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L’INFINI
L’Infini N°95 - spécial HeideggerPour vous faire votre propre avis, plongez dans ce dossier. SOMMAIREL’INFINI N° 95 - été 2006 HEIDEGGER : LE DANGER EN L’ETRE Wang Wei, Épigraphe Gérard Guest, « Au point immobile où tournoie le monde ... » (Ouverture : À la chinoise) Avertissement : Voir le danger en l’Etre Martin Heidegger, Le péril (Présentation, traduction et notes par Hadrien France-Lanord) Peter Trawny, Avis aux Barbares ! Bernard Sichère, Danger, détresse, salut : La pensée de haute mer Henri Crétella, La politique de la pensée François Fédier, L’irréprochable Pascal David, Le Dieu en fin / Le Dieu enfin Gérard Guest, Le tournant - dans l’histoire de l’Etre Pierre ]acerme, Le silence d’Hiroshima Exergue
1. Voir l’ouvrage de François Cheng, L’écriture poétique chinoise, suivi d’une Anthologie des poèmes des T’ang, Éditions du Seuil, Paris 1977, p.169.
Où François Cheng propose de ce distique la traduction suivante, d’une très sobre limpidité : « Marcher jusqu’au point où l’eau prend sa source, / Et attendre, assis, la naissance des nuages. » - Plus simple encore, Philippe Sollers : « Marcher jusqu’au lieu où la source coule / S’asseoir, et attendre que se créent les nuages » [1].AVERTISSEMENTMartin Heidegger : Voir le danger en l’Etre « « Le mal n’est pas ce qui n’est que moralement mauvais, surtout pas un défaut et manquement au sein de l’étant -, mais c’est l’Être lui-même comme dégondement et méchanceté. » « Mais le danger s’annonce-t-il déjà par là comme le Danger ? Non, Périls et urgences pressent de toutes parts plus que de mesure les humains à toute heure. Mais le Danger : l’Erre se mettant luimême en péril dans la vérité de son aître, y demeure voilé et dissimulé. Cette dissimulation est ce qui du danger y est le plus dangereux. » L’« ÊTRE » - dont s’enquiert Martin Heidegger - ne saurait être le lieu d’un séjour idyllique où l’existence humaine pût enfin espérer se reposer à loisir et en toute confiance des fatigues de cette « odyssée de la conscience » que lui fut l’histoire & aventure plus de deux fois millénaire de la « métaphysique occidentale ». L’on a montré, peut-être, un peu de complaisance à l’égard de la quiétude « champêtre », de la rustique « simplicité » du « chemin de campagne », ou de la tranquillité légendaire des « chemins forestiers » de la Forêt-Noire (dussent-ils, en français, « ne mener nulle part » ... ), sentiers si propices, il est vrai, à la méditation de ce « promeneur solitaire » que fut aussi le penseur de Messkirch et de Todtnauberg. La sorte de « sérénité » (non point « crispée ») et d’« acquiescement » - la « Gelassenheit » - qu’est censé s’y être acquise le penseur n’y confine nullement à un quelconque quiétisme. Il y vibre au contraire toute une inquiétude essentielle, [...] » [2] DANGER, DETRESSE, SALUT : LA PENSEE DE HAUTE MER« Le mot danger, Gefahr, est un mot-clef de la pensée de Heidegger. Ce n’est du tout par hasard, évidemment, qu’il le convoque en 1949 dans le cadre des fameuses conférences de Brême. Ces conférences sont à leur manière décisives au sein de son itinéraire : elles représentent la reprise publique du cheminement philosophique de Heidegger au lendemain de la guerre (rappelons que ce retour ne sera officiel conformément à l’arrêté pris à son encontre par les autorités universitaires, Complément : LA POLITIQUE DE LA PENSÉE« La mise à l’écart dont je suis l’objet n’a au fond rien à voir avec le nazisme. On subodore dans la manière dont je pense quelque chose de gênant, sinon même d’inquiétant ; qu’en même temps on y prête tant d’attention n’en est qu’une preuve de plus. Il ne faut pas dire : la Révolution, mais la Fondation Rien, sans doute, n’aura fait plus de mal, tant au monde