Avec « Cercle », le romancier Yannick Haenel n’ambitionne rien de moins que le roman total.
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Chère Aline,
Triste aussi de vous retrouver dans cet état. Ressuscitée d’entre les morts, pour défendre la mémoire d’Alina Reyes sortie de la Forêt profonde, après un détour par Patmos, pour retrouver Jean, celui de l’Apocalypse, ultime sortie avant de crier votre Enfer et son Diable en la personne de Yannick Haenel.
Mais je crains qu’à vouloir trop prouver vous n’affaiblissiez votre démonstration par des pseudo preuves à côté des crédibles. Ainsi votre recensement « des structures er motifs communs » sur votre blog A mains nues qui commence par : « Mon dernier roman est divisé en trois parties, évoquant paradis, enfer et purgatoire - le sien aussi ». Dante et Dieu vont-ils s’en considérer plagiés ?
Votre plaidoyer sur Agoravox aurait pu se suffire à lui même.

« Dans le noir mon voyage commence vers la lumière. J’appelle ça prier. [...] j’aspire simplement à gagner le Ciel, ici même en cette vie, jour après jour, nuit après nuit. [...] je n’aspire pas à l’ataraxie mais au combat et à la jouissance assauts tjs renouvelés, je suis virile ds ma relation à Dieu autant que féminine, je suis au delà de l’homme et de la femme mais rien moins qu’asexuée avec Dieu, je suis tte sexe, de là où le sexe est si pur et absolu qu’il réjouit l’Amour, Eros uni à la même brûlure. Et je vénère Dieu de me permettre de repousser ainsi sans cesse les limites de ma liberté avec Lui et par conséquent avec les hommes.
[...]
Puis j’écris, je combats avec l’ange, Lui et moi à tt instant combattons en secret derrière le rideau, et cette lutte tjrs renouvelée poursuit le but de nous livrer à toi, lecteur, lectrice, entremêliés et indécents comme nous sommes, ouvrir le rideau sur notre noble, tragique et heureuse obscénité.
Je t’aime mon ange. »
Quelle meilleure réponse au Démon démoniaque qui invoque Anita Dark..., la "goutte d’eau" qui a fait déborder votre vase ?
Notre credo ici, c’est de tenter d’inciter à rechercher la vérité de l’écrivain dans les textes originaux :
Alina Reyes, Forêt profonde
Yannick Haenel, Cercle
Meurtrie avant d’avoir été blessée :
« ...le sang qui coule, le livre qui s’écrit.
Le mien s’est écrit avec mon sang, le sien s’est écrit avec mon encre
» dîtes-vous. Cette authenticité là, personne ne peut vous la piller.
PS1 : Au crédit de votre combat, le lien sur votre propre site de la réponse de Yannick Haenel sur BiblioObs.
PS2 : Quand un éditeur ferme ses portes : « Ce que tu vois, écris-le dans un livre pour l’envoyer aux sept Églises : à Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. » Apocalypse1:11
2000 ans après, on en parle encore !
De Courbet aussi, on en parle encore au Grand Palais (10 octobre 2007 au 28 janvier 2008). Daumier, comme beaucoup, disait pourtant : « Ce M. Courbet fait des figures beaucoup trop vulgaires, il n’y a personne dans la nature d’aussi laid que ça. »...
Il est interessant de voir comment se retourne ici la notion affichée de roman total.
Ce roman, si total il est, est-il totalement celui de son auteur ?