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L’éclat de la pivoine — Comment entendre la Chine

D 18 octobre 2012     C 0 messages Version imprimable de cette Brève Version imprimable   

Les lecteurs de Pileface connaissent le sinologue Rémy Mathieu, traducteur en 2008, du Daode jing et, en 2009, des Philosophes confucianistes (avec Charles Le Blanc) [1]. Il faut lire son dernier livre, L’éclat de la pivoine. Érudit, mais très facile d’accès, très pédagogique, il remplit parfaitement son objectif : nous faire comprendre la Chine, ancienne et contemporaine, loin des séréotypes convenus. Indispensable.

François Noudelmann recevait Rémi Mathieu dans son Journal de la philosophie le 8 octobre 2012.

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Quatrième de couverture

Nul n’en peut douter : le XXIe siècle sera chinois. La pivoine, symbole du pays, est plus éclatante que jamais. Pourtant, nous n’entendons pas la Chine : parce que nous ne savons pas l’écouter, nous ne la comprenons pas. Lointaine, elle demeure une figure de l’énigme.
Dans cet essai d’une acuité remarquable, Rémi Mathieu nous invite à réviser nos jugements et notre "peur" de l’Empire du Milieu, en nous rendant accessibles les codes de la pensée chinoise.
Non, la Chine n’est pas une menace, pas plus qu’elle n’est une solution exotique à nos difficultés présentes. Son histoire et sa culture, fortement marquées par les philosophies confucianiste et taoïste, nous le disent. La Chine, contrairement à l’Occident judéo-chrétien, ne prétend pas imposer une vérité à l’ensemble du monde : elle s’intéresse davantage à la voie, aux moyens permettant d’obtenir un résultat.
Non, le Chinois n’est pas "fourbe" ou "impassible" : il cultive seulement les valeurs cardinales que sont pour lui la civilité et l’humilité, et tente, dans une "société de la honte", de ne jamais perdre la face. Oui, la Chine change et s’ouvre au monde. Elle se vit maintenant dans notre quotidien, économiquement, politiquement, financièrement et culturellement. Mais à quel prix ?

Avec maîtrise et subtilité, L’Éclat de la pivoine éclaire les fondements de la civilisation chinoise, nous en fait pénétrer l’esprit et les nuances, et dissipe les malentendus.
Au bout du compte, il s’agit peut-être enfin d’aimer la Chine.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction 9

I. Antipodes culturels 15

1. La Chine, un « autre » absolu ? 16
2. Pourquoi ignorons-nous la Chine ? 49
3. Brève préhistoire d’un long malentendu 62
4. L’Occident prend connaissance de la Chine 76

II. Le poids d’une dette (ce que l’Occident doit à la Chine) 103

1. Lire et comprendre 108
2. Combattre et conquérir 120
3. Inventer et découvrir 132

III. Le souvenir et l’oubli (ce que la Chine doit à l’Occident) 143

1. De la vraie foi 144
2. De la vraie science 146
3. De la vraie modernité 156

IV. Pour en finir avec l’humiliation 161

1. Le nouveau communisme 165
2. L’image de la Chine rouge 170

V. La question de l’autre 173

1. De la barbarie 173
2. De la bienveillance 177
3. Des relations sociales en Chine (groupe et individu) 189

VI. Situation et orientation actuelle de la Chine 203

1. La situation économique 204
2. La société chinoise et la question démographique 218
3. La situation politique en Chine : un avenir passablement difficile à définir - 238

Conclusions 255

Chronologie succincte de la Chine 289

Bibliographie sommaire 293

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« Copié-collé »

Isidore Ducasse écrit dans Poésies II :

« Le plagiat est nécessaire. Le progrès l’implique. Il serre de près la phrase d’un auteur, se sert de ses expressions, efface une idée fausse, la remplace par l’idée juste. »

Rémi Matthieu :

On a assez répété, jusqu’à la caricature, que l’industrie chinoise ne savait que copier les productions occidentales. C’est bien sûr exact à un moment donné, dans un contexte donné, et pour des raisons qui ne sont pas que commerciales. Car il est vrai que, dans la culture chinoise, la notion de plagiat n’est pas forcément négative : le verbe xue signifie « étudier », mais aussi « s’inspirer, copier, plagier » (positivement parlant). L’exemple remonte à fort loin : Confucius affirmait ne rien inventer mais seulement transmettre, c’est-à-dire citer. Dans toute la Chine ancienne puis classique, l’idée même de propriété intellectuelle n’était pas reconnue. On citait un texte sans en évoquer l’auteur, on modifiait l’énoncé de son propos sans même le mentionner. Le « copié-collé » (si l’on peut dire) est le mode originel de l’écriture chinoise et de toute la culture lettrée. Chacun étant censé connaître (l’ignorer aurait été une marque d’inculture) l’auteur ou le texte allégué. La plupart des œuvres de l’Antiquité sont des patchworks dont il n’est pas toujours aisé de reconstruire les origines multiples. (p. 211)

JC Lattès, Broché, 19€. Paru le : 03/10/2012.

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