Italiens, vous avez de la chance de posséder une Ecole Italienne à New York, financée par l’Etat Italien. ...Une école publique francophone à New York ? Toujours pas, sauf erreur. Une Alliance française pour la promotion du français, oui, une école publique pour les enfants de nos compatriotes, ça n’existe pas. Sauf à payer 18000 $ pour l’année scolaire, et par enfant scolarisé. Une expatriée française en rêvait. Vous pouvez lire son témoignage et les commentaires associés ici.
_ Quant à une Ecole française à Pékin ou à New Delhi, ne rêvez pas !
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_ Nous en sommes restés, à l’époque napoléonienne, à la Villa Médicis objet de toutes les convoitises, l’actualité nous le confirme... Tournés vers notre passé, nos avantages acquis, notre nombril quand la race blanche ne représenterait plus qu’une quinzaine de pourcent de la population mondiale, quand le centre de gravité se déplace vers l’Asie et l’Inde.
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_ Les Etats Unis seront sortis du jeu avant que nous ayons eu le temps de nous y installer sérieusement. Qu’y-a-t-il dans les 160 projets de réforme du Président Français en terme de réforme de l’école ? Nous en sommes encore à discourir de façon récurrente et force réunions de travail dans les inspections académiques, et les syndicats de « l’Education nationale », sur le Be-A-Ba de l’école. A savoir : « Lire, Ecrire, Compter... » auquel on peut ajouter « Penser » - La leçon oubliée des Grecs, pourrait dire Sollers, à force de ne plus savoir lire.
_ « Lire, Ecrire, Compter et Penser... » voila le programme !
Tout le reste nous sera donné par surcroît ! (Evangile apocryphe de l’Education Nationale). Tout ça, mais rien de plus. l’E.N. n’a vocation à remplacer ni les parents, ni les policiers, ni les thérapeutes etc. Propose une nouvelle réforme au Président ( et comme tout ce qui s’écrit sur les blogs le concernant sera porté à sa connaissance, peut-être cette suggestion sortira un jour du chapeau) : La suppression du Ministère de l’Education Nationale et son remplacement par un « Superintendant de l’Education Internationale » ? Un super recteur, un « PDG », un responsable de la première entreprise de France qu’est l’E.N., comptable de ses deniers et de ses résultats. Un responsable recevant un mandat pour x années (3 à 5 ans) pour un minimum de continuité. Les ministres passent, le superintendant reste. Que de sacrilèges en ces quelques mots auquel il faut en ajouter quelques autres et non des moindres dans mon esprit, dont cet ajout de « inter » devant « nationale ». Oui le Superintendant est chargé de l’éducation française en France et à l’Etranger, il nous faut redécouvrir
Cimetière de Zhalan où se rouve la tombe du jésuite Matteo Ricci.
Son apport dans les domaines scientifique et culturel est encore reconnu par la Chine.
Crédit : jesuites.com
l’esprit de conquête dont faisaientt preuve en leur temps, les Jésuites en Chine ou Amérique du Sud et les créateurs des comptoirs des Indes : Pondichéry, Chandernagor, Mahé... Bien sûr les motifs qui animaient tous ces conquérants correspondaient à ceux de leur époque. Transposons en épousant notre Temps et anticipant son futur :
...Créons les « Nouveaux Comptoirs français » en Chine et Inde. N’ayons pas peur des mots ! Ils ne vivent que lorsqu’ils prennent chair.
...Un comptoir ayant trois ou quatre pôles d’activité :
Premier pôle : l’éducation française pour que les enfants des conquérants soient éduqués dans notre langue, pour que les sympathisants autochtones puissent aussi s’y former - ils ne viennent plus en France, allons offrir nos services sur place, et demain, ils seront pour beaucoup de précieux relais si notre enseignement et notre comportement s’en montrent dignes.
Deuxième pôle : L’économie, qui reprendrait l’activité de promotion et support commercial des Ambassades, avec infrastructure d’accueil et support pour nos entrepreneurs. Bureaux de passage, Studio de téléconférence dernier cri ( il ne faut plus dire « téléconférence » mais « téléprésence » en langage marketing du constructeur américain CISCO - une langue qui connaît bien le poids des mots) où les intervenants sont projetés grandeur nature avec la qualité visuelle et sonore que permet, aujourd’hui, la technique : l’industriel français, chinois, indien ou américain capables de se réunir là sans dégagement de CO2. Si vous n’avez pas vu de démonstration, voyez et croyez hommes de peu de foi. C’est encore mieux quand on déjà rencontré de visu son interlocuteur. Le futur est déjà là ! Juste regarder au bon endroit, et là, arrêt sur image : oublier le bruit ambiant, regarder pour voir.
Troisième pôle : La culture. Là, nous savons faire, mais il faudra sous-traiter les contrats au pole économique afin que dans notre grande ingénuité, soient sauvegardées la défense et la promotion de notre langue. C’est bien de créer un Louvre bis dans Les Emirats, ce serait bien qu’une clause en petit caractères, prévoie l’affichage des légendes, aussi en français - même en petits caractères. Idem, lorsque l’on contribue au financement de la rénovation du Musée du Caire et des collections des Missions archéologiques françaises où le français est supprimé des étiquettes que l’on finance. Le français et l’arabe seuls, c’est vrai ne correspondent plus à la réalité mondiale, mais on aurait pu conditionner notre quote-part au maintien du français, à côté de l’anglais et de l’arabe.
_ Qui vous parle aujourd’hui de ces fariboles pourrait aussi nous dire Sollers ?
Pôle à part et associé : La diplomatie et administration (visas etc.).
_ Ah la diplomatie ! ... Monsieur de Talleyrand qui a servi la Révolution, Napoléon, Les Rois de Louis XVI à Louis-Philippe , et ce Monsieur de Villepin...à la Tribune de l’ONU, comme ils savaient manier notre verbe ! A quelle école avaient-ils été formés ?
_ Quelqu’un m’a dit souffla Carla : L’Ecole aristocratique ! Aurait-elle été oubliée aussi(*) ?
(*) Pas pour Sollers, il nous l’a redit avec ses mots à lui lors de son débat avec Hadjadj, son catholicisme, son esthétisme, ses valeurs sont d’essence aristocratique. Plus élitiste, tu meurs !