|
Pourquoi l’Infini ?
par Philippe Sollers
Philippe Sollers ![]() La suite sur le site Gallimard Revue l’Infini N° 96Sommaire Automne 2006 Philippe Sollers, Rallumons les Lumières !.....3 Le sexe des Lumières.....6 La guerre Debord.....9 Ma France....12 Martha Argerich....19 Frédéric Berthet, Journal de Trêve....22 Christine Angot, Un dimanche soir.......37 Yannick Haenel, Cercle....46 François Meyronnis, Brève attaque sur le vif....64 Sonia Anton, Les lettres d’exil de Céline....78 Thierry Sudour, Le pavillon du dégagement rêvé....86 Marcelin Pleynet, Situation...103 128 pages Format in-8 et graphie immuables ainsi que le verso présentant le détail d’un tableau de personnage tenant une épée à la main et légendé avec un court texte sybillin : « Les calculs de côté, l’inévitable descente du ciel, et la visite des souvenirs et la séance des rythmes occupent la demeure, la tête et le monde de l’esprit. »
Picasso, Homme à l’épée, 1969
huile sur toile, (162 x 130 cm.)
Citation ? Nulle indication d’origine, ni pour le tableau, ni pour le texte. Dans une interview, Sollers s’étonnait justement de ne jamais avoir été questionné sur cette citation extraite du poème Jeunesse de Rimbaud, dans Illuminations, 1873. Quant au tableau il ne s’en est pas expliqué. On reconnaît la facture de Picasso. Le thème d’un personnage avec épée, a été traité plusieurs fois dans les oeuvres de Picasso.
C’est par l’épée que Thésée a vaincu le minotaure, celui qui habite les toiles et dessins de Picasso.
Picasso, le viol (suite Vollard) 1931
Une des représentations du minotaure, dans ce dessin, extrait de la suite Vollard. A vos commentaires pour préciser l’identification du tableau au verso de la revue l’Infini ! [5] [1] La Défense de l’infini d’Aragon : substantiels fragments d’un roman écrit entre 1923 et 1927, frappé d’interdit par le groupe surréaliste, et "détruit" par Aragon. Une oeuvre qui traite d’érotisme et d’amour (sublimations et désarrois). La misogynie d’Aragon est bien présente ("Je pense que les jeunes filles sont faites pour les aventuriers", p. 277) mais sans conséquences pratiques puisque, comme l’écrit B. Poirot-Delpech dans "Le Monde",l’érotisme d’Aragon, "ce qui en tient lieu, c’est l’écriture". Et de conclure, en toute logique, par cette recommandation : "Amateurs de coquineries, s’abstenir. Passionnés du mystère d’écrire : courir". Une oeuvre majeure dans la production d’Aragon. (Source : SDM) [2] L’Infini turbulent de Michaux : édition originale 1957, augmentée en 1964. Les effets de la mescaline - huit expériences (peyotl, mescaline) - domaine mescalinien et domaines voisins (LSD, etc.). Le problème d’Eros dans les drogues hallucinogènes. L’accent est mis sur les effets intellectuels, artistiques et mystiques de la drogue. (Source : SDM) [3] L’Entretien infini de Blanchot : 1969, recueil de textes pour la plupart parus en revue mais remaniés, mêlant méditations sur la littérature, fictions, essai, critique.... [4] Totalité et infini : l’oeuvre principale (1961) de Lévinas, penseur du renouveau juif, héritier et continuateur des philosophes Husserl, Heidegger et Buber. (Source : SDM) [5] Le tableau est en fait reproduit dans L’Infini 67 (automne 1999), p. 57, avec la légende : "Picasso, Homme à l’épée, 1-2-72." Voir notre commentaire. A.G. |
|
Commentaires
|