu’on aurait dit de Sollers si Coupat lui-même s’était révélé écrivain plus tôt —avant le 26 mai — et avait été publié (en hommage à Lautréamont ? à Debord ?)... dans la collection L’infini !
> Journal du mois de mai 2009
On ne saurait trop féliciter Sollers, dans cette affaire, pour sa promptitude toute voltairienne à défendre les écrivains en prison... (Et puis, après tout, il n’a pas eu tort : ils se défendent très bien tous seuls ! Dieu sait ce qui serait arrivé à Coupat si Sollers l’avait défendu !)
> ADN, Judith Cahen
ADN est distribué par le peuple qui manque
Coupat a été libéré.
En complément des réflexions de D., S.Z. nous informe : « Comme précisé désormais en tête du texte de Julien Coupat :
C’est sur paroles des jours . Lire aussi Quand Julien Coupat animait « Tiqqun » par Aude Lancelin.
et les Réponses de Julien Coupat au journal Le Monde. A noter que Ph. Sollers termine sa dernière chronique du JDD (31 mai) par ces mots : « Mais c’est bel et bien dans Le Monde que vous avez appris q’un écrivain de premier ordre était détenu à la Santé sous prétexte de "terrorisme". On le salue ici en le faisant entendre » [suit la citation de la fin de l’entretien ci-dessus]. Sollers ajoute : « Comme on voit, ce détenu très libre est très cultivé. Il se donne même les gants de citer Hegel, et on aura reconnu dans sa rhétorique, à la fois Lautréamont et Debord, textes peu lus par la police. Un peu de Céline pour finir (même si celui-ci prend la précaution de préciser que les anarchistes sont "terriblement noyautés par les flics depuis toujours") : « Vive l’anarchie, nom de Dieu. pour être sûr d’être bon anarchiste, il faut avoir tenu bon en tôle, impeccablement, avec une boussole personnelle, indéréglable. » Autre chose qu’une Rolex ! » > Mais qui était donc Edgar Poe ? (III)
Sur France Culture, Georges Walter parle d’Edgar Poe à l’occasion de la réédition de son livre sur le poète américain (première partie de l’émission) : Mauvais genre.
> La Bête et les Parasites (II) "Le Sujet"...
A propos de « Le Sujet » (Les Voyageurs du temps) :
La Bête et les Parasites symbolisent le Sujet du livre, et distinguent les personnages Vrais , des Faux. Cela nous concernant tous, entretemps, pour oublier les Parasites, lire « Les Voyageurs du Temps » est un véritable enchantement pour ceux qui aiment aimer l’Art, dans toutes ses contenances. Les oubliés sont plus vivants que jamais, ils jalonnent la balade subtile dans un Paris archi-textural, entre mots et merveilles, entre vie et mort. On
distingue dans ce livre la pauvreté du sens artistique actuel, et, Ph.Sollers parvient à balayer la catatonie ambiante, où les vivants sont plus morts que leurs ancêtres philosophes, peintres ou poètes, qui sont les seuls, à posséder l’Eternité. « Les grands hommes ne meurent jamais », dit Sollers. Il nous rappelle à l’Ordre, voilà, ce que Philippe Sollers tente de faire dans cet ouvrage : Viva la poésie, la beauté d’une rose éclose depuis si longtemps, sans que nous ayons pu la voir ni humer ses délicieuses senteurs, égarés dans les méandres épineuses et vaines de la bêtise environnante et délétère... Site Internet: L'Art est long et le Temps est court"
> J’ai commencé par vouloir être musicien de jazz
Déjà dans son premier roman on peut lire :
Philippe Sollers Une curieuse solitude, 1958 (Seuil / Points, p. 147) > ironie (Le principe d’)
Il y a vingt ans... le rire homérique de Voltaire.
> H comme Haydn
Hommage à Joseph Haydn sur arte. " Lors du bicentaire de la disparition de Joseph Haydn ARTE rend hommage à ce grand compositeur avec quatres soirées et le web magazine "Actu Musique" vous propose une playlist "Spécial Haydn". " > Autres films
Philippe, je cherche l’entetien de Sollers sur Joyce qui a eu lieu au début des années 80 sur France-Culture je pense. fait-il partie de vos cassettes ??
