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La Guerre des sexes, toujours
Les relations hommes-femmes reposent sur un malentendu fondamental. Un thème lancinant dans les « dits et écrits » de Sollers. Illustration, par le petit bout ou le gros bout de la lorgnette, à partir de l’actualité :
Guerre et Paix des sexesC’était le thème des entretiens de l’Université Paris 7 du 11 septembre 2006 au 15 septembre 2006 avec en ouverture Julia Kristeva et la participation de : L. Adler, S. Agacinski, C. Angot, P-L. Assoun, M.Darrieussecq, N. Garcia, M.Godelier, A. Kahn, F. Marmande, P. Sollers, J-D. Vincent.
Adam et Eve par Jan van Eyck
Rétable de Gand, 1432 (détail)
Sextus politicusEn ce mois de septembre, Sextus politicus retient l’attention à la vitrine des libraires. Livre polémique de deux journalistes-écrivains Christophe Deloire et Christophe Dubois, paru aux éditions Albin Michel. Confidences politiciennes françaises sur les oreillers. D’Edgar Faure à Valéry Giscard d’Estaing ou Jacques Chirac en passant par François Mitterrand ou Roland Dumas... Deux ans d’enquête des dizaines de témoignages. Les témoins s’appellent Michèle Cotta, Catherine Nay, Philippe Sollers, Michel Charasse ou Charles Pasqua. Un autre épisode de la guerre des sexes. Lieu de l’action : les coulisses de la République, donc. Le temps de l’action... : écoutons Philippe Sollers : Jacques Chirac séduit par sa « vitesse d’exécution ». « Dix minutes, douche comprise, n’est-ce pas ? Je pense que ce n’est pas un grand sensuel, mais qu’il a faim, avec un côté bonne franquette ». C’est Philippe Sollers qui le dit ! Mais où était-il donc pendant ce temps là ? Communauté d’intérêt, fréquentations communes ? Sur Valéry Giscard D’Estaing :...bien qu’issu d’un milieu « où l’on ne plaisante guère sur le sujet », VGE s’est montré « plus grivois que prévu » à son arrivée à la présidence française et gérait les dossiers « tout en se dévergondant en catimini, comme savaient si bien le faire les rois de France ». Ph. Sollers La chambre close L’Arène de FranceNouvelle émission débat de divertissement, en cette rentrée, sur France 2. C’était Mercredi 13 septembre 2006. Thème : Une femme peut-elle devenir présidente de la République ? Beigbeder n’était pas là pour en rendre compte dans sa revue littéraire, dont le nom ne vous a pas échappé : « Bordel ». Une simple émission de divertissement — multi-invités — dans lequel chacun a droit à deux ou trois répliques. Pas plus. Frapper au c ?ur du sujet vite et fort, avec le nez rouge, une pantalonnade et le rire forcé de service du clown sur la piste, telle était la posture de Sollers écrivain, dans son exercice médiatique : la part qu’il consent à donner à la société de spectacle — il a dit quelque chose comme ça — qu’il dénonce par ailleurs, pour que sa notoriété médiatique lui permette qu’existe (soit un peu lu) l’écrivain, celui de Portrait du Joueur ou de l’« Isolé absolu » filmé par A. S. Labarthe pour le cycle de France 3 : « Un siècle d’écrivains. »
A propos de Sextus PoliticusRené Rémond, président de la Fondation nationale des sciences politiques, estime que le livre - même si les auteurs s’en défendent - représente un glissement de plus vers une culture médiatique à l’américaine où la vie privée des dirigeants est passée au crible.
Marc Thibodeau
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