qu’à la pensée, que le prétendu principe des nationalités. Non parce que les nations constitueraient un mal en soi, mais parce qu’ériger en principe leur notion en exclut tant la généalogie que la révolution. Séparées ainsi de leur origine et de leur destination, elles constituent la plus redoutable des abstractions. Ce dont le nazisme nous aura administré la plus atroce des démonstrations. - Mais, aussi : la plus ignorée. La raison en est que la violence inouïe de ce qui s’est alors manifesté a occulté l’histoire dont il a résulté. A telle enseigne que nous en avons fait un monstre à devoir exorciser au lieu de le considérer comme un événement dont l’analyse pourrait nous guérir de la nocivité. [...] »
p. 113 L’IRREPROCHABLES’ils se taisent, je me tairai...[1]
On reproche beaucoup de choses à Heidegger. Faire des reproches est une attitude si répandue que nous y passons facilement les bornes. Cela n’est pas trop grave tant qu’il s’agit de peccadilles. Mais quand l’objet du reproche touche à l’essentiel, il est pour le moins prudent de se demander d’abord si le reproche que l’on formule contre quelqu’un est recevable ou non. En d’autres termes, il s’agit, au préalable, de savoir ce qui peut être reproché à quelqu’un, par opposition à ce qui ne le peut pas. C’est pourquoi je prends soin de définir l’acception univoque dans laquelle je prends le terme "irréprochable". Je propose ici d’entendre : ce qu’il n’est pas licite de reprocher.] » [1]. Extrait d’un poème, composé en réponse aux attaques que les Jacobins (c’est-à-dire les Dominicains) ne cessaient de porter contre les Trouvères.
LE DIEU EN FIN / LE DIEU ENFINZum letzen Gott « En mémoire de Patrick Lévy « Le jeu moisit » , dit Rimbaud. Ou plus précisément : « Après Racine, le jeu moisit. Il a duré deux mille ans ! » [1]
Il se peut que ce jeu qui moisit inclue aussi notre rapport ou non-rapport à la poésie, à la parole, au divin, la manière dont nous nous en sommes laissé déposséder, dessaisir et exonérer. Comme il se peut que Heidegger, tel l’un de ces « poètes de sept ans », ait été Ce pressentiment, cette violence, cette voile s’abritent et se gonflent dans la problématique de ce qu’il est convenu d’appeler en français « le dernier dieu », si tant est que cette traduction commode et hâtive rende justice à ce qui se joue avec ce que Heidegger appelle assez étrangement : der letzte Gott, comme à l’espace de jeu, au prélude ainsi ouvert. Nous n’entendons pas, dans le cadre de cette étude (au sens musical aussi du terme) « traverser la philosophie de Heidegger » - au sens où Emmanuel Lévinas a pu déclarer : « un homme qui, au XX’ siècle, entreprend de philosopher, ne peut pas ne pas avoir traversé la philosophie de Heidegger » [2] - mais simplement risquer une incursion en sa pensée, encore heureux si nous y parvenons. Non pas pour viser ladite pensée en elle-même, comme un objet qu’il nous serait loisible de disséquer ou envisager sous tel ou tel angle, mais en visant ce dont en elle il retourne et à quoi elle donne accès, ce qu’elle « porte à la parole ». Voilà pour la méthode.
Comment aborder le dernier dieu ? C’est tout autrement que le dernier dieu habite et n’habite pas sa propre divinité, qu’« il consent et point ne consent à être appelé du nom de Zeus » [3], c’est tout autrement qu’il lui appartient de se déployer [...] » [1]. A. Rimbaud, Lettre à Paul Demeny du 15 mai 1871, in : Œuvres complètes, éd. A. Adam, Gallimard, Bibliothèque de la Péiade, 1972, p. 250 . p. 154 Sur le blog de Pierre AssoulinePierre Assouline, n’est pas un grand pro-Sollers, c’est connu. Deux précisions par rapport à son texte : « A ne pas rater, la livraison de L’Infini (Eté 2006, No 95, 250 pages, 15 euros) que Philippe Sollers consacre en grande partie à Heidegger.