Merci.
Thelonious
> Autres films
Bonjour J’ai une série trois cassettes audio où Sollers lit Paradis I ainsi que quatre ou cinq cassettes enregistrées dans les années quatre-vingt où Sollers parle de :
Si vous êtres intéressés... > L’é... preuve du Temps
La photo ? Comme il n’est pas toujours facile, convenez-en, de lire entre les lignes, soyons encore plus précis, la photo doit venir de ce site. Il est d’ailleurs signalé dans notre rubrique Liens internet. Merci de votre vigilance. Ctrl C
La photo ? Comme il n’est pas facile, j’en conviens, de lire sur les lèvres de Sollers, soyons précis, ne dit-il pas :"copier coller" ? Gérard Guest, "Ce que savait Heidegger" (suite)
Questions à Gérard Guest à propos de la Lettre sur l’humanisme. On connaît l’énigme de La Lettre volée d’Edgar Poe (The purloined Letter) ; on sait que le terme purloined est susceptible de plusieurs traductions : volée, détournée, dérobée, retournée, prolongée, etc. Comme le rappelle Henri Justin dans Avec Poe jusqu’au bout de la prose dans un chapitre qu’il intitule La Lettre dérobée, « Jacques Lacan brodera brillamment sur le sémantisme de Purloined ».
Relisant les « conversations » avec Jean Beaufret (1976-1981) qui se trouvent dans le livre de Frédéric de Towarnicki, « A la rencontre de Heidegger » (Arcades-Gallimard, 1993), je tombe sur ce passage (p. 249) que je reproduis ici en soulignant tous les termes qui méritent un questionnement : « [F. de Towarnicki] — Vous avez souligné en 1956 que la Lettre sur l’humanisme que Heidegger vous a adressée en 1947 à votre grande surprise, et dans laquelle il explique son " tournant " philosophique, fut le premier écrit qu’il publia " au terme d’un silence d’écrivain qui durait depuis dix-huit ans et que chacun était libre d’interpréter à sa guise ". Le texte de Heidegger est une mise au point qui éclaire ce qui différencie son questionnement de l’existentialisme en général et aussi des positions de Sartre exprimées dans son livre L’existentialisme est un humanisme , différence que vous avez vous-même souvent expliquée. Est-il vrai qu’il y avait plusieurs versions de cette Lettre et que l’une d’elles a même été perdue ? Vous évoquiez à ce sujet l’existence de nombreuses variantes dans les cours et les écrits de Heidegger. [J. Beaufret] — Il existe trois versions de la Lettre sur l’humanisme. La première, le garçon qui l’avait traduite en français l’avait oubliée dans un taxi, et elle a été perdue. A Fribourg, j’en ai trouvé une copie, un peu différente ; il devait y en avoir plusieurs. J’ai donc retrouvé la Lettre sur l’humanisme. Mais j’ai prêté cette version à Roger Munier à l’époque où il faisait son édition bilingue pour Aubier, et elle ne m’a jamais été rendue. En somme, il y a trois versions : le premier texte dactylographié que j’ai reçu, le texte qui a paru aux éditions Franke à Berne, accompagné du texte sur La doctrine platonicienne de la vérité, version dont Heidegger disait lui-même qu’il l’avait modifiée en certains endroits. Troisièmement, l’édition Klosterman, qu’a suivie la traduction de Roger Munier et qui est encore légèrement différente de l’édition Franke. Il devrait être très intéressant de comparer les trois états. Mais il en manque un, le premier, dont la moitié a été traduite et publiée dans la revue Fontaine. On a la traduction française de cette première moitié, mais le texte, où le retrouver ? Je n’en sais rien. Heidegger en avait-il un exemplaire ? C’est possible. Il faut alors admettre qu’il doit se trouver parmi les papiers qui sont dans les archives... Peut-être ces trois versions seront-elles publiées dans l’Edition intégrale qui, m’a-t-on dit, va sortir trois livres par an. Heidegger m’avait envoyé l’annonce de cette publication il y a deux ou trois ans, et devant l’indication que les livres seraient publiés à la cadence de trois volumes par an environ, il avait mis simplement à l’encre rouge des points d’exclamation. Il jugeait cela hautement improbable. » En sait-on plus aujourd’hui, c’est-à-dire trente ans après que Jean Beaufret a tenu ces propos qui ouvrent un abîme quant à l’interprétation de la Lettre sur l’humanisme (du texte, de sa circulation, de sa dissémination, de sa publication, de sa traduction) ? > Les preuves du Temps
La photo ?
