|
Les Folies Françaises
Ed. Gallimard, 1988
![]() Quatrième de couverture de la version brochéeLe narrateur-écrivain de ce roman a eu, lorsqu’il avait vingt-cinq ans, une fille, France. Il ne l’a pas connue, elle a vécu loin de lui. Elle réapparaît à Paris à l’âge de dix-huit ans. Le récit est celui de leur aventure commune pendant trois ans. "Tu me parles du même côté du son, comme si j’entendais une modification de ma voix passant par ta gorge. Le soir tombe, on n’allume pas, tu es assise dans le grand fauteuil, nous sommes deux figures très sages dans un tableau que personne ne pourra peindre. Pas de photos non plus, n’est-ce pas ? Rien. Un peu de temps à sauver, nous savons que nous n’en avons pas pour longtemps, que je suis là uniquement pour te favoriser le passage. Tu rêvais de moi, nous vivons un rêve, tu m’oublieras dans un autre rêve dans lequel je reviendrai comme le rêve d’un rêve. Profitons du moment. C’est maintenant." Quatrième de couverture de la version poche (Folio)Un homme, un écrivain, retrouve sa fille, France, dix-huit ans après la naissance de celle-ci. Il ne l’a pas connue, elle a vécu avec sa mère américaine aux Etats-Unis, elle vient à Paris. Il doit maintenant lui enseigner le pays de son nom, son passé, ses merveilles cachées - et c’est comme s’il les redécouvrait lui-même à travers elle. Paris, Versailles, - mais aussi la littérature, la musique, la peinture. Il s’agit donc d’une initiation directe, simple, sensible, à travers des promenades rapides, des conversations improvisées. Qui est France, et que va-t-elle devenir une fois mariée, repartie ? Qu’est-ce que la France ? Pourquoi Couperin a-t-il composé cette pièce de clavecin qui s’appelle Les Folies Françaises ? Quelle est la signification du chef-d’oeuvre tardif de Manet Un bar aux Folies-Bergère ? Quel est le sens de l’amour, de la perception, du temps ? Fantômes de Villon sur les bords de la Seine, de La Fontaine dans un parc. On fait entendre, on fait voir ce que plus personne, semble-t-il, ne peut plus, ou ne veut plus, ni entendre ni voir. Comme si l’intimité entre un père et une fille était désormais le lieu secret de la plus grande ouverture. Un film d’émotion parlée - sons, volumes, couleurs. Si la France m’était contée ? Oui, mais sans apparat, sans légende, comme une expérience intérieure, naturelle, cinéma pour dire le corps d’une vérité vécue. Passage de France ? Un rêve. PHILIPPE SOLLERS
|
|