La mort et l’être :Ph. Sollers dans Paradis 2 : « la mort est une catégorie de l’être et pas du néant et comme l’être lui-même n’est qu’une dimension fugitive de l’infini qui s’identifie à chaque instant au néant il faut dire que c’est le néant qui jouit dans tout être alors que la mort est ce qui arrive naturellement à l’être en dehors de son point de jouissance infini ». Ph. Sollers dans Poker, entretiens avec la revue Ligne de risque :
« [...]les humains se croient encore dans une ère révolue, ce qui les empêche de comprendre la nature de ce qui arrive. Martin Heidegger « Le rapport entre mort et parole, un éclair, s’illumine, mais il reste impensé », Textes numérisés sur Internet· Heidegger - Qu’est-ce que la métaphysique ?
[1] préfère la traduction de François Cheng - note pileface [2] Voir ci-dessous le commentaire du 18-02-08.
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Séance du 14 février 2009 et accès à la totalité des séminaires filmés par Stéphane Zagdanski sur parolesdesjours.
Le séminaire de Gérard Guest est en ligne. Dixième séance, 13 décembre 2008 : Déboîtement entre le "Dieu caché" de Pascal et le "dernier dieu" de Heidegger (6’ 16) Inintelligence en France de la question de Dieu chez Heidegger (7’ 01) Récapitulation des thèmes pascaliens chez Heidegger (4’ 16) L’herméneutique de la révélation selon Pascal (6’ 22) Précision sur Isaïe 45, 15 : le deus absconditus (7’ 31) L’abscondité de Dieu comme secret selon Pascal (4’ 22) Critique d’une volonté de restreindre l’herméneutique au Temple (12’ 35) Sortir d’une perspective religieuse pour accéder à l’Ereignis (3’ 48) Cheminement de pensée menant jusqu’au signe de la passée du dernier dieu (9’ 52) Fugacité de la passée du dernier dieu (7’ 37) Le dieu "tout autre" à l’égard du dieu chrétien (14’ 16) Le dernier dieu et les dieux enfuis (8’ 32) Les sources du dernier dieu : Nietzche, Moïse, Hölderlin, Rilke (14’ 30) Afflux ou fuite du dernier dieu (7’ 51) Le "lointain de l’indécidable" ; le dieu ultime "n’est pas l’événement lui-même" (17’ 03) Remarques sur la version allemande de la citation (11’ 41) L’herméneutique et l’Ereignis ; le double délaissement pascalien (4’ 32) La question de l’alliance entre l’homme et le dernier dieu (8’ 39) "Théologie" de Heidegger (13’ 59) Discussions sur une issue hors de l’onto-théo-logie (12’ 04) Questions sur la "passée" du dernier dieu (16’ 11) SÉMINAIRE DE GÉRARD GUEST. Investigations à la limite.
Reprise du séminaire, annonce des thèmes à venir lors de la deuxième saison (2’ 22) Le "Dieu caché" de Pascal et/ou le "dernier dieu" de Heidegger (3’ 58) Pascal avant et dans Être et Temps (15’ 54) L’affrontement de Pascal avec Descartes (7’ 56) Importance historiale de Descartes méconnue par Pascal (9’ 47) Présupposés et intuitions de Pascal concernant la vérité (5’ 27) Le cogito, mutation de l’essence de la vérité indiscernée par Pascal (4’ 09) Pascal pris dans la clôture de la métaphysique (5’ 11) La mort de Dieu : Plutarque, Hegel, Nietzsche et le "Dieu perdu" de Pascal (8’ 45) Abscondité du Dieu pascalien (17’ 14) L’insondable abscondité de Dieu comme mode de sa révélation (7’ 30) La révélation indiscernable dans la nature (7’ 29) Dieu, inconnaissable à la raison, se révèle au cœur (7’ 01) La grâce, le double délaissement et l’eucharistie (11’ 15) Fausse analogie entre "Dieu caché" et "dernier dieu" (7’ 29) Marque de Dieu dans la nature selon Pascal (6’ 24) Justice et force (6’ 26) Toute-puissance et dissimulation divines selon Pascal, analogie et dialectique également réfutées par Heidegger (5’ 45) Dieu des philosophes et Dieu des Méditations de Descartes, le cœur selon Pascal et selon Rilke (5’ 50) Dieu des philosophes et "dernier dieu" (5’ 17) Phénoménologie de la facticité (4’ 43) Ressentiment de Pascal envers Descartes, "prévention" et "présomption" (3’ 31) Certitude, volonté de puissance, Gelassenheit et Reich (11’ 12) La mort de Dieu (10’ 59) Le danger de se nommer ? Heidegger, Assouline, Sollers, trop de noms ! Alors je critique en tout anonymat... Tombé par mégarde sur cette page du web. Et y voir des noms comme "Assouline" et "Sollers" approcher celui de Martin Heidegger, même dans une simple proximité typographique, c’est déjà tellement trop. Ces écriveurs médiatiques n’ont-ils donc aucun amour-propre, à défaut du sens des réalités ou même de la notion d’une élémentaire vergogne ? Vivement des jours meilleurs, que tous ces trous du cul rengorgent une bonne fois pour toutes leurs hémorroîdaires productions...