Comme il n’est pas facile, j’en conviens, de lire sur les lèvres de Sollers, soyons précis, voici la séquence : « un état général de crible agité en noeud du tissu rongé des ponctions une frénésie négation des apoplexies pleins poumons des attaques et des contre-attaques rupture de vaisseaux inondation des cervons disjonctions des systèmes nervons déhanchements fanatiques rafales d’antibiotiques » (Paradis II, Gallimard, p. 9 ; j’ai souligné le mot que Sollers vient de prononcer). > Vitesse de Paul Morand
![]() " l’antisémitisme latent de Morand devient de plus en plus absurde et inepte avec le temps qui passe" Oui intéressant, sachant qu’au moment où est rédigé l’ouvrage (1929), les mentalités et les sensibilités concernant les juifs n’étaient pas tout à fait les mêmes qu’aujourdhui. "A la fin de l’envoi, la grande fille, - elle était juive, Sollers le découvre à la dernière page, ça lui paraît très important, on ne sait pas très bien pourquoi - s’envole vers l’Australie. Philippe reste seul avec ses rêveries." Je ne comprends pas bien les insinuations avancées pour ce passage, toujours est il que sollers a très certainement ses propres raisons d’évoquer un tel détail, et qu’il me paraît déplacé d’avancer des simplifications hâtives... Site Internet: Morand bio
> Les preuves du Temps
« La pensée heureuse trouve sa photo. »
Mais d’où vient-elle ?> Les preuves du Temps
Je ne sais si, à la différence d’un coup de dés, un coup de clarinette peut abolir le hasard, mais... rappelant hier quelques titres d’albums de Louis Sclavis, j’ai omis de signaler L’affrontement des prétendants paru en 2001, allusion évidente à Ulysse. Hasard ou pas, ce matin, je découvre le dernier disque de Sclavis Lost on the Way (ECM, mai 2009). Les titres des compositions parlent d’eux-mêmes : De Charybe en Scylla, La première île, Lost on the Way, Bain d’or, Le sommeil des sirènes, L’heure des songes, Aboard Ulysse’s Boat, Les doutes du cyclope, Un vent noir, The Last Island, Des bruits à tisser, L’absence. Toutes les compositions sont de Louis Sclavis, à l’exception de The Last Island qui est d’Olivier Lété (le bassiste au nom lui-même évocateur).
C’est clair, c’est net, c’est enchanté. On navigue parfois à vue, on peut se perdre en chemin, mais, à l’oreille, on s’y retrouve toujours. Lost on the Way
avec Louis Sclavis (clarinettes, saxophone soprano), Matthieu Metzger (saxophones soprano et alto), Maxime Delpierre (guitare), Olivier Lété (basse électrique), François Merville (batterie). C’est un quintette, décidément « cinq est un très bon chiffre » ... Louis Sclavis jouera le 11 mai à Paris. > Les preuves du Temps
Est-ce le même dans ce morceau vibrant, qui apparaît d’abord dans la première plage, à 4’43’’ ? Merci pour cette magnifique archive, et l’intelligent découpage annoté. > Les preuves du Temps
Exact ! C’est le premier enregistrement (1984) de Louis Sclavis, un de nos meilleurs clarinettistes (avec, pour moi, Michel Portal). Le morceau est dans l’album Clarinettes (réédition au Label bleu, 1999). J’apprécie aussi que Sclavis ait fait deux CD aux titres éloquents : Chine et Les violences de Rameau. Bien vu. Pour les fans : ce site. > Les preuves du Temps
Le morceau qui ponctue très régulièrement les interventions est de Louis Sclavis et s’intitule Le chien aboie et la clarinette basse.
Tout est dit, non ?
Pourquoi lire Rimbaud aujourd’hui ?
.Polémique autour d’une nouvelle édition Un Tout arrive ! entièrement consacré à Arthur Rimbaud autour d’une nouvelle édition (la troisième) de ses Oeuvres complètes dans la bibliothèque de Gallimard. Avec
Jean-Jacques Lefrère — auteur d’une monumentale biographie d’Arthur Rimbaud — ayant écrit une violente critique de cette nouvelle édition en Pléiade, nous renvoyons à son article. > Jacques Drillon, Sur Leonhardt
![]() Jacques Drillon parlera de Leonhardt sur France Musique (Les Enfants du Baroque) samedi 2 mai à 18h. Le film de Straub et Huillet, Chronique d’Anna Magdalena Bach vient d’être réédité aux Editions Montparnasse. > Sacré Parménide !
Toute déesse est à honorer. Celle que tu n’honores pas, un jour te broira les pieds, avec ses doux sabots.
> Point de Lendemain (suite) ou Point de lendemain Matin....
"Le corps de celui qui monte se fait plus léger"(...) dit Dante. Que penserait-il de ces belles phrases, corrompues par le mensonge du jeu de la séduction ?
Un choix unique reste à faire : aimer l’amour sans restriction et sans fausseté, que diable ! "Point de lendemain" à ceux qui font de leur vie une partition remplie de faux accords. Jouir et encore jouir, voilà de quoi l’on s’imprègne en lisant l’ouvrage de Denon.
Malgré un phrasé frôlant la perfection, peux-on accepter la fausseté des faux-amours ? Usurpateur de sentiments à la mode "Marquise de Merteuil", les liaisons sont toujours dangereuses par nature ; à plus forte raison lorsque le panache en ressort, vainqueur par défaut d’un libertinage sans âge !
Jouer avec les sans-timents, drôle de rôle, en sommes-nous convaincus ou jouons-nous avec ces écrits séculaires, faisant semblant d’y éclore et d’y croire encore ?
Divine littérature, porte-nous où toi seule sait le chemin, car les mots sont des couperets, aiguisés par ceux qui les utilisent, et déguisés pour ceux qui ne sont pas dupes. Le Diable est aux aguets, et Dieu dans tout ça ? Site Internet: "L'Art est long et le Temps est court" Baudelaire
> Sollers et la caricature - Passion fixe... de la Passion !
« Je dis passion fixe, puisque j’ai eu beau changer, bouger, me contredire, avancer, reculer, progresser, évoluer, déraper, régresser, grossir, maigrir, vieillir, rajeunir, m’arrêter, repartir, je n’ai jamais suivi, en somme, que cette fixité passionnée. J’ai envie de dire que c’est elle qui me vit, me meurt, se sert de moi, me façonne, m’abandonne, me reprend, me roule. Je l’oublie, je me souviens d’elle, j’ai confiance en elle, elle se fraye un chemin à travers moi. Je suis moi quand elle est moi. Elle m’enveloppe, me quitte, me conseille, s’abstient, s’absente, me rejoint. Je suis un poisson dans son eau, un prénom dans son nom multiple. Elle m’a laissé naître, elle saura comment me faire mourir ».Ph.S Ph. Sollers, égal à lui-même, amoureux et passionné, oui mais pas trop. Sait-on jamais, par ces temps infligés,(sic), mais évoquant le non-moi, où les battements de nos cœurs ne sauraient nous atteindre, à défaut de nous entendre. Sollers, « la marge à suivre », au Je unique, mais ô combien éclectique. Histoire de re-naître sous-vérités, les contre-vérités sont en une certaine façon, la résistance à tout ce qui nous blesse, à tout ce qui nous nuit...Nous ennuie ! Alors on écrit, on trace sa propre route, armés de lectures édifiantes et estimables, mettre aux abris les bombes lettrées, imprimables, pendant que d’autres se délectent et crépitent de leur choix, sans péril, se mettre aux anges et y rester. Lire « Passion fixe ». Rien ne saurait être indicible, puisqu’ici, est l’Absolue Vérité du sublime et de l’addiction charnelle. A nous d’apprendre à lire entre les lignes... de sa main de maître. Site Internet: "L'Art est long et le temps est court" Baudelaire