La huitième et dernière séance de l’année du séminaire de Gérard Guest est en ligne : Huitième séance, 28 juin 2008
Rappel des structures mouvementées de l’Ereignis (10’ 51) Le gegenschwung, le contre-battement de l’Estre et de l’homme (18’ 11) Asymétrie du gegenschwung (10’ 51) L’"aîtrée" comme déploiement et aventure (2’ 31) Affleurement de l’expression "dernier dieu" en 1937-1938 (7’ 47) Le "dernier dieu" contre la théologie ecclésiale (13’ 43) La question du "dieu" et la vérité de l’Estre (5’ 51) Lecture du § 7 des Beiträge où apparaît l’expression "le dernier dieu" (17’ 50) Fondateurs et créateurs (3’ 51) Venue ou fuite des dieux (2’ 16) "La passée du dernier dieu" (7’ 34) Passée du dieu et parousie (6’ 41) Dernier dieu et onto-théo-logie (14’ 58) "Dieu divin" et Dieu de la théologie (6’ 19) Qu’appelle-t-on "dernier" dieu ? (12’ 51)
SÉMINAIRE DE GÉRARD GUEST : Septième séance, 24 mai 2008 Dissipation d’un malentendu sur la parousie et l’Ereignis (9’ 45) Structure ouverte des Beiträge, retour sur l’Assonnance (13’ 38) Retour sur l’Enjeu (6’ 46) L’autre Lichtung (9’ 40) Le Saut et la Fondation (10’ 11) L’aître de l’Être comme l’Evénement (17’ 43) Libérer la grammaire : les coalescence sémantiques (15’ 51) Die Wesung, l’aîtrée de l’Être (8’ 46) L’Er-eignis comme Evénement (19’ 58) La structure tourmentée de l’Ereignis (13’ 37) Le jeu anadyomène de l’Être, l’ajointement de l’homme à l’Être (9’ 22) Textes grecs sur le conflit entre l’homme et l’Être (4’ 38) Le caractère secrètement temporel de l’Être (8’ 40) L’accueil de l’Être (10’ 01) Traduire Heidegger : "l’être été", "l’ouvertude"... (19’ 22) De quoi il s’agit dans l’Ereignis (11’ 04) L’Ereignis et les artistes (6’ 39) Site Internet: sur paroles des jours
Merci pour le lien sur les vidéos. Effectivement très interessant séminaire de Gérard ghost.