> Vitesse de Paul Morand
![]() On se frotte les yeux en lisant les mots de ce journaliste, Josselin : " l’antisémitisme latent de Morand devient de plus en plus absurde et inepte avec le temps qui passe"
"A la fin de l’envoi, la grande fille, - elle était juive, Sollers le découvre à la dernière page, ça lui paraît très important, on ne sait pas très bien pourquoi - s’envole vers l’Australie." On ne sait pas très bien pourquoi : autrement dit, absurde, inepte. Comme la bêtise haineuse, au fond, ne demande jamais qu’à avouer ! > Nous sommes tous surréalistes
On signale la dernière livraison N° 37 (Janvier-Février-Mars 2009) de la revue Histoires Littéraires qui ce trimestre consacre un dossier au Surréalisme. Deux entretiens inédits de novembre 1981 avec Jacques Baron et Philippe Soupault. A toutes fins, rappelons que le directeur de cette revue « consacrée à la littérature française des XIXe et XXe siècles » n’est autre que Jean-Jacques Lefrère, l’auteur des biographies de référence d’ Isidore Ducasse et d’Arthur Rimbaud... > Orwell et la " common decency "
Pour prolonger vos lectures : George Orwell et le concept de décence ordinaire. Avec Bruce Bégout et Jacques Dewitte, philosophes. Bruce Bégout (né en 1967 à Talence, enseignant à Bordeaux) a publié De la décence ordinaire aux Editions Allia (2008). Orwell, chacun l’aura remarqué est très présent dans Les voyageurs du Temps. Sollers cite ce passage de 1938 : « [...] Le conditionnement des masses est une science née au cours des vingt dernières années, et nous ne savons pas encore jusqu’où iront ses progrès. » et ajoute : « Nous l’avons su, et nous ne le savons toujours pas, ou plutôt nous ne voulons pas le savoir. » (p. 169) > Adolescence
je trouve que cette citations démontre vraiment la vérité !!!!
> Amours (III) Le corps amoureux
Sur Prélude à la délivrance ce bel article de Yann Moix Haenel et Meyronnis :
un livre qui délivre .
> Le siècle de La N.R.F
Sur France Culture retour sur les cent ans de la NRF >> avec Alban Cerisier. Editeur et directeur des fonds patrimoniaux chez Gallimard
> Série de quatre émissions sur la Radio Suiise Romande
Bonjour Viktor, un petit coucou du Québec ! J’espère que vous allez bien. Je souhaitais vous transmettre une information "sollersienne". J’ai écrit un petit post sur votre site, mais y’a tellement longtemps que je n’ai rien posté que je ne suis pas certaine que l’info va passer... Bref, il y a cette semaine quatre entretiens autour des Voyageurs du temps dans le cadre de l’émission « Entre les lignes » sur la Radio Suisse Romande. Les émissions sont "podcastables". Je vous dis à bientôt, Livia LE PROGRAMME
lundi 13 avril 2009 : Bordeaux-Paris L’héritage bordelais de l’enfance et l’ancrage de Paris. mardi 14 avril 2009 : Les jardins du temps Les grands auteurs nous parviennent dans l’instantanéité suspendue de leur œuvre. Les lire, c’est devenir leur contemporain mercredi 15 avril 2009 : Le temps explose A l’instar du tir au pistolet, cher à l’écrivain français, nos vies sont traversées d’apparitions proches de détonations. jeudi 16 avril 2009 La musique, percée liquide Grand mélomane, Philippe Sollers cultive une double passion pour Jean-Sébastien Bach et le clarinettiste Johnny Dodds. voici le lien : RSR/Entre-les-lignes Bacon Wahrol
![]() Bacon, Etude d’après le portrait du pape Innocent 10 par Vélasquez, 1953 Wahrol, Electric chair, 1967 > Picasso, Pâques
Tempête toute la nuit, violent vent nord-ouest.
Picasso, 1935 : « Je mets dans mes tableaux tout ce que j’aime. Tant pis pour les choses, elles n’ont qu’à s’arranger entre elles. »
« Chemin de croix » à Rome, au Colisée. Jean-Paul II sous la pluie (les cardinaux hésitent). De nouveau, un geste en direction des Juifs. De deux choses l’une : ou bien le catholicisme est à bout de souffle et avoue ainsi son erreur millénaire (comme tout le monde, ou presque, désormais, l’y invite), ou bien il se sent assez fort, de nouveau, « à la veille du troisième millénaire » (comme on dit) pour reconnaître et dépasser cette histoire sanglante de tous les diables. Qui vivra verra.
J-P. II, bénédiction urbi et orbi. Il est épuisé, vis fermé, il souffre. « La vie triomphant de la mort
Cette cérémonie laisse la plupart de mes amis (ou amies) insensibles, voire franchement hostiles. On ne se comprend donc pas du tout ? Non. Aucune importance (Le Secret, livre gênant [1]). Il y a longtemps que j’ai renoncé à faire sentir l’humour grandiose du catholicisme (Joyce). Misère dix_neuvièmiste du catholicisme français et de ses adversaires. Leur ignorance crasse de la Bible. Rideau. Pleine lune à travers les cupressus noirs. Philippe Sollers
Cycle astral, comme en cette année 2009, le calendrier fixait Pâques, le dimanche 12 avril. > Le Christ sur une chaise électrique
Crucifixions Le clou de Pâques 2009 : une sculpture représentant le Christ mort sur une chaise électrique, exposée jusqu’à dimanche dans la cathédrale de Gap (Hautes-Alpes). Baptisée "Pieta", la sculpture de Paul Fryer représentant la passion du Christ vaut à Mgr di Falco, à l’origine de l’exposition, de vives réactions, "en majorité positives", précise-t-il. "Cette oeuvre ne laisse pas indifférent, mais parler de polémique est faux. Le scandale n’est pas là où on le croit", explique Mgr di Falco à l’AFP. L’exposition est en revanche l’occasion de susciter un débat sur le Christ, reconnaît l’évêque : "Je voulais que le choc provoqué nous fasse reprendre conscience du scandale de quelqu’un cloué sur une croix. Par habitude on n’éprouve plus de réelles émotions face à quelque chose de véritablement scandaleux, la crucifixion". Mgr di Falco, évêque de Gap, préside aussi le Conseil pour la communication de la Conférence des évêques de France. Bien inspiré, Mgr di Falco. Il pourrait seconder Philippe Sollers qui s’était proposé de prendre en charge la direction de la communication papale (Cf. son Journal du mois de mars 2009)) D’après AFP, 10 avril 2009. > Sur le matérialisme
« Poe semble avoir eu conscience, très tôt, d’une matière infinie, d’une matière de l’infini, d’un infini matériel palpable. » Voilà, en tout cas, une leçon de littérature absolue. » C’est par cette citation d’Henri Justin que Sollers termine son récent article sur Edgar Poe. Je ne sais si c’est une proposition "matérialiste" mais c’est à coup sûr une proposition anti-idéaliste et il est évident que Sollers revendique pour lui-même et cette « conscience, très tôt » et cette proposition. Dans Sur le matérialisme (1969, p. 65), Sollers citait Cyrano de Bergerac (personnage central également de Passion fixe, 2000) : « Mais l’infini, si vous ne le comprenez en général, vous le concevez au moins par parties, puisqu’il n’est pas difficile de se figurer, au-delà de ce que nous voyons de terre et d’air, du feu, d’autre air et d’autre terre. Or l’infini n’est rien qu’une tessiture sans bornes de tout cela. » (c’est Sollers qui souligne) et : « [...] comment ces grands feux pourraient-ils subsister, s’ils n’étaient attachés à quelque matière qui les nourrit ? » > Henri Meschonnic