Séminaire de Gérard Guest. Séance du 19 avril sur Risques et périls de l’Ereignis (7’ 03) Enjeux des traités impubliés (6’ 56) L’écriture secrète et l’inaudibilité des Beiträge (9’ 09) Le statut des traités impubliés sous le nazisme (12’ 04) Continuité d’Être et Temps à la pensée de l’Ereignis (12’ 17) "L’éclaircie pour le s’y-dissimuler" (9’ 38) La "contrée mouvementée" de l’Ereignis (7’ 13) Structure musicale des Beiträge (7’ 32) Coup d’œil préalable au paysage des Beiträge (7’ 01) Les six fugues des Beiträge (14’ 33) Première fugue : la Résonnance (12’ 14) La Machination et le délaissement de l’Être (5’ 47) Deuxième fugue : Le Zu-spiel, "ce qui vient se jouer" (7’ 19) L’Effroi et la Justice (17’ 01) Le Zuspiel comme passe de la vérité chez Rilke (3’ 47) Heidegger et Rimbaud (4’ 06) L’anamorphose et l’Unheimlichkeit (10’ 24) L’imminence des temps, le don de l’Être (14’ 36) La séance du séminaire de Gérard Guest — Au souffle de l’Evénement (dans l’économie de l’Ereignis) —, en date du 8 mars, est sur le site de parolesdesjours. Où il est à nouveau question « Du danger en l’Être » et de... ce qui sauve. Gelassenheit Dans L’Ouverture (" A la chinoise...") qui précède l’AVERTISSEMENT de ce numéro de L’Infini, Gérard Guest écrit : " [...] peut-être nous faut-il apprendre encore à consentir à l’invitation du "chemin de campagne", à celle de la "Gelassenheit ", à cette très patiente " acquiescence " sans laquelle il in n’est pas de chemin d’accès, si précaires puissent-ils être, à la " pensée de l’Ereignis [...] " (p.8). L’apparente "traduction" du terme de "Gelassenheit " par acquiescence a fait l’objet de remarques de la part de François Vezin, philosophe et traducteur de nombreux textes de Heidegger. Gérard Guest y a répondu dans le texte ci-joint (mis en ligne, comme les séances du séminaire, sur le site de parolesdes jours. Le fichier audio de la quatrième séance du séminaire de Gérard Guest, datée du 19 janvier 2008, est disponible sur la page de téléchargement du site parolesdesjours, ainsi que la conférence originale de Heidegger, " Der Satz der Identität ", que Gérard Guest a magnifiquement commentée samedi dernier.
Ce numéro de L’Infini a été coordonné par Gérard Guest, philosophe inconnu du "grand public". Investigations à la limite Séance d’ouverture, 6 octobre 2007 Deuxième séance, 17 novembre 2007 Troisième séance, 15 décembre 2007 : On peut lire un très bon compte-rendu du numéro de L’Infini n°95 consacré à Heidegger par Nicolas Plagne sur le site ci-dessous.
Site Internet: Heidegger : le danger en l'être
La maison Gallimard vient de refuser de publier un livre coordonné par François Fédier où plusieurs auteurs (Marcel Conche, Gérard Guest, Pascal David) essayaient - une nouvelle fois ! - de réfuter les arguments de ceux qui, tel Emmanuel Faye, s’évertuent à réduire Heidegger à un idéologue nazi. Le Monde et le Figaro s’en sont fait l’écho. "De son côté, Philippe Sollers, éditeur chez Gallimard qui a consacré le numéro du mois de juin de la revue L’Infini à Heidegger et soutenu l’initiative de François Fédier, regrette vivement l’abandon du projet. « Il y a une volonté étrange de la part d’un certain nombre de gens de mettre Heidegger dans une bibliothèque nazie pour mieux éviter de le lire alors que son oeuvre fait partie du programme de l’agrégation de philosophie. » Sollers ajoute : « Et l’on voit aujourd’hui des médias comme le Nouvel Observateur consacrer leur une aux SS, à partir du livre très vendeur de Jonathan Little, et dans le même temps dénigrer un penseur fondamental, au nom de l’antifascisme. »" Le "débat", si l’on ose dire, est récurrent. On peut lire l’excellent livre de Dominique JANICAUD, "Heidegger en France" (2 volumes, Hachette, coll. Pluriel, 2001) qui faisait le point...il y a cinq ans (de nombreux entretiens sont contenus dans le vol. 2). Aujourd’hui, il est nécessaire de se reporter au site de Stéphane Zagdanski (lien ci-dessous) : "Qu’appelle-t-on calomnier Heidegger ? Quelques textes pour répondre à la diffamation." |
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