Henri Meschonnic a laissé une oeuvre exigeante, hors du commun, souvent irritante (c’était aussi un redoutable polémiste). Il est juste de lui rendre hommage alors qu’il vient de nous quitter. Son apport fondamental est évidemment sur la question du rythme et du poétique. Dans un entretien avec Jacques Ancet de 1994 qu’il est intéressant de relire aujourd’hui, sa pensée est bien résumée, y compris dans ses excès mêmes, ses points d’aveuglement (incompréhension totale de ce qui est en jeu chez Heidegger par exemple). Au moment où j’apprends sa mort, un souvenir me revient : c’était en Mai 1968 ; étudiant en philosophie, passionné de littérature, je participais aux assemblées des étudiants de lettres de la fac de Lille (les philosophes, sauf un, m’ennuyaient). Meschonnic devait alors être assistant ou maître-assistant. C’était une époque où la question de l’emploi à venir ne se posait guère, on pouvait se permettre - et on se le permettait - de tout remettre en chantier, de tout reprendre : transmission, contenus et articulation des savoirs, rôle des "superstructures" (comme on disait), qu’est-ce que la littérature, que lire et comment... Vaste " programme " (c’était le titre du texte qui ouvrait le recueil d’essais de Sollers, Logiques, sorti en avril, où nous étions invités à réfléchir sur l’ " écriture textuelle " et l’ " histoire monumentale "). Dans ces débats de "littéraires", on passait parfois des heures à s’entendre sur les mots. Meschonnic demandait toujours qu’on soit précis. Souci que je partageais et qui me valut qu’il me nommât " le glossaire ". J’ai essayé de ne pas oublier... > lien sur page d’accueil
Merci anonyme d’avoir pris le temps de nous le dire. Votre remarque justifiée et pertinente a été prise en compte. En plus du menu "Sommaire" présent sur toutes les pages, un lien sur le bandeau supérieur vers la page d’accueil a été ajouté.
> Sur Houellebecq
La mère de Houellebecq doit se réjouir de votre "remarque" ! Comme le rappelle Sollers dans Les voyageurs du Temps (p. 85), « voici comment elle décrit son fils (qu’elle appelle « p’tit con »). Il a eu des problèmes d’évacuation : « Au lieu du petit jaune d’oeuf guetté avec attendrissement par toute mère attentive, il ne parvenait à émettre, après des hurlements, qu’une petite crotte de bique. » Et Sollers de poursuivre : « Cette révélation d’une mère à propos de son fils écrivain, pieusement recueillie par une journaliste de progrès social, est sensationnelle. C’est un tremblement de terre dans l’histoire de la poésie. » et : « Il y a en ce monde un seul être supérieur : la Mère qui guette, attendrie, le petit jaune d’oeuf de son bébé mâle. » Conclusion : « Les mères, toujours les mères, derrière leurs clergés successifs, curés, philosophes, penseurs officiels ou pseudo-subversifs. » La suite ? c’est là >>. > Le "Gilles" de Watteau
Une petite remarque technique pour votre site. Site assez perfectionné, je m’étonne qu’on n’y puisse revenir à la page d’accueil tout simplement en cliquant sur le titre, comme dans la plupart des blogs.
> Sur Houellebecq
"Il est vrai que Houellebecq, quand il a fait défection" Moi aussi, je trouve qu’il déféque beaucoup Houelbecq, c’est d’ailleurs pour ça que je ne l’ai pas lu. Au début des particules élémentaires, un oiseau défèque dans sa cage, c’est là que j’ai arrêté de le lire ; laissant cette merde aux autres. Lectures de Proust dans le Temps
![]() Paroles des jours nous informe de la sortie de "Résurrection de Proust", par Stéphane Zagdanski, Un film de Jean-Hugues Larché : 1. Le crime de Proust (2’ 16)
Panégyrique de Guy Debord
GUY DEBORD : NI RETOUR NI RECONCILIATION Un essai radiophonique de Vincent Kaufmann à réécouter sur France Culture. > Amours (III) Le corps amoureux
A propos de Nadja, à paraître en mai aux éditions Actes Sud : Hester ALBACH L’Amour de Léona Delcourt, héroïne du surréalisme "Qui était celle qu’André Breton nomme Nadja ? A-t-elle vraiment existé ? Quels liens affectifs ou intellectuels ont pu l’unir au père du surréalisme ? Douée d’une curiosité et d’une opiniâtreté redoutables, Hester Albach a voulu en avoir le cœur net. Elle s’est lancée dans une enquête, dont cet ouvrage est à la fois le récit et le résultat." > Edgar Poe ou La Lettre volée
« Et Sollers s’est farci un gros essai sur Edgar Poe (quelle fabuleuse relecture il en fait, d’ailleurs, il faudra que vous lisiez ça dans le numéro de jeudi prochain [du Nouvel Observateur]). » C’est ce que nous annonce Didier Jacob dans ses Rebuts de presse. > Un écrivain dans son château
Danielle Robert-Guédon fait actuellement paraître aux éditions Argol, dans la collection "Locus solus", son livre "La Rongère", qui reprend " Le Désespoir du singe" paru en 1997.
> Alain Fleischer (suite)
-Toujours aussi prolixe... Entretien avec Alain Fleischer à l’occasion de la parution de « Moi, Sàndor F. » (Fayard), « Descentes dans les villes » (Fata Morgana) et du second volume d’ « Ecrits sur le cinéma. (L’empreinte et le tremblement Suivi de Faire le noir) » (Galaade éditions). > Journal du mois de mars 2009
Lorsque je lis l’opinion de M. Joyaux sur les bronzes chinois, je me dis qu’il s’est faché avec Pierre Bergé !
Car il aurait tout aussi bien pu défendre que la Chine a volé beaucoup de choses, notamment aux Tibétains. Alors des bronzes ! Et les marbres grecs ?!
> Le Lièvre de Patagonie -
![]() Josyane Savigneau Claude Lanzmann sur tous les fronts
> Le Lièvre de Patagonie -
![]() « L’amitié que me témoigna Bernard-Henri Lévy, m’offrant, pour que je puisse écrire tranquille, ses chaumières et palais, doit être ici dite et redite. Mais on ne se sort pas en trois lignes d’un pareil bonhomme, doué de tant de talents, il mérite bien plus, j’en parlerai un jour. On oublie toujours de dire son courage, sa folie, sa sagesse, son intelligence extrême, c’est ce qui chez lui me plaît et m’importe le plus. » (p. 539)
Shoah
Dans son livre Le Lièvre de Patagonie, Claude Lanzmann revient très longuement (chap. XVIII à XXI) sur la réalisation de son film. Dans le dernier chapitre il s’explique sur la question du titre, " un acte radical de nomination ".
> Le Lièvre de Patagonie
> Actualité de Tristram Shandy -
![]() Dans Femmes, le narrateur fera intervenir le Diable en rêve pour introduire Sterne et pour dicter au passage ce que doit être le roman... Je cite :
« Cette fois, le Diable me rend visite en personne. Il me parle.
" Me voilà assis, ce deuxième jour d’août 1766, en gilet pourpre et pantoufles jaunes, sans bonnet ni perruque."...
Tu l’as reconnu ? Laurence Sterne.
Il est là pour toujours. Il fait beau. Il écrit.
Le roman est ici chez lui.
Tu dois le ramener à cette légèreté sans contrainte. Assez de nihilisme ! De maussaderie ! De dérobades plus ou moins poétiques ! Lever du jour ! Soleil ! » (Femmes, p. 304-305)
Et, ce n’est pas rien, c’est le Diable lui-même qui aura en définitive réglé l’affaire du titre du roman en cours d’écriture : « Il me lance :
" Bon ! Eh bien, garde Femmes, puisque tu y tiens ! Mais je t’aurai prévenu ! Très mauvais pour la sortie de ton livre ! Ne compte pas sur moi ! N’oublie pas que je dirige les médias, les supports ! "
Il disparaît. » (p. 307-308)
La facétie valait d’être notée, m’a-t-il semblé...
> Barthes par lui-même
Bonjour, En réponse à votre message, je vous informe que l’enregistrement de Roland Barthes a été effectué par mes soins le 8 mars 1976 sur un magnétophone d’époque (sans fil de raccordement !).
Bien cordialement > Barthes par lui-même
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